Mounir Bouchenaki
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Mounir Bouchenaki (en arabe : منير بوشناقي) né le 16 novembre 1943, est un archéologue algérien et l’actuel directeur du Centre régional arabe pour le patrimoine mondial. Il a été Directeur général du Centre international d'études pour la conservation et la restauration des biens culturels (ICCROM)[1] de 2006 à 2011, Sous-directeur général pour la culture à l’UNESCO (2000-2006), Directeur du Centre du patrimoine mondial (1998-2000), Directeur de la Division du patrimoine culturel de l’UNESCO (1990-2000)[2]. En janvier 2011, il a été nommé conseiller spécial honoraire de la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova.
Mounir Bouchenaki est né le 16 novembre 1943 à Tlemcen, en Algérie française, dans une famille algérienne d'origine bosniaque. Après avoir obtenu un diplôme de troisième cycle en Histoire ancienne à l’Université d’Alger, il devient conservateur du site archéologique et du musée de Tipaza de 1966 à 1971, période durant laquelle il mène une importante opération de sauvegarde d’une nouvelle nécropole antique. Dans le cadre de la coopération algéro-italienne, il effectue en 1968 un stage à l’Université de Rome, à l’« Istituto del Vicino Oriente » (ICEVO), et participe à des fouilles archéologiques en Sardaigne durant les étés 1968, 1969, 1970 et 1971.
De 1969 à 1973, avec le soutien technique du centre international d'études pour la conservation et la restauration des biens culturels (ICCROM), il travaille à la conservation d’une fresque unique datant du Ve siècle av. J.-C., ainsi que d’une mosaïque de la même époque, découvertes et transférées au musée de Tipasa. Paul-Albert Février, Henri-Irénée Marrou et Mgr Saxer de l’Institut pontifical visitent alors le chantier, apportant conseils techniques et supervision des travaux de terrain.
Il est nommé Directeur du Service des Antiquités de 1972 à 1974. En tant que conservateur en chef des musées et sites archéologiques algériens, il initie avec ses collègues une série de fouilles archéologiques, avec le soutien de missions étrangères (Italie, Allemagne, Grande-Bretagne), et supervise des projets de développement pour la création des musées de Cherchell et Chlef.
De 1974 à 1976, en tant que directeur adjoint de l’Archéologie, des Musées et des Monuments historiques, il lance plusieurs projets de restauration. Les plus importants sont : la consolidation et la restauration du minaret du Xe siècle situé sur le site médiéval de Kalâa des Béni Hammad ; la restauration de la mosquée Sidi Boumediene du XIVe siècle, à Tlemcen ; tandis que le mausolée de Medracen, datant du IIIe siècle apr. J.-C., est partiellement restauré avec le soutien de la coopération italienne. Par ailleurs, dans le cadre de la coopération allemande, deux campagnes de recherches archéologiques sont menées à Lambèse et à Siga. À la suite de découvertes majeures à Sétif en 1974 et 1975, une fouille de sauvetage est réalisée avec le soutien du professeur Paul-Albert Février, vice-président de l’Université d’Aix-en-Provence.
De 1976 à 1981, il occupe le poste de Directeur du patrimoine culturel au Ministère algérien de l’Information et de la Culture. Un projet de restauration majeur est alors entrepris à la citadelle d'Alger, dans la haute Casbah, en coopération avec le bureau d’études polonais PKZ. À Bonn, en 1978, sous le titre « Die Numider », une exposition importante est organisée, présentant une dizaine de tonnes d'œuvres d’art romaines et pré-romaines issues des principaux musées algériens. La même année, dans le cadre de la coopération française, plusieurs conférences et ateliers sur la conservation du patrimoine culturel sont organisés, ainsi qu’un colloque international sur l’art rupestre du Tassili. Enfin, avec l’aide du département romain du British Museum, une fouille de sauvetage est menée à Cherchell.
Parallèlement à ses fonctions au « Service des Antiquités », il est chargé, en tant que maître assistant à l’Université d’Alger, de l’enseignement de l’Histoire ancienne de 1969 à 1981. Il soutient également, en 1973, sa thèse de doctorat en archéologie et histoire ancienne de l’Afrique du Nord à l’Université d’Aix-en-Provence, en France.