Moshe Avigdor Amiel
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| Grand-rabbin |
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| Nom dans la langue maternelle |
משה אביגדור עמיאל |
| Nationalité | |
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Moshe Avigdor Amiel, né en 1882 à Porazava, dans l'Empire russe, aujourd'hui en Biélorussie et mort le [1],[2]. à Tel-Aviv en Palestine mandataire (maintenant en Israël) est un rabbin israélien, né dans l'Empire russe, rabbin (Av Beth Din)[3] d'Anvers, en Belgique puis grand-rabbin de Tel-Aviv de 1935 à 1946. Il est une des figures marquantes du Mizrachi, le mouvement du sionisme religieux. Il est le beau-père de Israël Salzer, grand-rabbin de Marseille pendant quarante six ans et de René Kapel, rabbin français, membre de la Résistance, qui devient plus tard ambassadeur de l'État d'Israël.
Études
Moshe Avigdor Amiel est né à Porasova[1],[4] en 1882 dans l'Empire russe[5], aujourd'hui en Biélorussie. Il est le fils de Ya'akov Yosef Amiel[6] et de Rebecca Leah Amiel[7],[8]. Il a deux frères (Reuvein Amiel[9] et Herschel Amiel[10]) et deux sœurs(Pesha Chana Amiel[11] et Ruth Kam[12]).
Moshe Avigdor Amiel épouse Masha (Basha Beila[13]) Neviasky, née le à Kovno (Kaunas) et morte le à Tel-Aviv en Israël[14]. Elle est enterrée au cimetière de Nahalat Yitshak à Tel-Aviv[15].
Moshe Avigdor et Masha Amiel ont 8 enfants: 6 filles (Tanya Taiby, Ghita, Fanny (Tsiporah, Shoshana Bracha, Sulamith Sully et Esther) et 2 fils (Eliezer Tzvi (Leyzer) et Levi Isaac).
Tanya Taiby Amiel (épouse Rabinowitz) est née à Švenčionys, en Lituanie en 1904 et est morte le à Jérusalem en Israël[16].
Ghita Amiel est née à Švenčionys, en Lituanie le . Elle épouse en [17] Nathan Nata Lindenbaum, né le à Leinzut en Pologne et mort en 1946 à Terre-Neuve au Canada[18]. Ils ont un fils, Marcel (Mordechai) Lindenbaum, né le à Anvers en Belgique et mort le à Manhattan, New York[19]. Elle devient, en secondes noces, en 1950[17], l'épouse de Max Stern, un homme d'affaires, mécène, fondateur de la Hartz Mountain Corporation, qui donne son nom au Stern College de l'université Yeshiva. Max Stern est né le à Fulda, en Allemagne et est mort le à Manhattan, New York[20]. Max Stern était marié, en premières noces, avec Hilde / Hilda Lowenthal[21], qu'il divorce, elle est née le à Eschwege, Hesse, Allemagne et est morte le à Manhattan, New York[22]. Ils ont 2 fils: Stanley Emanuel Stern, né le à Manhattan, New York et mort le à Manhattan, New York[23] et Leonard Norman Stern, né le à Manhattan, New York[24]. Ghita Lindenbaum-Stern est morte le à Manhattan, New York, États-Unis[17].
Fanny (Tsiporah) Amiel[25] est née à Švenčionys, en Lituanie, en 1908. Elle épouse Israël Salzer, le grand-rabbin de Marseille pendant quarante six ans. Israël et Fanny Salzer ont deux filles[26], Danielle (née en 1935 et morte en 1998[27]) et Myriam (née en 1937).
Shoshana Bracha - Ossie Amiel est née le à Švenčionys, en Lituanie. Elle épouse René Kapel (Shmuel Ben Zion), rabbin français, membre de la Résistance, qui devient plus tard ambassadeur de l'État d'Israël. Ils ont 1 fils Yossi Yehudah -Jojo Kapel (1936-1992), Elle est morte à Jérusalem, en Israël, le [28].
Sulamith Sully Amiel est née le à Švenčionys, en Lituanie. Elle épouse Henri Armand Hugh Seidenberg. Elle est morte en à Manchester au Royaume-Uni[29].
Eliezer Tzvi (Leyzer) Amiel est né le à Grajewo, en Pologne et est mort le [30].
Levi Isaac Amiel est né le à Berchenn en Belgique et est mort le [31].
Esther Amiel est née à Anvers en Belgique le [32].
Une arrière petite-fille[33], Lihi Lapid est l'épouse de Yair Lapid, ministre des finances d'Israël[34].
Moshe Avigdor étudie d'abord avec son père, Ya'akov Yosef Amiel, puis à la Yechiva de Telshe, dans la ville de Telšiai (en Yiddish: טעלז "Telz"), en Lituanie. Il va ensuite à Vilnius où il étudie avec le rabbin Haïm Soloveitchik et le rabbin Chaim Ozer Grodzinski[5].
