Monsieur Lecoq (personnage)

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OrigineFrance
SexeMasculin
Cheveuxbrun
Lecoq
Monsieur Lecoq par Henri Lanos
Monsieur Lecoq par Henri Lanos

Origine France
Sexe Masculin
Cheveux brun
Activité Inspecteur de la Sûreté
Adresse rue Montmartre
Famille Louis, Jeanne, Jacques

Créé par Émile Gaboriau
Première apparition L'Affaire Lerouge (1865)
Dernière apparition Monsieur Lecoq (1869)
Éditeurs Le Petit Journal, puis E. Dentu

Lecoq est un personnage de fiction créé par Émile Gaboriau dans L'Affaire Lerouge en 1865.

Biographie apocryphe

Né aux alentours de l'année 1833, Lecoq est originaire d'une famille normande aisée. Il entreprend des études de droit à Paris, mais, devenu orphelin il est contraint d'y mettre fin[1]. Il travaille ensuite pendant cinq ans auprès d'un astronome, le baron Moser, avant d'entrer à la préfecture de police comme auxiliaire du service de la sûreté à l'âge de vingt-cinq ou vingt-six ans[2].

Simple agent aux ordres de Gévrol, Lecoq acquiert ses compétences d'enquêteur auprès Père Tabaret dit Tirauclair, un détective qui l'initie à ses méthodes de déduction[3]. Devenu un adepte de la méthode inductive, doué pour le déguisement au point d'en devenir méconnaissable, il a d'abord été discret, attendant de faire évoluer les méthodes désuètes de ses contemporains.

Sous la plume de Gaboriau, il poursuit une carrière dans la police de ses vingt-cinq à trente-cinq ans[4] jusqu'au poste d'« inspecteur de la police parisienne »[5]. Il est le policier récurrent des premiers « romans judiciaires » de l'écrivain.

Intelligent, tenace, psychologue et féru de police scientifique, il aime travailler seul[4].

Après avoir vécu rue Montmartre, il se retire à la campagne, devenant propriétaire[6].

On en apprend plus sur sa vie avec les auteurs ayant repris le personnage après la mort de son créateur[6].

Pour Fortuné du Boisgobey, alors qu'il mène une vie tranquille dans un appartement situé quai Conti, Lecoq reprend son ancien métier pour disculper son fils, Louis, soupçonné de meurtre[6].

Pour Busnach et Chabrillat, il vit ensuite rue Nollet, dans le quartier des Batignolles, sous le nom de M. Muret et meurt, le soir du , dans les bras de sa fille, Jeanne, alors qu'il venait de découvrir la vérité derrière un cambriolage doublé d'un meurtre. Grâce aux cahiers qu'il a laissés, elle reprend son enquête[6].

Un auteur qui signe Monsieur Lecoq, peut-être Adolphe Agrippa, prête-plume de Louise Michel pour son roman La Fille du peuple[6], imagine Lecoq résolvant une affaire criminelle ayant défrayé la chronique de l'époque, celle du tueur en série Albert Pel dit « L'horloger de Montreuil ».

C'est ensuite un autre de ses fils, Jacques, qui apprend en même temps la mort de son père et sa réputation, un enquêteur hors pair n'ayant failli qu'en une seule occasion. Et c'est la résolution de ce mystère par Jacques que raconte Émile Blavet[6].

Un journaliste du Figaro, Georges Brison, écrit en 1908 la biographie de Lecoq[6].

Abel Valabrègue et Jean Kéry imaginent ensuite chacun une enquête de l'inspecteur de la Sûreté.

Évolution du personnage

M. Lecoq apparaît pour la première fois dans le roman L'Affaire Lerouge en 1865. Il n'est cependant qu'un personnage secondaire du récit dont l'enquête est en grande partie menée par le détective Tirauclair[7].

Émile Gaboriau présente le jeune homme comme un ancien repris de justice reconverti dans la police[4]. Lors de la seconde apparition de Lecoq l'année suivante dans Le Crime d'Orcival, le policier acquiert non seulement le rôle principal, mais en outre, il voit son passé rectifié : il n'a jamais réellement été un repris de justice, il a seulement été un temps tenté par la profession d'escroc. Renonçant cependant à cette voie, il est entré dans la police[8].

Simple personnage secondaire de L'Affaire Lerouge (1865), Lecoq devient l'enquêteur principal dans les quatre romans suivants : Le Crime d'Orcival (1866), Le Dossier no 113 (1867), Les Esclaves de Paris (1868) et enfin Monsieur Lecoq (1869)[3]. Si ce roman est le dernier publié par Émile Gaboriau, c'est néanmoins le premier dans l'ordre chronologique de ses aventures. En effet, Monsieur Lecoq apparaît comme un jeune agent qui investigue sur sa première enquête policière[9].

Après avoir raconté la première enquête de Lecoq, Émile Gaboriau ne poursuit pas l'écriture de ses aventures. Le policier se contente de quelques apparitions ou simples citations dans des récits ultérieurs de Gaboriau, à l'instar de la nouvelle Une disparition (1876) ou encore du roman La Corde au cou (1872-1873)[2].

« Après Auguste Dupin et Sherlock Holmes, Lecoq est l'un des personnages fondateurs de la littérature policière. La devise de cet as de la filature : Semper vigilans »[5].

Liste des aventures de Monsieur Lecoq

Notes et références

Voir aussi

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