Mouvement 969
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| Mouvement 969 | |
| Idéologie | Islamophobie Nationalisme religieux Revivalisme bouddhiste |
|---|---|
| Objectifs | Chasser l'islam de Birmanie |
| Statut | Actif |
| Fondation | |
| Date de formation | 1999 |
| Pays d'origine | |
| Actions | |
| Mode opératoire | Lutte armée |
| Zone d'opération | |
| Période d'activité | 1999 - aujourd'hui |
| Organisation | |
| Branche politique | Ma Ba Tha |
| modifier |
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Le mouvement 969 est un mouvement politique bouddhiste nationaliste et islamophobe[1],[2], créé en Birmanie en 1999 par un certain Kyaw Lwin[3], puis dirigé par le moine bouddhiste extrémiste Ashin Wirathu, surnommé le « ben Laden birman »[4].
Considérant l'islam comme une menace pour la Birmanie, très majoritairement bouddhiste, le mouvement s'en prend à la communauté musulmane et particulièrement à la minorité rohingya, afin de « protéger l’identité bouddhiste ». Les musulmans comptent pour moins de 5 % de la population birmane[5].
Le mouvement Ma Ba Tha serait issu du mouvement 969 et aurait pour finalité une action davantage politique[6].
Le mouvement est à l'origine d'émeutes ayant provoqué des incendies de mosquées, d'écoles et de magasins[7],[8]. Plus de quarante personnes ont été tuées fin à Meiktila[9]. À la suite de ces troubles, le dirigeant du mouvement, Ashin Wirathu, a déclaré à l'AFP qu'il n'était pas contre tous les musulmans et que son mouvement n'était pas à l'origine des émeutes ; il a ajouté que la cible du mouvement était les Bengalis qui terrorisent les Arakanais bouddhistes[10]. Début , d’autres émeutes ont eu lieu dans la région de Bago, après la visite de moines du mouvement prêchant l’idéologie 969[9].
Réactions internationales
Les violences perpétrées par les bouddhistes birmans sont désapprouvées par le 14e dalaï-lama qui a écrit à Aung San Suu Kyi en une lettre où il dit être « profondément attristé » et rester « très préoccupé » par les violences infligées aux musulmans en Birmanie[11]. Le , il l'appelle à nouveau à agir en tant que prix Nobel de la paix, remarquant qu'il ne « suffit pas » d’envisager d'aider les Rohingyas et notant un manque de compassion altruiste[12],[13].