Morag Park

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Morag Park est une chercheuse en oncologie moléculaire d'origine écossaise établie au Canada. Professeure à l'Université McGill, elle est reconnue pour ses travaux sur le cancer du sein, en particulier sur le rôle des récepteurs à tyrosine kinase et du microenvironnement tumoral dans la progression des cancers. Elle dirige l'Institut du cancer Rosalind et Morris Goodman de l'Université McGill depuis 2013. Ses contributions scientifiques lui ont valu de nombreuses distinctions, dont le prix du Québec Armand-Frappier en 2021 et son intronisation comme chevalière de l'Ordre national du Québec la même année.

Morag Park obtient un baccalauréat ès sciences avec mention très honorable à l'Université de Glasgow[1],[2] , puis un doctorat (Ph.D.) en cancérogenèse virale en 1983 au Medical Research Council Virology Institute en Écosse[2]. Elle effectue ensuite un stage postdoctoral aux Institut national du cancer aux États-Unis[3]. En 1989, elle s'installe au Québec et rejoint le Ludwig Cancer Institute, et en 1991 elle intègre l'équipe de l’Université McGill en tant que professeure-chercheuse, où elle entame une carrière consacrée à la recherche sur le cancer[4].

À McGill, Morag Park progresse jusqu'au rang de professeure titulaire et se voit décerner des chaires universitaires. Elle est notamment professeure James McGill (James McGill Professor) et titulaire de la chaire Diane et Sal Guerrera en génétique du cancer[2]. Parallèlement à ses activités professorales, elle occupe plusieurs postes de direction en recherche. Elle dirige le Groupe d'oncologie moléculaire au Centre universitaire de santé McGill de 2006 à 2008 [5]. De 2008 à 2013, elle est la directrice scientifique de l'Institut du cancer des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC)[5], agence fédérale finançant la recherche en cancérologie. Durant la même période, elle copréside l'Alliance canadienne pour la recherche sur le cancer, un consortium national coordonnant les efforts de recherche en oncologie[2]. En 2013, la professeure Park est nommée directrice du Centre de recherche sur le cancer Rosalind et Morris Goodman (Goodman Cancer Research Centre) de la Faculté de médecine de McGill, poste qu’elle occupe toujours[2]. Elle est également c-responsable du Consortium québécois sur le cancer, un regroupement québécois visant à accélérer la recherche translationnelle (en) en oncologie[6].

Domaine de recherche

Morag Park est une chercheuse spécialisée en génomique du cancer du sein et en biologie moléculaire des oncogènes[7]. Ses travaux portent principalement sur les mécanismes de signalisation des récepteurs tyrosine kinases (RTK) dans les cancers humains, le rôle du microenvironnement tumoral dans la progression tumorale, et le développement de nouvelles approches thérapeutiques pour les cancers du sein triple négatifs [8].

Elle contribue à l'identification et à la caractérisation du gène MET (en), un récepteur à activité tyrosine kinase aujourd'hui reconnu comme cible thérapeutique majeure en oncologie[9]. Ses recherches ont également mis en évidence le rôle du microenvironnement tumoral dans l'évolution du cancer du sein, particulièrement pour les sous-types triple négatifs[10],[11].

Park crée en 1999 la première banque de tumeurs du cancer du sein au Québec[9] et a joué un rôle de premier plan dans le développement d'infrastructures de recherche en oncologie[11],[12]. Elle a également développé des modèles tumoraux dérivés de patients permettant d'étudier les résistances aux traitements et d'identifier de nouvelles stratégies thérapeutiques[11].

Prix et distinctions

Références

Liens externes

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