Mortalité infantile en France

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Le taux de mortalité infantile a fortement diminué en 50 ans avec en 2017, six fois moins de nouveau-nés décédés qu’en 1967. En 1967, en France métropolitaine, 2,7 % des personnes décédées étaient nées en 1967, soit 14 900 bébés. L'amélioration a encore été constante de 2001 à 2005 mais, un point d’inflexion a été enregistré dans cette courbe d'amélioration, en 2005. Puis après un point de rupture en 2012 le taux de mortalité infantile a remonté (+ 7%, soit une mortalité infantile de 3,32 en 2012 passée à 3,56 décès pour 1 000 naissances vivantes en 2019).

Les analyses de sensibilité ont confirmé qu'il ne s'agissait pas d'un artefact statistique par exemple lié à des pratiques d’état-civil, ou à la modification des pratiques médicales pour la prise en charge des nouveau-nés atteints d’affections graves.

Ainsi en 2016, 3,8 nouveau-nés sur mille en moyenne sont morts avant leur premier anniversaire[1]. Et en 2017, en France métropolitaine, 0,4 % des personnes décédées sont nées en 2017, soit 2 400 nouveau-nés, six fois moins que cinquante ans auparavant[2].

Une étude de l'INSERM (2022) a confirmé une augmentation significative (1 200 décès en excès observés chaque année en France avant l’âge d’un an par rapport à des pays comme la Suède et la Finlande) du taux de mortalité infantile sur 7 ans de 2012 à 2019, éloignant la France, de ce point de vue, d’autres pays aux économies développées[3]. Durant ces sept années, 53 077 décès de nourrissons ont été enregistrés en France pour 14 622 096 naissances vivantes (= taux de mortalité infantile moyen de 3,63/1000 ; 4,00 chez les garçons, 3,25 chez les filles). Près d’un quart des décès (24,4%) ont eu lieu le premier jour de vie et près de la moitié (47,8%) lors la première semaine suivant la naissance.

Une étude publiée en précise que la France se situe au 23e rang sur les 27 États de l'Union européenne en termes de mortalité infantile en 2022, « une chute marquée par rapport aux années 1990, où elle figurait parmi les pays les mieux classés »[4]. Selon cette étude de l'INED, le taux de mortalité infantile atteint 4,5 pour mille chez les garçons et 3,7 pour mille chez les filles pour toute la France en 2022, contre respectivement 3,5 et 3,0 en moyenne dans l'UE. Une douzaine de pays européens obtiennent des taux inférieurs à 3 pour mille[4]. Plusieurs raisons ont été évoquées pour expliquer cette hausse : allongement du temps de trajet avec la fermeture d'une maternité sur trois, précarisation d'une part croissante des mères, avec d'ailleurs un taux de mortalité infantile plus élevé chez les ouvrières, les employées et les femmes inactives que chez les cadres . Il semble toutefois que ce soit la dégradation du circuit de soins des prématurés qui en soit la principale cause, avec une organisation peu modifiée depuis la fin des années 1990 face à des prématurités plus avancées, et la saturation des services, avec des lits et du personnel manquants[5].

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