Montlouis

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Montlouis
Montlouis
Église Saint-Martin. La toiture a été rehaussée en 1875. Les traces sont visibles sur la façade.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Saint-Amand-Montrond
Intercommunalité Communauté de communes Arnon Boischaut Cher
Maire
Mandat
Isabelle Hue
2020-2026
Code postal 18160
Code commune 18152
Démographie
Population
municipale
111 hab. (2023 en évolution de +1,83 % par rapport à 2017)
Densité 5,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 48′ 54″ nord, 2° 14′ 27″ est
Altitude Min. 152 m
Max. 181 m
Superficie 18,98 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Châteaumeillant
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Montlouis

Montlouis est une commune française située dans le département du Cher, en région Centre-Val de Loire.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par l'Étang Villiers, l'Auzon et un autre petit cours d'eau.

Montlouis est une commune rurale qui compte 111 habitants en 2023, après avoir connu un pic de population de 436 habitants en 1851.

Le patrimoine architectural de la commune comprend deux immeubles protégés au titre des monuments historiques. La Maison de Varennes, comprend deux corps de bâtiments perpendiculaires d'époque médiévale et une maison de maître du XVIIIe siècle, est inscrite partiellement en 1994. L'église Saint-Martin, édifiée au XIIe siècle, est inscrite en 1926.

Localisation

Les communes entourant Montlouis sont Lignières, Saint Baudel, Villecelin, La Celle-Condé, Venesmes, Saint-Symphorien et Ineuil. L'Auzon, un affluent de l'Arnon, traverse le territoire de la commune.

La commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage du fromage Valençay[1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[4] et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[5]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 3,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 742 mm, avec 11,5 jours de précipitations en janvier et 6,9 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lignières à km à vol d'oiseau[8], est de 12,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 774,6 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −19 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Montlouis est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13] et hors attraction des villes[14],[15].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (95,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (90,9 %), prairies (4,6 %), forêts (4,5 %)[16].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Montlouis est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), mouvements de terrains et séisme (sismicité faible)[17]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[18].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Montlouis.

La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux[19]. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 98,3 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (90 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 70 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 70 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 83 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[20],[Carte 2].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2018 et 2019 et par des mouvements de terrain en 1999[17].

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Parrochia de Montluys en 1201[21], Montelois en 1236[22], Parrochia de Monte Luys en 1253[21], Parrochia de Monteloys en 1279[22], Parrochia de Monte Ludovico en 1326[22], Montlois en 1414[23], La parroisse de Montlois en 1439[22], Le village de Montloys en 1478[22], Montloys en 1483[24], Mons Loys en 1501[25], La parroisse de Mont Loys en 1567[26], La paroisse de Mont Louis en 1610[27], Montlouis en 1788[28].

Montlouis, variante de Montlouet. Du latin classique Mons, « hauteur », et bas latin Laudiacus : gentilice Laudius et suffixe acus. « La hauteur du domaine appelé Laudiacus ». La composition Mont Louis, du bas latin Ludovicus, nom de personne d’origine germanique, reste possible dans les toponymes postérieurs à 1300.

Histoire

Même si aucune villa romaine n'a été retrouvée, la découverte d'un petit bronze biturige, de sesterces et d'une monnaie carolingienne attestent l'occupation ancienne du site[29]. La paroisse est citée en 1123. Elle dépend alors du chapitre de Saint-Austrégésile (ou Saint-Outrille-du-château) de Bourges et comprend l'église Saint-Martin et la chapelle du château de Villiers. Ce château dominait autrefois un vaste étang, dit de Villiers, asséché au XVIe siècle. Du château, il ne reste que deux tours[30]. Il existait autrefois, dans le hameau de Leday, un château mentionné en 1255.

La communauté de Montlouis échappe à la crise démographique qui frappe l’élection d’Issoudun au début du XVIIIe siècle, puisqu’elle passe de 46 feux en 1709 à 51 en 1726[31].

En 1844, la commune voisine de Condé est partagée entre La Celle (qui deviendra La Celle-Condé), Lignières et Montlouis ; la population se trouve ainsi augmentée d'une quarantaine d'habitants environ (388 âmes au recensement de 1841 et 432 à celui de 1846).

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1929 1939 René Margueritat
(1901-1955)
SFIC Cultivateur
Suspendu en 1939
1944 1955 René Margueritat PCF Mort en fonctions
    Madeleine François[32]    
mars 1977 mars 2014 Pierre Beaujean    
mars 2014 avril 2015 Évelyne Allou SE Retraitée Fonction publique
juillet 2015 en cours Isabelle Hue[33],[34]   Agricultrice sur moyenne exploitation

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[36].

En 2023, la commune comptait 111 habitants[Note 2], en évolution de +1,83 % par rapport à 2017 (Cher : −1,84 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
212276331314379410388432436
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
394401410431418399381396381
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
362357331297267264251250219
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
211180132124111120115114114
2015 2020 2023 - - - - - -
110109111------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2006[38].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

La commune pratiquait majoritairement l'élevage jusqu'au milieu du XXe siècle. À cause du remembrement et des drainages, la commune devient principalement céréalière, bien que des élevages de chèvre et de bœuf charolais persistent[29].

Culture locale et patrimoine

Notes et références

Voir aussi

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