Mouvement national révolutionnaire
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| Fondation |
Septembre 1940 |
|---|---|
| Dissolution |
Juillet 1941 |
| Type | |
|---|---|
| Pays |
| Fondateur |
|---|
Le Mouvement national révolutionnaire (MNR) est un parti politique français issu du trotskysme et du socialisme fondé en 1940. Adoptant une position originale vis-à-vis du régime de Vichy, le parti avait comme mots d'ordre « Collaborer ? Oui , mais pas sous la botte » ou encore « Ni pro-anglais... ni pro-allemand... pro-français. »
Fondation et membres
Le MNR est créé à Paris. Il rassemble des militants venus d'horizons a priori très différents : ex-trotskystes comme Jean Rous, Fred Zeller ou Roger Clair, dissidents socialistes « pivertistes », comme Maurice Jaquier et Michel Lissansky, des socialistes comme Henri Sellier ou François Tanguy-Prigent, des syndicalistes comme Raymond Le Bourre et André Lafond, mais aussi une équipe d'anciens membres du Parti frontiste, notamment Jacques Rebeyrolles. Le point commun de ces militants réside dans leur pacifisme intégral qui les conduit à refuser de prendre parti dans la guerre, sur le mot d'ordre « Ni pro-anglais... ni pro-allemand... pro-français. »[1].
Ligne politique
Le MNR publie entre et un bulletin ronéotypé, appelé d'abord La Révolution française, puis une publication imprimée, Le Combat national révolutionnaire. La teneur des articles, non signés, laisse penser que les anciens « frontistes » tiennent de fait la direction politique du mouvement. Le programme politique du parti propose une « alliance de classes » entre la classe ouvrière, la bourgeoisie paupérisée et la paysannerie, dans l'objectif d'abattre la domination politique et économique des « oligarchies » et de la « ploutocratie. » L'objectif est une « révolution nationale » qui mette en place un régime d'économie mixte planifiée, dans la droite ligne du planisme, dans le cadre d'un État fort et autoritaire, dirigé par le MNR.
Disparition
Le MNR disparaît de facto après l'arrestation le de plusieurs de ses animateurs, Jean Rous, Michel Lissansky, Raymond Le Bourre et Roger Clair (Fred Zeller échappant à la rafle), et leur condamnation à des peines relativement légères (six mois de prison)[2]. La plupart des militants du MNR, y compris ceux proches de Gaston Bergery avant guerre, participeront ensuite à des formes diverses de résistance.
Membres
- Jean Rous
- Fred Zeller
- Lucien Weitz
- Roger Clair
- Maurice Jaquier
- Henri Sellier
- François Tanguy-Prigent
- Raymond Le Bourre
- Marcel Hytte
- Ady-Brill
- Armand Bunet
- Michel Lissansky
- André Lafond
- Jacques Rebeyrol