Mouvement national-syndicaliste
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| Fondation |
1939 |
|---|---|
| Dissolution |
1944 |
| Prédécesseur |
Jeunesses nationales syndicalistes |
| Successeur |
Union française |
| Type | |
|---|---|
| Pays |
| Fondateur |
Philippe Dreux, Jean-Albert Foëx |
|---|---|
| Idéologie |
Le Mouvement national-syndicaliste (MNS), est un parti politique français d'extrême-droite collaborationniste fondé en 1939 par Philippe Dreux et Jean-Albert Foëx.
Création et débuts (1939-1940)
Fondé en 1939 par l'ancien journaliste franciste Philippe Dreux et son collègue Jean-Albert Foëx, le Mouvement national syndicaliste change de nom, fin 1940, pour devenir l'Union française (UF). Le journal du mouvement lancé en 1938 est L'Union française.
Un parti collaborationniste (1940-1944)

Après l'instauration du Régime de Vichy, le mouvement continue d'exister dans la myriade de groupuscules collaborationnistes. Dans de nombreux départements, les structures de l'Union française se développent et en , le cadre Eugène Joubert fonde les « Amis de l'Union française »[1]. Aussi, l'un des théoriciens du mouvement, Daniel Vauquelin des Yveteaux, devient correspondant dans son département. Dans le numéro 36 du , l'Equipe Centrale de L'Union française annonce la fusion de sa section « Collaboration » avec le Groupe Collaboration d'Alphonse de Châteaubriant[1],[2].
Le mouvement à cependant du mal à se relancer. Les militants son effectivement éparpillés dans les autres mouvements de la zone Sud comme de zone Nord. En réalité, la plupart du temps, d'autres fonctions empêchent certains de militer comme lors de la fondation de la Légion des volontaires français contre le bolchevisme (LVF) dans laquelle certains s'engagent. Par la suite, l'Union française ouvre une agence parisienne dans les locaux des Jeunes de l'Europe Nouvelle, au 73 bis Quai d'Orsay[1], et lance à une date inconnue un mouvement « Jeune de l'UF (JUF) » dont Maurice Cesbron devient le secrétaire. Aussi, le terme « Jeune de l'UF » remplace le terme « Jeunesse National-Syndicaliste ». Les JUF regroupent les jeunes de 15 à 25 ans[1].
Début 1943, Maurice Cesbron quitte la responsabilité des JUF pour un poste à Vichy dans les services de propagande de la Milice puis part sur le Front de l'Est en tant que correspondant de guerre des journaux Combats et de L'Union française. Dans la deuxième partie de l'année, l'UF épure et expulse nombre de ses militants[1].
L'Union française cesse d'exister à la Libération et l'exécution de son dirigeant Philippe Dreux par les Alliés.
Idéologie

Principal « théoricien » du mouvement, Daniel Vauquelin des Yveteaux fait paraître le livre L'Ecole des hommes en 1938 dans lequel il expose les principes du national-syndicalisme. Admirateur des modèles économiques national-socialiste et fasciste italien, les rédacteurs du journal L'Union française estiment que : « finalement le fascisme italien, puis le mouvement national-socialiste en Allemagne en firent (de l'idée française de la révolution sociale) des éditions nationales et des réussites inattendues ». Ainsi pour eux, les régimes étrangers, allemands et italiens, sont ceux qui ont « réussi le vrai socialisme », pouvant se définir comme la politique visant à réintégrer le prolétariat dans la communauté nationale :
« Cet esprit, cette tendance est socialiste. Je dis bien socialiste et pas sociale. La politique, en effet, qui doit réintégrer le prolétariat dans la communauté nationale n'est pas une action sociale, pas une charité, cela ne doit pas être compris comme une compassion du riche envers le pauvre, mais bien compris par les masses comme une véritable révolution socialiste »[3].
Ou encore :
« Nous avons recherché les origines françaises du socialisme : Sorel, Proudhon. Nous nous mettons à l'oeuvre pour montrer aux marxistes français qu'ils n'ont rien à envier aux bolcheviks : c'est la France qui a inspiré la plus grande révolution moderne, le fascisme. Le socialisme est né en France. Il a inspiré les faisceaux en Italie, le national-socialisme en Allemagne. Leur instrument de combat ? Le syndicalisme. Leur mystique ? La nation »[4].
En effet, ils se disent inspirés en premier lieu par la pensée socialiste française en opposition au marxisme :
« Au marxisme, qui aboutit inéluctablement à la dictature et au rétablissement des monopoles et de la bureaucratie et des privilèges, nous opposons la véritable filiation socialiste française des Saint-Just, des Robespierre et des Proudhon »[5].
Ils vantent effectivement le travail de Pierre-Joseph Proudhon, « l'incomparable vérité de l'économie proudhonienne », le « magnifique retour de Proudhon » [6], le Proudhon qui avait diagnostiqué « voici cent ans maintenant » le « mal dont nous avons failli périr »[7]. Ils mettent plus généralement en avant le Proudhon anticommuniste rival de Karl Marx[8], l'antisémite[9], celui opposé à la Révolution française de 1789[7].
Sous l'Occupation ils prônent la Révolution nationale et la collaboration Franco-Allemagne.
Statuts du mouvement et uniforme
Statuts

« - Le Mouvement national syndicaliste a pour but : 1° de réunir des Français en dehors des partis politiques pour l'instauration d'un ordre politique et social nouveau ; 2° d'organiser la Nation à l'image d'un syndicat de producteurs et l'Empire à l'image d'une Fédération de ces syndicats ; 3° de former la grande communauté française avec les minorités nationales actuellement sous le joug de l'étranger (Wallon, Canadiens, Vaudois).
- Le mouvement national-syndicaliste, qui appartient à la protestation socialiste de par son origine et les buts qu'il s'est fixés, lutte à la fois contre l'immixtion de l' Etranger dans les affaires de la France et contre les oligarchies financières qui étouffent la démocratie.
- Le mouvement national-syndicaliste est décentralisé. Il fédère ses sections provinciales ou départementales qui jouissent, en ce qui concerne le mode de diffusion de la doctrine et de l'administration régionale, une autonomie complète.
- Chaque à la doctrine NS peut adhérer au mouvement sans quitter son parti politique »[10]
Uniforme
Le Mouvement national-syndicaliste est le seul parti de l'Occupation à porter une chemise rouge foncé, couleur brique, pour rappeler les idées sociales. La cravate est noir tandis que est placée sur la chemise, à gauche, l'insigne national-syndicaliste représenté par le N et le S enlacés. Le même insigne en métal est porté en boutonnière[1].
Dirigeants
Membres notables
- Philippe Dreux
- Jean-Albert Foëx
- Daniel Vauquelin des Yveteaux
- Eugène Joubert
- Maurice Cesbron
- Marc Coupier
- Jean Biez