Mosaïque des cyclopes forgeant les foudres de Jupiter
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| Mosaïque des cyclopes forgeant les foudres de Jupiter | |
| Type | Mosaïque |
|---|---|
| Dimensions | 4,74 m * 3,30 m[D 1] |
| Période | IIIe siècle-IVe siècle[B 1] |
| Culture | Rome antique |
| Lieu de découverte | Dougga |
| Conservation | Musée national du Bardo |
| Signe particulier | Inv. A 261 |
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La mosaïque des cyclopes forgeant les foudres de Jupiter est une mosaïque romaine datée du IIIe ou IVe siècle et découverte sur le site archéologique de Dougga.
Elle est transportée au musée national du Bardo très peu de temps après sa découverte. C'est une œuvre remarquable conservée par cette institution culturelle, « par sa dimension, son sujet, son état de conservation » selon son inventeur, Alfred Merlin.
Histoire antique

La cité de Dougga comportait plusieurs établissements thermaux[E 1]. La mosaïque provient du « frigidarium », bains froids[C 1], des thermes des Cyclopes à Dougga, édifice qui conserve également des latrines[E 1].
Cet établissement thermal était privé selon certains auteurs, dont Yacoub[F 1], mais pas selon d'autres comme Thébert[A 1].
La mosaïque est datée de la fin du IIIe siècle[C 1] ou du IIIe siècle-IVe siècle selon Ben Abed-Ben Khedher[B 1]. Poinssot évoque le premier quart du IIIe siècle mais une spécialiste anglo-saxonne, Dunbabin, évoque la fin du siècle[A 1].
La datation du complexe thermal a été réalisée à partir de cette mosaïque, et uniquement selon des « critères stylistiques ». L'appartenance a un édifice privé, le rattachement à une maison, est également problématique : à proximité, on trouve la maison voisine du trifolium mais les thermes pourraient être rattachés à une autre maison moins bien conservée mais pour laquelle les liaisons sont difficiles à envisager. De ce fait, Thébert envisage l'édifice comme un équipement de quartier donc public[A 1].
Le frigidarium, pièce qui abritait l'oeuvre, occupait une surface d'environ 30 m2[A 1].
L'oeuvre a fait l'objet d'une restauration partielle depuis la période antique, mais « d'une manière tout à fait maladroite »[F 2]. La jambe gauche d'un des cyclopes, Pyracmon, est reprise jusqu'à mi-hauteur[D 1].
Redécouverte
La mosaïque est retrouvée durant l'automne 1902 dans les thermes dits des Cyclopes, par Alfred Merlin sur instruction de Paul Gauckler. La découverte a été faite dans la même session de fouilles ayant mené à la découverte de la mosaïque d'aurige vainqueur[G 1]. Elle intègre aussitôt les collections du musée du Bardo.
Composition et description

la mosaïque fait partie des œuvres importantes du musée du Bardo, par sa taille importante[F 1].
La bordure de l'œuvre est constituée d'« une corniche à chevrons apparents »[D 1], avec des motifs complexes et riches tant du point de vue des couleurs de marbres utilisés que pour les formes géométriques présentes.
La scène figure, dans un environnement rocheux[C 1] trois cyclopes, Brontès, Stéropès et Pyracmon. Nus, musclés[F 3] et couverts de sueur[C 1], ils sont en train de forger avec leurs marteaux[D 1] les foudres de Jupiter à l'attention d'Enée[G 2]. L'artiste figure l'effort fourni par les trois forgerons[F 3].
Le reste de la composition, perdu depuis l'antiquité, figurait, assis face à eux, Vulcain en train de maintenir les foudres sur l'enclume[F 1]. La divinité a conservé en partie sa jambe droite. Les fragments conservés permettent de voir au fond de la grotte le foyer[D 1].

