Mor Ngom
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Mor Ngom | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre de l’Environnement et du Développement durable | |
| – (10 mois et 4 jours) |
|
| Président | Macky Sall |
| Premier ministre | Aminata Touré |
| Gouvernement | Gouvernement Touré |
| Successeur | Abdoulaye Bibi Baldé |
| Ministre des Infrastructures et des Transports | |
| – (1 an, 4 mois et 28 jours) |
|
| Président | Macky Sall |
| Premier ministre | Abdoul Mbaye |
| Gouvernement | Gouvernement Mbaye |
| Successeur | Thierno Alassane Sall |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Mor Ngom |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Dangalma (Sénégal) |
| Nationalité | Sénégalaise |
| Parti politique | APR |
| Enfants | 4 |
| Diplômé de | Université Cheikh Anta Diop, Université du Québec à Montréal |
| Profession | Ingénieur |
| modifier |
|
Mor Ngom, né le à Dangalma dans la région de Diourbel, est un ingénieur et homme politique sénégalais. Il occupe diverses fonctions ministérielles dans les gouvernements de Macky Sall, notamment aux Infrastructures, aux Transports et à l’Environnement.
Jeunesse et formation
Mor Ngom naît le à Dangalma, un village situé à 13 km de Bambey, dans la région de Diourbel, au Sénégal. Il poursuit sa scolarité secondaire au CEMT de Diourbel, puis au lycée technique Maurice-Delafosse de Dakar. Pour ses études supérieures, il commence son parcours en 1985 en obtenant son diplôme de conducteur de travaux publics au Centre de formation et de perfectionnement de Dakar, puis poursuit avec un diplôme universitaire de technologie en génie civil à l’École nationale supérieure universitaire de Technologie (ENSUT) de Dakar de 1986 à 1988. En 1992, il se spécialise dans les bases aériennes et les infrastructures aéroportuaires à l’École nationale de l'aviation civile (ENAC) de Toulouse. De 1994 à 1996, il est diplômé de l’École spéciale des travaux publics de Paris comme conducteur de travaux bâtiment, tout en suivant parallèlement de 1994 à 1997 un diplôme d'études supérieures techniques (DEST) en techniques de construction civile au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) de Paris, qu’il complète par un probatoire bâtiment entre 1997 et 1998. Il élargit ensuite son champ de compétences vers le management en obtenant un diplôme d'études supérieures spécialisées en marketing et gestion commerciale à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar entre 1999 et 2000, avant de couronner son parcours académique avec un MBA cadre à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) entre 2003 et 2004[1],[2].
Carrière professionnelle
Mor Ngom commence sa carrière dans des fonctions techniques liées aux travaux publics et à la sécurité aérienne. Il travaille au service régional des travaux publics du Ministère de l’Équipement, où il occupe notamment les postes de projeteur et de contrôleur des travaux[3].
Par la suite, il rejoint l’ Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA). Il y assume plusieurs responsabilités, dont celles de chef des pistes et des voiries ainsi que de chef des bâtiments à l’Aéroport International Léopold Sédar Senghor. Il devient également chef du bureau d’études et marché, coordonnateur des travaux entreprise et régie à l’Aéroport de Dakar[3].
De au , Mor Ngom préside le Conseil de surveillance de la Haute Autorité de l’Aéroport International Léopold Sédar Senghor[4].
Carrière politique
Carrière ministérielle
Mor Ngom est une personnalité sénégalaise reconnue pour son engagement politique au sein de l’Alliance pour la République (APR) parti fondé par Macky Sall[5]. À ce titre, il occupe plusieurs fonctions ministérielles ou assimilées sous la présidence de ce dernier. Il est nommé Ministre des Infrastructures et des Transports le , à la suite de l’élection de Macky Sall[6],[7]. À poste, Mor Ngom priorise le désenclavement des régions intérieures, notamment la Casamance. Il supervise la construction de la route Vélingara-Ziguinchor, financée par le Millennium Challenge Account (MCA), ainsi que l’extension de la transgambienne, incluant le pont de la Gambie et la voie de contournement passant par Tambacounda, Gouloumbou, Kolda et Vélingara. Ces projets visent à faciliter la circulation entre Dakar et Ziguinchor[8].
Sous sa direction, des projets sont lancés pour moderniser les infrastructures aéroportuaires, notamment la réhabilitation de l’aéroport international Léopold Sédar Senghor et la construction d’une nouvelle aérogare à Saint-Louis. Ces initiatives visent à renforcer la sécurité et la compétitivité du secteur aérien sénégalais[2]. Il est remplacé au ministère de Transports et des Infrastructures par Thierno Alassane Sall[9].
Le , à la suite du remaniement du gouvernement, il devient directeur de cabinet du président de la République, avec rang de ministre d’État[10].
En , Mor Ngom devient Ministre de l’Environnement et du Développement durable, succédant à Aly Aïdar[11],[12]. En tant que ministre, il initie plusieurs projets visant à promouvoir la gestion durable des ressources naturelles et à renforcer la résilience face aux défis environnementaux. Sous sa direction, le ministère lance un programme visant à créer plus de 600 emplois verts durables et à consolider une centaine d’autres, contribuant ainsi à l’objectif de plein emploi tout en favorisant la transition écologique. Il supervise également la mise en place de brise-lames à Saly pour lutter contre l’érosion côtière, renforçant ainsi la résilience des communautés littorales face aux impacts du changement climatique[13].
Lors de la 19ᵉ session de la Conférence des Parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques à Varsovie, Mor Ngom annonce la candidature du Sénégal pour accueillir la COP 22 en 2016, renforçant ainsi l’engagement du pays dans la lutte contre les changements climatiques[14],[15]. Il est remplacé par Abdoulaye Bibi Baldé le [16],[17].
À partir d'aout 2014, Mor Ngom est nommé ministre-conseiller personnel du président de la République Macky Sall par décret le , occupant par ailleurs la fonction de conseiller spécial[18].
Élection locale
En 2014, Mor Ngom est élu maire de la nouvelle commune de Ndangalma, avec un vote quasi unanime des conseillers. Il engage des actions de développement local, notamment la mise en valeur des terres agricoles, la promotion de l’agriculture, la création d’emplois verts, l’amélioration du réseau hydraulique et le soutien aux écoles[19].