Le monument rend hommage aux soldats morts de la Légion étrangère pendant les différentes campagnes dont la conquête de l'Algérie, les campagnes du Second Empire, les conquêtes coloniales entre 1885 et 1910, la Première Guerre mondiale. La voie sacrée devant le monument est le lieu traditionnel de la célébration de la bataille de Camerone.
Le monument prend la forme d'un cénotaphe rappelant les "kouba", petits mausolées arabes, entièrement paré de plaques d'onyx d'Algérie, orné de guirlandes et surmonté d'un globe terrestre sur lequel sont indiqués les lieux des campagnes de la Légion. Aux angles, les statues en bronze de quatre légionnaires montent la garde, incarnant chacune l'une des grandes périodes de l'histoire de la Légion: la conquête de l'Algérie, les campagnes du Second Empire, les conquêtes coloniales entre 1885 et 1910, la Première Guerre mondiale.
La construction est autorisée par le ministère de la Guerre sur la place d'armes du quartier Viénot de Sidi-bel-Abbès, ce dernier refusant de le financer; ce sont les légionnaires qui participent en versant une journée de leur solde pendant quatre années[1]. La première pierre est posée le et l'inauguration est fixé le , jour anniversaire du mythique combat de Camerone.
En , le 1er régiment quitte Sidi-bel-Abbès pour Aubagne, et les éléments sculptés y sont expédiés. Le monument y est remonté avant même que le chantier du quartier Viénot soit commencé. Il est de nouveau inauguré le , jour du centième anniversaire du combat de Camerone.
Le monument aux morts de la Légion étrangère, la voie sacrée qui le précède, la salle d'honneur et la crypte, situées sur le même axe dans le musée, avec les façades et les toitures du bâtiment qui les abrite, est inscrit aux monuments historiques par arrêté du . Le monument et la voie sacrée sont classés en .