Rabbin de Švenčionys
En 1905, à l'âge de 25 ans, il devient rabbin de Švenčionys, en Lituanie[5].
Rabbin de Grajewo
En 1913, il devient rabbin de Grajewo, en Pologne[5].
Sionisme religieux
Il est un des premiers rabbins à s'engager dans le mouvement Mizrachi, pronant le sionisme religieux[5],[35],[36].
Il est avec Yehuda Leib Maimon (1875-1962), l'un des plus importants leaders du sionisme religieux durant la première moitié du XXe siècle[37].
Grand-rabbin d'Anvers
Invité par la Communauté Shomre Hadas[38] d'Anvers, l devient en 1920 grand-rabbin (Av Beth Din) d'Anvers en Belgique[39].
Il fonde en 1920 l'école Tachkemoni d'Anvers.
Il offre la position de Rosh Yeshiva à son ami Reueven Agushewitz[40]
Grand-rabbin de Tel-Aviv
Il remporte l'élection comme grand-rabbin de Tel-Aviv en 1935, face aux candidatures du rabbin Joseph B. Soloveitchik (1903-1993)[41],[42],[43], illustre rabbin orthodoxe américain, talmudiste et philosophe. et du rabbin Yitzhak HaLevi Herzog (1888-1959), premier grand-rabbin de l'État libre d'Irlande, de 1921 à 1936, et de 1937 jusqu'à sa mort, grand-rabbin de la Palestine mandataire puis de l'État d'Israël après 1948[44].
En , il est installé comme grand-rabbin de Tel-Aviv, en présence de 100 rabbins. Il est accueilli à la gare de Tel-Aviv par une large délégation. Une délégation était aller à sa rencontre à Alexandrie, en Égypte[45].
Il fonde une école secondaire moderne et yechiva, Ha-Yishuv he-Ḥadash, qui porte son nom[5], la Yeshivat Ha’Rav Amiel[46]. Le rabbin Elazar Shach, y enseigne comme chef de la mesivta (séminaire religieux) à son arrivée en Palestine mandataire au début des années 1940[47] mais la quitte après avoir appris la désapprobation du rabbin Karelitz à ce sujet.
Il donne la Semikha au rabbin Yechiel Michel HaKohen Katz (-2005) de l'Université Yeshiva[48].
Mort
Moshe Avigdor Amiel est mort le à Tel-Aviv, à l'âge de 62 ans[39] .
Œuvres
- (he) Darkhei Moshe (sur la Halakha), Anvers, 1925
- (he) Ha Middot le-Ḥeker ha-Halakhah (3 volumes)
- (he) Derashot el Ammi
- (he) Hegyonot el Ammi[5]
- (en) Jews, Judaism & Genesis, 2000, (ISBN 1583304363), (ISBN 978-1583304365)
- (he) Ben adam la-ḥavero : masekhet yaḥase enosh ba-Yahadut, 1975
- (he) Rimon ben levavot : maḥazeh bi-shete maʻarakhot, 1968
- (he) Hegyonot el ʻami : maḥashavot ve-raʻyonot, seḳirot ṿe-hashḳafot be-ʻinyanim ... shel ʻolam bi-khelal ṿe-ʻolamenu ha-ḳaṭan bi-feraṭ ṿe-ʻal kulam Ribon Kol ha-ʻOlamim : be-tor ḥomer li-derush le-khol parshiyot ha-Torah, le-khol ha-ḥagim u-zemanim shel ha-shanah ṿeli-meʼoraʻot shonim, 1981
- (he) Sefer ha-Midot le-ḥeḳer ha-halakhah : midot ha-higayon ba-hasbara ha-Talmudit, 1939
- (he) ʻEzer el ʻami : ḳovets maʼamarim, neʼumim u-derashot[49]
- (en) Moshe Avigdor Amiel, Menachem Slae & Berakhah Slai. Ethics and legality in Jewish law: justice in the Jewish State according to the Torah. Rabbi Amiel Library, 1992. (ISBN 0873065670), (ISBN 9780873065672)
- (en) Light for an Age of Confusion, Philipp Feldheim, 1996. (ISBN 0873066936), (ISBN 9780873066938)
Bibliographie
- (en) Charles S. Liebman. Civil Religion in Israel: Traditional Judaism and Political Culture in the Jewish State. University of California Press, 1983. (ISBN 0520048172), (ISBN 9780520048171)
- (en) Aaron Rakeffet-Rothkoff. The Rav: The World of Rabbi Joseph B. Soloveitchik, Volume 1. KTAV Publishing House, 1999. (ISBN 0881256145), (ISBN 9780881256147)
- (en) Dov Schwartz. Faith at the Crossroads: A Theological Profile of Religious Zionism. BRILL, 2002. (ISBN 9004124616), (ISBN 9789004124615)
Honneurs
Un timbre postal israélien, de 1,40 Nouveau Shekel, créé en 1987, honore Moshe Avigdor Amiel[50], à l'occasion du 104e anniversaire de sa naissance[51].