Mouloudia Sportive de Cherchell (football)

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Nom complet Mouloudia Sportive de Cherchell
Fondation
(79 ans, 2 mois et 11 jours)
Couleurs Vert et Rouge
Stade Stade Communal de Cherchell
MS Cherchell
Logo du MS Cherchell
Généralités
Nom complet Mouloudia Sportive de Cherchell
Fondation
(79 ans, 2 mois et 11 jours)
Couleurs Vert et Rouge
Stade Stade Communal de Cherchell
Siège rue youcef khoudja mohamed Cherchell, Tipaza
Championnat actuel Inter-régions (D3)

Maillots

Domicile
Extérieur

Dernière mise à jour : .

Le Mouloudia Sportive de Cherchell (en arabe : مولودية الرياضية شرشال), plus couramment abrégée en MS Cherchell ou encore en MSC, est un club algérien de football fondé en 1947 et basé dans la ville de Cherchell, dans la Wilaya de Tipaza.

son entraîneur est Mr adrouch chihab, quant a son président c’est Mr man9icho amine.

Naissance du Mouloudia Sportif Cherchellois

Le Mouloudia voit le jour dans l’immédiat après-guerre, dans un contexte marqué par le désir profond de la jeunesse algérienne d’échapper à l’atmosphère pesante de la colonisation. La création de cette association constitue alors un véritable réflexe de survie et une forme d’expression identitaire. La mise en place d’associations sportives musulmanes se heurte à de nombreuses difficultés. L’administration coloniale accorde peu d’aide et impose une surveillance stricte. En 1948, l’article 13 du Code de l’Algérie renforce encore le contrôle des regroupements, les autorités estimant nécessaire de prévenir « le retour des désordres » survenus notamment dans l’Est algérien en .

Fondation

Les premiers membres fondateurs sont des médersiens et d’anciens joueurs de l’Étoile Cherchelloise, également proches du M.T.L.D. Leur objectif est de sensibiliser la jeunesse aux réalités de l’époque et de lui offrir un cadre sportif sain. Le club voit officiellement le jour le . À sa création, le Mouloudia se veut une structure modeste mais organisée, disposant rapidement de bases juridiques pour pouvoir exister face aux associations réservées aux Européens, telles que les sections hippiques, de tennis, de voile ou de chasse de la Césaréenne. Au-delà du sport, le Mouloudia devient l’un des vecteurs de la réaction d’une jeunesse algérienne en quête d’expression, souffrant d’une double asphyxie psychologique et morale. L’association offre une échappatoire aux réalités quotidiennes et permet aux jeunes de rivaliser avec les Européens, jusque là privilégiés dans l’accès aux structures sportives.

Et l’on ne peut laisser sous silence l’opération qui s’est produite durant la saison 1947–1948. Le Mouloudia a enregistré la signature en licence B de nouveaux éléments : Souliamas Nourredine and Mezagharni Merouane, vedettes dans l’équipe chérie des colons, et qui ont opté pour le Mouloudia dès sa création. Il est aussi un autre aspect du M.S.C. qu’il nous paraît de souligner, en raison même de son origine spontanée et révolutionnaire. Grâce à sa naissance au milieu des classes laborieuses, il a, du point de vue idéologique, pris une haute importance qui dépasse de loin son aspect de simple association sportive. Le M.S.C. dut lutter à armes égales puis, plus tard, pour s’affirmer et soutenir l’hostilité manifeste des Européens. Les joueurs du Mouloudia furent l’objet de menaces voire même de licenciements abusifs. Cela ne les débranlèrent pas, le mot d’ordre était le suivant : rester muet aux provocations et redoubler d’efforts. Ce fut alors le début d’une ère nouvelle pour cette population de Cherchell à l’instar de cette ville de l’Algérie qui créèrent des clubs dits « Musulmans ».

Comme nous l’avons dit plus haut, le Mouloudia débuta en 3e division et connut les difficultés pour finalement accéder en 2e division après cinq années de luttes et d’inlassables efforts (sous la houlette de M. Cherif-Slimane et plus tard de M. Madoudou Mohamed, l'ancien joueur de l'USM Blida (1949-54)[1]). Continuant sur sa lancée, il fut sacré champion de 2e division en 1954. Il était l’un des plus jeunes clubs de la division mais son entraîneur fut Tareb El-Anouar. L’équipe type sacrée championne se composait de : Benhamouda Mohamed, Cherif Slimane Kaddour, Bekhti Abdelkader, Moussoni Allel, Bencherifa Ali, Souliamas Nourredine, Bencherifa Abdelkader, Zegrar Abdelkader, Mouantri Mohamed, Bendifallah Ali, et Kebilene Smain.

MS Cherchell et la guerre de libération nationale

Le Mouloudia Sportif Cherchellois (MSC) fut l’un des rares clubs algériens dont toute l’équipe joueurs et dirigeants tomba au champ d’honneur durant la guerre de libération (1956–1960). Malgré l’importance de ce sacrifice collectif, peu de travaux ont été consacrés à cette page majeure de l’histoire sportive algérienne. Sous l’impulsion de Belkacem Alioui, militant du MTLD et président du club, le MSC devient un lieu d’organisation clandestine, son café servant de base discrète pour les réunions patriotiques. De nombreux joueurs rejoignent les maquis de la Wilaya IV, où ils occupent divers postes de responsabilité avant de tomber au combat[2].

Des témoins comme Ghebalou Hamimed et Abderrahmane Benhamouda déplorent le manque d’écrits sur ce parcours exceptionnel. Les martyrs parmi lesquels Bouchema Lakhdar, Younès Abdelkader, Zegrar Abdelkader, les frères Bendifallah ou encore Sâadoun Noureddine incarnent l’engagement total de la jeunesse cherchelloise. À Cherchell, le football n’était qu’un prétexte pour organiser des rencontres et coordonner l’action nationaliste, à l’insu des autorités coloniales. Si d’autres villes connurent également le départ de sportifs vers les maquis, Cherchell demeure la seule à avoir sacrifié l’intégralité de son équipe de football pour l’indépendance, faisant du MSC un symbole unique du sport engagé[2].

Après l'indépendance

Parcours

Notes et références

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