Montcenis

commune française du département de Saône-et-Loire From Wikipedia, the free encyclopedia

Montcenis [mɔ̃səni] est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Faits en bref Administration, Pays ...
Montcenis
Montcenis
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Autun
Intercommunalité Communauté urbaine Le Creusot Montceau-lès-Mines
Maire
Mandat
Thierry Buisson
2026-2032
Code postal 71710
Code commune 71309
Démographie
Gentilé Monticinois
Population
municipale
1 923 hab. (2023 en évolution de −8,21 % par rapport à 2017)
Densité 156 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 47′ 29″ nord, 4° 23′ 23″ est
Altitude Min. 310 m
Max. 513 m
Superficie 12,33 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Le Creusot
(banlieue)
Aire d'attraction Le Creusot
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Creusot-1
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Liens
Site web montcenis.fr
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Géographie

Accès

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[3] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 982 mm, avec 12,7 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Symphorien-de-Marmagne à 7 km à vol d'oiseau[7], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 974,4 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 42 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −22 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Montcenis est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle appartient à l'unité urbaine du Creusot[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant six communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 3],[11],[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Creusot, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[12]. Cette aire, qui regroupe 22 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[13],[14].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (69,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (70,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (48,9 %), zones agricoles hétérogènes (20,9 %), forêts (14,3 %), zones urbanisées (13,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,8 %), eaux continentales[Note 5] (0,4 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le lieu est transcrit Monticima et Moncima au XIe siècle, Montcenis au XIIe. Ce nom désigne au départ la colline de 470 m d'altitude qui domine le bourg actuel. Après mont il s'agit probablement du latin cinisius, "de couleur cendre".

Histoire

Depuis les temps celtiques des Éduens puis des Romains, Montcenis, situé sur l’axe Cavillonum (Chalon-sur-Saône) – Bibracte, est un lieu de passage marchand. Au XIVe siècle elle devient une place forte avec forteresse et franchise et connut durant deux siècles des périodes de trouble mais garda une allure fière et aristocratique[16].

Siège d'un château ducal comptant parmi les places fortes de Charles le Téméraire, Montcenis constitue sous l'Ancien régime un bailliage prospère.

Au début du XVIe siècle, quelques familles de métayers et de mineurs vivaient pauvrement de l’exploitation de la « pierre noire » (charbon de terre ou houille) aux hameaux du Crozot et des Nouillots. On disait que l’on « jardinait » le charbon. Jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, grâce à ce charbon il y avait deux modestes forges et l’on y coulait le verre[17].

En 1768, Gabriel Jars montra l'intérêt du gisement de charbon au lieu-dit de la Charbonnière. François de la Chaise, seigneur de la Baronnie de Montcenis obtient, l'année suivante et pour 50 ans, l’autorisation de l’exploiter ainsi que divers autres gisements de la vallée de la Dheune et de la vallée de la Bourbince En 1781, dans la plaine des Riaux, la « Fonderie Royale du Creusot » fut étudiée et construite par François Ignace de Wendel, (maître de forges, déjà propriétaire de la Fonderie d'Indret près de Nantes), William Wilkinson (maître de forges anglais, auteur de brevets sur la fonte au coke) et Pierre Toufaire (architecte). Achevée fin 1785, elle fut la première grande usine métallurgique d'Europe continentale avec des hauts-fourneaux produisant 5 000 tonnes de fonte au coke par an et une forerie fabriquant 4 500 canons par an[18].

En 1786, la famille royale décida de déménager dans de nouveaux bâtiments, le Château de la Verrerie, la « Manufacture des Cristaux et émaux de la Reine » jusqu'alors située à St Cloud près de Sévres. Un acte royal du engloba l’ensemble : Cristallerie de la Reine, Fonderies d’Indret et du Creusot et les mines de la région. Cette société fut dirigée par François Ignace de Wendel jusqu’à son émigration en Thuringe (Allemagne) en 1793.

Montcenis semble ne pas avoir été un farouche défenseur de la Révolution de 1789, aussi Le Creuzot groupant divers villages et lieudits industriels de la plaine, fut-il érigé en commune en 1793. Depuis Montcenis (la Montagne) est resté un village à la périphérie de la ville du Creusot.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945 mars 1946 Pierre Venot SFIO  
mars 1946 mai 1953 Ferdinand Desbois    
mai 1953 septembre 1956 Henri Rizet    
septembre 1956 avril 1964 Auguste Lauprêtre    
avril 1964 avril 1964 Albert Halle    
avril 1964 mars 1971 Roger Jolivot    
mars 1971 mars 1977 Pierre Deslorieux    
mars 1977 décembre 2016 Michel Rey[19] DVD (app. RPR) Ingénieur retraité
Adjoint au maire (1971 → 1977)
Démissionnaire[20]
décembre 2016 en cours
(au 19 janvier 2021)
Thierry Buisson SE Archiviste à la mairie d'Autun
Réélu pour le mandat 2020-2026[21]
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Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[23].

En 2023, la commune comptait 1 923 habitants[Note 6], en évolution de −8,21 % par rapport à 2017 (Saône-et-Loire : −0,59 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0661 0681 0911 2191 2381 4041 5081 4941 664
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8241 8591 9001 8821 9211 9181 9952 0362 192
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 0662 2882 4912 4842 1701 9651 9412 0382 131
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 1952 2012 3762 3612 3392 3522 2212 1762 212
Davantage d’informations - ...
2014 2019 2023 - - - - - -
2 1881 9241 923------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Culture locale et patrimoine

L'église Notre-Dame de l'Assomption, reconnaissable à son clocher-porche coiffé d'une flèche recouverte d'ardoises.

Lieux et monuments

  • L'église de l'Assomption de Montcenis, le 14 mars 2022.
    Le site du Vieux-Château est le point culminant du village et des environs. On y trouve une table d'orientation ainsi qu'une antenne de radiocommunications. Le château fut détruit pendant la Révolution française. Il n'en reste plus rien sauf quelques morceaux de remparts.
  • L'église de l'Assomption de Montcenis. L'église actuelle a été rebâtie en 1680 à l'emplacement d'une église ancienne (la pierre utilisée pour la construction est le grès brun et rouge du pays)[26]. Elle a été inscrite MH en 2003[27]. Elle possède entre autres des stalles en bois de style Louis XV et un magnifique retable du XVIIe siècle sur le maître autel baroque. Son clocher, qui s'est écroulé en 1699, fut reconstruit dès 1703, et il présente, de nos jours, une particularité remarquable, au sein du diocèse d'Autun : celle d'être l'un des clochers les mieux pourvus en cloches, avec cinq cloches (quatre logées dans le beffroi, fondues en 1738, 1813, 1859 et 1996, la cinquième située au-dessus de la croisée du transept, coulée en 1999)[28].

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

Écartelé : au 1) et au 4) d'azur aux trois têtes de vieillard d'argent, au 2) et au 3) de sable aux trois urnes d'or ; sur le tout d'azur à la vierge d'or sur un mont d'argent, au chef cousu de gueules chargé de trois fleurs de lys aussi d'or.

Pour approfondir

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

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