Mortalité infantile au Canada
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Selon les données de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), le taux de mortalité infantile au Canada en 2018 était de 4,9 décès pour 1 000 naissances vivantes[1]. Cette diminution s'explique par l'amélioration des conditions socio-économiques et sanitaires, la généralisation de l'accès aux soins médicaux et l’adoption de programmes de prévention de la mortalité infantile. Cela représente une baisse significative par rapport aux années précédentes, mais il reste encore du travail à faire afin d’atteindre les objectifs fixés par les autorités de santé du Québec[2]. En effet, le gouvernement du Québec a mis en place des programmes, tels que la surveillance des interventions obstétricales, contribuant à la baisse des taux de décès chez les nourrissons. Malgré cette amélioration, certaines populations sont encore plus vulnérables que d'autres.
Une étude menée par Jacques Henripin a révélé que la mortalité infantile était plus élevée chez les bébés nés de mères adolescentes[3]. Cette situation était associée à des taux plus élevés de prématurité, de faible poids à la naissance et d'infections. Une étude réalisée par Godelieve Masuy-Stroobant à démontrer que la mortalité infantile chez les résidents permanents était plus élevée que chez les Québécois de souche[4]. Cela est en partie causé par un accès plus limité aux soins de santé, par un niveau de vie plus bas et par des conditions de logement défavorables. Dans une province comme le Québec, le taux de mortalité infantile était d'environ 100 décès pour 1 000 naissances vivantes aux alentours des années 1930[5]. Les maladies infectieuses telles que la diphtérie, la scarlatine et la rougeole étaient répandues et sévissaient en permanence. C’est l'entérite, une maladie causée par la consommation de lait contaminé, qui était le principal facteur de mortalité infantile car elle a tué plus d'enfants que toutes les autres maladies réunies[6]. Le taux de mortalité infantile à ensuite diminué de 70% pour atteindre 30 décès pour 1 000 naissances vivantes au début des années 1960[5]. La baisse massive de ce taux observée dans les pays occidentaux est grandement due aux progrès de la médecine et de l’hygiène publique car les maladies infectieuses et celles causées par des parasites, qui étaient autrefois des causes majeures de mortalité infantile, ont pratiquement disparu[5].
En 2008, le Québec possédait maintenant un des taux de mortalité infantile les plus bas comparativement aux autres provinces du Canada[7]. Au cours des deux dernières décennies du 20e siècle, le Québec a connu une baisse importante de la mortalité infantile. Selon l’Agence de Santé publique du Canada, cette amélioration est due à une meilleure qualité des soins de santé maternels et infantiles, une meilleure nutrition, une amélioration des conditions socio sanitaires et une meilleure alimentation des nouveau-nés[7]. Il était descendu à 3,3 pour 1 000 naissances vivantes, les principales causes étant devenues les malformations congénitales, les anomalies chromosomiques, les problèmes d’asphyxie, ainsi que la prématurité[7].