Le Mortier a été commandé le et a été mis en chantier le à l’Arsenal de Rochefort. Le navire a été lancé le . Après son achèvement, en , il a été affecté à l’escadre du Nord[1]. Il resta dans cette unité quand elle fut rebaptisée 3e Escadre en , mais fut transféré en Méditerranée en . Le Mortier est affecté en 1911 à la flottille de torpilleurs d’Oran en Algérie française et y reste jusqu’à ce qu’il soit transféré à la 4e escadrille de torpilleurs de la 1ère armée navale en 1912[2].
Après le début de la Première Guerre mondiale en , les 1ère, 4e et 5e flottilles de contre-torpilleurs sont chargées d’escorter le gros de la 1ère armée navale tandis que les 2e, 3e et 6e flottilles escortent les croiseurs cuirassés de la 2e escadre légère et deux croiseurs britanniques pendant les phases préliminaires de la bataille d'Antivari le . Après avoir réuni les deux groupes et repéré le croiseur protégéaustro-hongroisSMSZenta et le destroyer SMSUlan, les contre-torpilleurs français ne jouèrent aucun rôle dans le naufrage du croiseur, bien que la 4e flottille ait été envoyée à la poursuite infructueuse du Ulan. Après avoir brisé le blocus austro-hongrois d’Antivari (aujourd’hui connu sous le nom de Bar), le vice-amiralAugustin Boué de Lapeyrère, commandant de la 1ère armée navale, décida de transporter des troupes et des fournitures jusqu’au port, escorté par la 2e escadrille légère et les 1re et 6e flottilles de contre-torpilleurs pendant que le reste de la 1ère armée navale bombardait le la base navale austro-hongroise de Cattaro, au Monténégro. Quatre jours plus tard, la flotte assure l’évacuation de Danilo, prince héritier du Monténégro, vers l’île grecque de Corfou. La flottille escorte plusieurs petits convois chargés de fournitures et d’équipements jusqu’à Antivari, à partir d’octobre et jusqu’à la fin de l’année, toujours couverts par les plus grands navires de l’armée navale dans des tentatives futiles d’attirer la flotte austro-hongroise dans la bataille[3].
En , le Mortier et le contre-torpilleur Hache soutiennent les cuirasséspré-dreadnoughtSaint Louis et Charlemagne alors qu’ils couvrent le débarquement des troupes françaises à Salonique, en Grèce[4]. Le Mortier a été en réparation de janvier à en Algérie, puis à nouveau à Toulon de janvier à [2]. Il était l’un des cinq contre-torpilleurs qui escortèrent en le Charlemagne depuis Bizerte, en Tunisie française, jusqu’à Toulon[5]. Le Mortier sert dans la Division des patrouilles de Provence de 1917 à , puis est affecté à l’École des torpilleurs jusqu’en . Le navire a été rayé du registre naval le et vendu à la ferraille le [1].
Gérard Prévoteaux, La marine française dans la Grande guerre: les combattants oubliés: Tome I 1914-1915, vol.23, Le Vigen, France, Éditions Lela presse, (ISBN978-2-37468-000-2).
Gérard Prévoteaux, La marine française dans la Grande guerre: les combattants oubliés: Tome II 1916-1918, vol.27, Le Vigen, France, Éditions Lela presse, (ISBN978-2-37468-001-9).
(en) Stephen S. Roberts, French Warships in the Age of Steam 1859-1914: Design, Construction, Careers and Fates, Barnsley, UK, Seaforth Publishing, (ISBN978-1-5267-4533-0).