Montravers
commune française du département des Deux-Sèvres
From Wikipedia, the free encyclopedia
Montravers est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département des Deux-Sèvres et de la région Nouvelle-Aquitaine. Elle fait partie de la communauté de communes Delta-Sèvre-Argent.
| Montravers | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Deux-Sèvres | ||||
| Arrondissement | Bressuire | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Bocage Bressuirais | ||||
| Maire Mandat |
Rodolphe Roué 2020-2026 |
||||
| Code postal | 79140 | ||||
| Code commune | 79183 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
365 hab. (2023 |
||||
| Densité | 36 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 49′ 46″ nord, 0° 43′ 01″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 141 m Max. 198 m |
||||
| Superficie | 10,12 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Bressuire (commune de la couronne) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Cerizay | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Deux-Sèvres
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
| |||||
| modifier |
|||||
Les 377 habitants du village de Montravers vivent sur une superficie totale de 10 km2 avec une densité de 38 habitants par km2 et une moyenne d'altitude de 163 m. Depuis le dernier recensement de 1999 à 2008, la population est passée de 286 à 377 et a fortement augmenté de 31,82 %.
Les villes voisines sont Saint-Mesmin, Combrand, Cerizay, La Pommeraie-sur-Sèvre et La Petite-Boissière. La grande ville la plus proche de Montravers est Cholet et se trouve à 28,23 kilomètres au sud-est à vol d'oiseau.
Géographie
La commune de Montravers est située à 3 km au nord-ouest de Cerizay. Elle est séparée de la Vendée par la Sèvre nantaise sur une longueur de 6 km.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[3] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée » et « Moyenne vallée de la Loire »[4]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 887 mm, avec 12,9 jours de précipitations en janvier et 6,9 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Nueil-les-Aubiers à 16 km à vol d'oiseau[7], est de 12,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 812,2 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −16 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
Typologie
Au , Montravers est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bressuire, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[11]. Cette aire, qui regroupe 19 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[12],[13].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (95,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (35 %), terres arables (32,3 %), prairies (28,3 %), forêts (4,3 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques majeurs
Le territoire de la commune de Montravers est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque particulier : le risque de radon[15]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[16].
Risques naturels
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Sèvre Nantaise. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1999 et 2010[17],[15].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[18]. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[19]. 46,6 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (54,9 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 2]. Depuis le , en application de la loi ELAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 3],[20].
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999 et 2010[15].
Risque particulier
Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Selon la classification de 2018, la commune de Montravers est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[21].
Économie
Histoire
Héraldique
Politique et administration
Population et société
Démographie
À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Montravers, cela correspond à 2005, 2010, 2015[25], etc. Les autres dates de « recensements » (2006, 2009, etc.) sont des estimations légales.
Lieux et monuments
- Église Saint-Jean-l'Évangéliste de Montravers.
Les châteaux
Château du Vieux-Deffend
Si le Vieux Deffend (autrefois nommé « Les Deffends ») fut bâti au début du XVIe siècle, on peut certifier cependant qu'une construction antérieure existait à son emplacement. En effet, en 1363, le seigneur de Laval, titre porté par Simon de Thouars ou son fils, possède la seigneurie du Deffend. À la fin du XIVe siècle, cette dernière appartient à Olivier de Clisson qui la transmettra à Marguerite de Clisson devenue princesse de Penthièvre par son mariage avec Jean de Bretagne. Aucune preuve ne permet d'affirmer que le domaine reste en la possession de cette famille au XVIe siècle. Vers 1615, il dépend de la famille Mesnard de Toucheprès puis des Pellot de Trevières autour de 1668.
