Morane-Saulnier Type L
avion militaire
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Le Morane-Saulnier Type L « Parasol », désigné MoS.3, est développé en 1913 et apparu en 1914. Il dispose d'une très bonne visibilité grâce à son aile monoplan surélevée[1] et il commence sa carrière militaire comme avion de reconnaissance, puis en 1915 comme avion de chasse. Il est commandé à 700 exemplaires par l'armée française[1] et il équipe la première escadrille de chasse, l'escadrille MS 12, créée le à l'initiative du commandant Charles de Tricornot de Rose.
| Morane-Saulnier Type L | ||
Vue de l'avion. | ||
| Constructeur | ||
|---|---|---|
| Rôle | Avion de chasse | |
| Premier vol | ||
| Mise en service | ||
| Date de retrait | ||
| Nombre construits | 600 | |
| Équipage | ||
| 1 pilote et un observateur | ||
| Motorisation | ||
| Moteur | Gnome Lambda | |
| Nombre | 1 | |
| Type | 7 cylindres rotatif | |
| Puissance unitaire | 80 ch | |
| Dimensions | ||
| Envergure | 10,30 m | |
| Longueur | 6,32 m | |
| Hauteur | 3,15 m | |
| Masses | ||
| Maximale | 680 kg | |
| Performances | ||
| Vitesse maximale | 115 km/h | |
| Plafond | 4 000 m | |
| Armement | ||
| Interne | 1 mitrailleuse Hotchkiss de 7,9 mm | |
| modifier |
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Georges Guynemer remporte sa première victoire aérienne en sur un appareil de ce type[1].

Histoire
Le MoS.3 est une version agrandie de la version « Parasol » du Type G. L'empire ottoman passe une commande de 50 exemplaires, qui sont réquisitionnés par l'armée française en après la déclaration de guerre. Le Type L devient l'avion standard pour les missions de reconnaissance derrière les lignes ennemies, en raison de sa bonne visibilité et de sa vitesse élevée[2].
Première Guerre mondiale
Les aviateurs français remportent quatre victoires aériennes entre et [2]. Roland Garros travaille avec Raymond Saulnier à partir de pour installer des déflecteurs en acier sur les pales afin de pouvoir tirer à travers l'hélice avec une mitrailleuse Hotchkiss M1909 Benét–Mercié installée sur l'avion[3].
La doctrine évolue et la chasse devient la mission principale de l'escadrille MS 12 le . Roland Garros abat ainsi trois avions allemands en . Victime d'une panne moteur, il est contraint de se poser derrière les lignes ennemies le , et son appareil équipé de déflecteurs est capturé avant qu'il ne parvienne à le détruire[2]. Cette prise permet à l'ingénieur néerlandais Anthony Fokker de mettre au point le M.5K Eindecker et son tir synchronisé à travers l'hélice[4].
Des mitrailleuses Hotchkiss sont progressivement installées sur les Type L, alors désignés Type LH, et la chasse devient la mission prioritaire des escadrilles MS. Le , Georges Guynemer remporte sa première victoire aérienne à bord de son Morane-Saulnier « Parasol », lorsque son mécanicien-mitrailleur Charles Guerder abat un Aviatik C.I[5],[6].
- L'hélice récupérée par les Allemands sur le Type L de Garros
- Des militaires posent devant un Type L sur le champ d'aviation d'Amiens en .
En 1915, Morane-Saulnier met au point le Type LA (désigné MoS.4), un dérivé du Type L équipé d'ailerons. Le Type P, un avion de reconnaissance à aile parasol développé à partir de 1916, est également basé sur le Type L.
Le Type L est le principal chasseur français du début de la Première Guerre mondiale, en service notamment dans l'aviation militaire française et dans le Royal Flying Corps, avec 600 exemplaires construits jusqu'en 1916. A la fin de la guerre, ils sont peu à peu retirés du service. Une trentaine sont encore en service dans l'aviation militaire française au moment de l'armistice, pour la formation des pilotes[7].
Production sous licence
Raymond Saulnier envoie un exemplaire de l'appareil aux avionneurs alliés qui en font la demande, ce qui permet au chasseur d'être produit sous licence dans plusieurs pays[7]. Le , un Type L du Royal Naval Air Service piloté par Reginald Warneford intercepte le Zeppelin LZ.37 et le détruit en larguant des bombes[8].
Troupes d'aviation suisses
Un Morane Parasol se pose le près de Rheinfelden en Suisse au retour d'un bombardement des usines Zeppelin de Friedrichshafen. L'avion est interné et utilisé par les troupes d'aviation suisses pour la formation des pilotes de chasse. Le , il est remis, à la demande des autorités françaises, à un pilote civil de Lausanne monsieur Pethoud. L'avion passe en à la société d'aviation de Porrentruy[9].
Après la Grande guerre
Un Morane-Saulnier « Parasol » est utilisé pour effectuer le premier vol en avion qui traversa la Cordillère des Andes le , lorsque l'aviateur argentin Luis Candelaria (en) vole depuis Zapala (Argentine), vers Cunco (Chili), sur une distance de 230 km. Le vol dure 2 h 30 min et atteint une altitude de 4 000 mètres[10]. Les seuls instruments à bord sont un compte-tours, un altimètre et un compas[11].
Conception
Le Type L est basé sur le Type G. Les ailes ne sont pas équipées d'ailerons, le virage en roulis s'effectue par gauchissement[12]. Son aile monoplan surélevée (d'où le surnom « parasol ») donne une parfaite visibilité au pilote pour les missions de reconnaissance, ce qui le rend plus efficace que son prédécesseur le Nieuport IV. Il est équipé d'un moteur rotatif Gnome Lambda de 80 ch, puis d'un moteur Le Rhône 9C.