Moritz Hartmann

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Décès
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Oberdöbling (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nouveau cimetière juif (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Moriz HartmannVoir et modifier les données sur Wikidata
Moritz Hartmann
Moritz Hartmann.
Fonction
Membre du Parlement de Francfort
Biographie
Naissance
Décès
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Sépulture
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Nom dans la langue maternelle
Moriz HartmannVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Formation
Activités
Rédacteur à
Kölnische Zeitung (d), Neue Freie Presse (en), Revue germanique (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Bertha Hartmann (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Ludo Moritz Hartmann (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
signature de Moritz Hartmann
Signature

Moritz Hartmann (Duschnik (royaume de Bohême), Oberdöbling (près de Vienne), ) est un écrivain et poète allemand.

Hartmann fait des études de philosophie à Prague et à Vienne, voyage dans le sud de l'Allemagne, la Suisse, et l'Italie, et comme précepteur dans une famille à Vienne. En 1845, dans la crainte de poursuites judiciaires, il quitte l'Autriche pour pouvoir publier à Leipzig un volume de poèmes patriotiques, la Coupe et l'Épée (1845). Il séjourne quelque temps en France et en Belgique, et après la publication des Nouvelles poésies (1846) revient en Autriche, mais, malgré les précautions prises par lui pour dépister la police, il est arrêté à Prague, emprisonné, puis, par la protection de quelques amis, interné sur parole dans la ville. La révolution de 1848 lui rend sa pleine liberté d'action. Devenu membre du comité national qui constitue en Bohême une sorte de gouvernement provisoire, il se rend à Vienne pour obtenir que ce pays nomme des députés à l'Assemblée nationale, échoue dans sa tentative, prend alors sur lui de faire faire des élections et est aussitôt élu, par plusieurs districts de la Bohême, député à l'Assemblée nationale de Francfort, où il siège sur les bancs de la gauche.

Il profite de cette excursion dans le domaine de la politique pour publier une satire, intitulée la Chronique rimée du moine Mauritius, dans laquelle il raille le parlement, dont la faiblesse avait, disait-il, dans les funestes journées de septembre fait couler le sang dans la ville de Francfort. Hartmann en avait d'autant plus le droit, qu'il s'était signalé, avec quelques hommes de cœur, en calmant au péril de sa vie l'effervescence de la population. Au mois d', il est envoyé à Vienne avec Robert Blum et Julius Fröbel, pour contribuer, comme représentant du peuple, à donner un caractère légal à la révolution qui venait d'éclater dans la capitale de l'Autriche. Bientôt Vienne est reprise par Windischgrätz, et Hartmann, qui a combattu comme officier dans la milice nationale, parvient à s'échapper et à gagner Francfort, où son mandat de représentant le sauve de l'arrêt de mort qui frappe ses collègues. Hartmann suit le parlement à Stuttgart, au mois de , et, après que cette assemblée ait été violemment dispersée par les troupes wurtembergeoises, il reprend forcément, ses voyages et parcourt la Suisse, la Grande-Bretagne et la France, où il séjourne quelque temps dans la région de Montpellier, chez Saint-René Taillandier et François Sabatier-Ungher. II vient s'établir à Paris en 1850 et y reste jusqu'en 1854, époque à laquelle il part pour l'Orient, afin de servir de correspondant à plusieurs journaux (Kölnische Zeitung), pendant la guerre de Crimée. Après de nouveaux voyages au Danemark, en Allemagne, en Italie, Hartmann se rend à Genève, où il fait un cours d'histoire et de littérature à l'Académie, puis se fixe à Stuttgart (1863), où il prend en 1865 la direction du journal la Freya, et en 1868 il est membre de l'équipe rédactionnelle de la Neue Freie Presse à Vienne[1].

Les poèmes de Hartmann manquent souvent de sentiment poétique véritable, mais l'amour de la liberté qui les inspire, la ferveur, la simplicité et la clarté de leur style compensent ces défauts et gagnent à sa cause un large cercle d'admirateurs. Le compositeur Théodore Gouvy met en musique six de ses poèmes publiés en 1858. Par la suite, Hartmann écrit le livret allemand de l’opéra Der Cid (tiré du Cid de Corneille)[2] commandé par l’Opéra royal de Dresde à Gouvy[3]. Enfin, cette collaboration se poursuit avec la mise en musique de 61 poèmes, sonnets et odes de Ronsard, Desportes et de La Pléiade française par Théodore Gouvy (de 1865 à 1868), Moritz Hartmann traduisant les textes en allemand pour une édition dans les deux langues (édition Richault, publiée en Allemagne en 1876)[4],[5].

Œuvres

Références

Liens externes

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