Face à une opposition traquée et peu connue du grand public, le mouvement considère que la meilleure manière de lutter contre la dictature est de faire en sorte que la peur change de camp. Il innove en conduisant des consultations citoyennes, en s'adressant directement aux jeunes et en pariant massivement sur les réseaux sociaux[4]. En 2008, Facebook ne compte que 16 000 utilisateurs tunisiens, mais le nombre de membres croît de manière exponentielle[5]. Chaque prise de parole ou action réalisée par le mouvement est filmée et diffusée sur le réseau social[6], et la censure de la page Facebook du mouvement et de ses membres par le régime en Tunisie est contournée par le partage viral des vidéos depuis l'étranger, ces dernières devenant visibles pour des millions de Tunisiens en Tunisie et dans le monde[7]. En outre, dans un contexte marqué par la clandestinité, les membres du mouvement revendiquent de mener leur engagement à visage découvert.
Le mouvement communique également dans le journal d'opposition en ligne Tunisnews, et dans les deux principaux journaux de l'opposition, Al Mawkif et Attariq Al Jadid. Le caricaturiste -Z- illustre les affiches de certains des événements du mouvement[8],[9].