Mont-Lebel
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Avant l'érection civile de 1932, la localité était connue sous la dénomination de Rang-Double[1]. À la suite de l'obtention de son statut de municipalité, elle a pris le nom de Mont-Lebel qu'elle doit à Jean-Baptiste Lebel, le premier maire de la municipalité de 1932 à 1934[2]. Le gentilé lebelmontois est aussi relié au nom du premier maire de Mont-Lebel[1].
Géographie
La localité est située dans un secteur forestier de l'arrière-pays de Rimouski, à une vingtaine de kilomètres au sud du centre-ville. Son territoire est compris entre celui de Sainte-Blandine situé au nord et celui de Saint-Narcisse-de-Rimouski au sud[1].
Démographie
En 2001, la population de Mont-Lebel était de 334 habitants selon le recensement de Statistique Canada[3].
Historique
Les débuts
L'origine de la création de la municipalité remonte à 1931, alors que des résidents du rang Double sont insatisfaits d'une décision prise par le conseil municipal de Sainte-Blandine concernant l'utilisation des subventions reçues pour l'entretien des routes. Ces montants étant insuffisants, Sainte-Blandine devait continuellement retarder le développement des rangs 3 et 4 de la municipalité[2].
Jean-Baptiste Lebel et Pierre Fiola représentent les citoyens mécontents auprès du gouvernement du Québec. À la suite de leurs démarches, la municipalité de village est officiellement constituée en 1932[2]. Le territoire de la municipalité est alors constitué de 41 lots du Troisième Rang des cantons de Macpès et de Neigette et de 41 lots du Quatrième rang des mêmes cantons[1].
La municipalité continue cependant de partager la même paroisse religieuse que Sainte-Blandine[2]. Ce partage est un peu ironique, un conflit ayant opposé les résidents de Sainte-Blandine à ceux de Mont-Lebel en 1898 lors du choix de Sainte-Blandine comme site pour l'église paroissiale. Ce conflit, connu sous le nom de « schisme de Sainte-Blandine », a vu les résidents de Mont-Lebel apostasier la foi catholique pour le protestantisme, une conversion qui fut de courte durée[1].
Dans les années 1930, Mont-Lebel est essentiellement un village à vocation agricole. En 1938, 60 des 65 propriétaires de la nouvelle municipalité cultivent les champs. L'utilisation des terres de la municipalité est éloquente à cet égard, puisque 7 200 des 7 400 acres (3 000 hectares) de la municipalité sont destinées à un usage agricole, le territoire restant étant propriété de l'État[2].
Le village reçoit l'électricité en 1945, la même année que le village voisin de Sainte-Blandine. L'école du village est transformée en centre communautaire en 1970 et renommée « le Toit des sportifs »[2].
Fusion avec Rimouski
Mont-Lebel fait partie des municipalités qui ont été fusionnées à Rimouski dans le cadre des réorganisations municipales québécoises de 2002[4]. Mont-Lebel et le secteur de Sainte-Blandine forme depuis 2002 un des districts électoraux représentés au conseil municipal de la ville de Rimouski[5].