Le point culminant de ces collines s'élève à 553 m d'altitude. La crique Sparouine y prend sa source[1].
Les collines constitue une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type II, c'est-à-dire qu'il s'agit d'un site avec une diversité écologique, abritant une biodiversité patrimoniale[2]. Il s'agit d'une région entièrement recouverte de forêt primaire abritant de nombreuses d'espèces originales voire endémiques à ce secteur. Des inselbergs et savanes-roches sont également localisés au sein de cette ZNIEFF[2].
Le peuplement arboré est marqué notamment par des Elaeocarpaceae et des Fabaceae. Quelques petites pinotières (formations à palmier Euterpe oleracea) sont également présentes. Des vallons encaissés se développent en bordure des criques rocheuses des secteurs pentus. Des plantes herbacées et arbustes tels que Melastomataceae et Rubiaceae se développent sur les affleurements granitiques. Plusieurs espèces végétales endémiques ou sub-endémiques de Guyane française sont recensées sur la zone. La récente mission d'inventaire botanique a également permis la découverte d'un arbre inconnu pour la science du genre Swartzia (Fabaceae)[2].
Le cortège ornithologique fréquentant ce massif est caractéristique des grandes forêts primaires préservées de l'intérieur du territoire. Ainsi les espèces déterminantes régulièrement chassées présentent sur cette montagne des populations en bon état de conservation (Hocco alector, Agami trompette et Pénélope marail). Plusieurs autres espèces forestières endémiques du plateau des Guyanes sont également inventoriées : Amazone de Dufresne, Tamatia à gros bec, Cotinga brun (Iodopleura fusca), Batara à gorge noire (Frederickena viridis), Tangara cyanictère. Les premiers inventaires herpétologiques réalisés sur la zone mettent également en évidence la présence d'espèces d'intérêt patrimonial : Micrurus collaris, Atelopus spumarius, Hypsiboas dentei, Otophryne pyburni, Leptodactylus heyeri et Allobates granti[2].
Les grands mammifères semblent présenter des populations en bon état de conservation, notamment l'Atèle et le Tapir. La capture de chiroptères a permis de révéler la présence d'un cortège d'espèces typiquement liées aux cavités rocheuses (Phyllostomus latifolius, Anoura geoffroyi et Pteronotus parnellii). Enfin le peuplement ichtyologique de ce bassin versant fait apparaître plusieurs espèces rares ou endémiques : Lithoxus stocki, Lithoxus planquettei, Rivulus holmiae, Phenacogaster wayana, Moenkhausia moisae, Krobia itanyi, Ituglanis nebulosus, Hyphessobrycon copelandi, Guianacara owroewefi, Crenicichla albopunctata, Chasmocranus brevior, Odontostilbe gracilis[2].
Les menaces qui pèsent sur ce massif isolé concernent essentiellement les activités liées à l'orpaillage illégal ainsi que la chasse et les pollutions aquatiques[3].