Moshe Soloveitchik est né le (le second jour de Rosh Hashanah), à Minsk (dans l'Empire russe) (aujourd'hui en Biélorussie). Il est le fils du rabbin Yisrael Gershon Soloveitchik et de Chaya Chaya Miryam Cohen[1]. Yisroel Gershon Soloveitchik est né en 1877 et est mort victime de la Shoah en 1943[2]. Chaya Miryam Soloveitchik (Cohen) périt également dans la Shoah[3].
Moshe Soloveitchik est le frère de Tzvi Soloveitchik[4], de Esther Soloveitchik[5], du rabbin Yitzchak Zev Soloveitchik[6], du rabbin Yosef Ber Soloveitchik[7] et du rabbin Samuel Haim Soloveitchik[8].
Il épouse Rivka Ruchama Neuman[9]. Elle est la fille de Shmuel Zanvil Neuman[10] et de Chaya Englander[11].
Moshe Soloveitchik et Rivka Ruchama Soloveitchik ont cinq enfants, dont le rabbin Yisrael Soloveitchik (né le , en Suisse et mort le à Jérusalem, en Israël)[12] et Avrohom Yeshaya Soloveitchik[13].
En grandissant à Brest, Moshe Soloveitchik a pour camarade le futur Rosh yeshiva Aharon Leib Shteinman. Ils étudient à la Yechiva Toras Chesed de Brest sous la direction du rabbin Moshe Sokolovski (1868-1931), l'auteur de Imrei Moshe.
Après le décès du rabbin Moshe Sokolovski, qui n'a pas d'enfant, en 1931, un conflit s'instaure pour sa succession à la tête de la Yechiva. Aharon Leib Shteinman va alors à la Yechiva Eitz Chaim de Kletsk, en Biélorussie et Moshe Soloveitchik va à la Yechiva Knesses Beis Yitzchak de Kamieniets, en Biélorussie.
Montreux
Pour éviter le service militaire dans l'armée polonaise, Aharon Leib Shteinman puis Moshe Soloveitchik, vont à Montreux, en Suisse, en 1937. Ils y enseignent à la Yechiva Etz Haïm[14].
En 1940, ils sont internés par le gouvernement suisse dans un camp de travail près de Bâle. Ils font partie des 300 réfugiés juifs, à Schonburg, suspectés d'espionnage, forcés de poser des voies ferrées[14].