Moustapha Ould Limam Chafi
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Moustapha Ould Limam Chafi (variante : Chaavi, Chafei), né vers 1960[1], a été un conseiller de l'ombre chargé des « bons offices » de l'ex-président burkinabé Blaise Compaoré[2], réputé proche également des présidents malien Amadou Toumani Touré, nigérien Mahamadou Issoufou, guinéen Alpha Condé sénégalais Macky Sall, togolais Faure Gnassingbé, bissau-guinnéen Umaro Sissoco Embaló, rwandais Paul Kagame et ivoirien Alassane Ouattara[3].
Il est issu de l'ensemble tribal des Tadjakant de la région de l'Assaba, précisément la localité de Guerou (550 km à l'est de Nouakchott), dont de nombreux éléments se sont expatriés pour faire fortune ailleurs en Afrique, notamment en République démocratique du Congo et en Angola[4].
Les Tadjakant, une tribu maraboutique et commerçante (« orfèvre du Coran et du négoce »[5]) était celle de son père Limam Chafi, très proche du régime d'Hamani Diori lorsque celui-ci était président du Niger, et fortement soupçonné d'avoir soutenu un coup d’État[4] contre son successeur, le président nigérien Seyni Kountché.
Il indique avoir « commencé (sa) carrière dans la philatélie, très jeune avec des partenaires Arméniens » avec lesquels il a « pu, pendant de nombreuses années, gagner suffisamment d’argent »[6].
Un conseiller de l'ombre de Blaise Compaoré
Probablement dans les années 90, Chafi devient l'éminence grise du président Compaoré en matière de politique internationale.
Il est présumé avoir été la tête pensante de la tentative putsch sanglant des Cavaliers du changement le contre le Président Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya[5]. Chafi aurait d'ailleurs échappé à une tentative d’enlèvement à Lomé l'année suivante par les services mauritaniens[3].
Chafi est surtout connu pour avoir été le négociateur pour la libération de plusieurs otages occidentaux au Sahel détenus par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) (notamment le Canadien Robert Fowler et de son assistant, kidnappés en et libérés en , des trois humanitaires espagnols Alicia Gamez, Roque Pascual et Albert Vilalta enlevés le libérés en 2010, et peut-être le Français Michel Germaneau assassiné quatre semaines avant)[2].
Parmi les autres affaires diplomatiques dans lesquelles il aurait été impliqué ce conseiller de l'ombre, on mentionne l'évacuation sanitaire vers Rabat du chef de la junte guinéenne, le capitaine Moussa Dadis Camara après une tentative d'assassinat (celui-ci restera par la suite en exil à Ouagadougou)[7].
Moustapha Ould Limam Chafi a été évacué le à Abidjan à bord d’un avion spécial affrété par la Présidence ivoirienne à la chute du chef de l’État burkinabé[8]
La famille de Chafi, sa femme et quatre enfants, est aujourd'hui installée au Maroc[2]. Il vit lui-même aujourd'hui entre Rabat et Abidjan[1].