Mozaffar Firouz naît sous le nom de Shahzada Muzaffar Mirza Firouz en 1906 à Téhéran[1] au sein de la dynastie royale des Kadjars. Il est le fils aîné du prince Firouz Nosrat-ed-Dowleh III[1], qui fut successivement ministre de la Justice, des Affaires étrangères et des Finances, et de sa première femme[1] Daftar ol-Molouk Khanoum. Par son père, il est aussi le petit-fils du Premier ministre iranien Abd-ol-Hossein Farmanfarma (1857-1939)[2]. De par ses nombreux ancêtres Kadjars, Firouz est à la fois l'arrière-petit-fils de Mozaffareddine Chah et l'arrière-arrière-petit-fils d'Abbas Mirza et Fath Ali Chah Qadjar.
Mozaffar Firouz est envoyé étudier en Angleterre, d'abord à la Harrow School avant d'entrer à l'Université de Cambridge[1], dont il ressort diplômé en droit en 1927. Il travaille ensuite à l'ambassade iranienne à Washington de 1928 à 1930[1], et représente notamment l'Iran à l'International Aeronautical conference. Il épouse en 1937 la princesse Mahin Dowlatshahi[1], sa cousine germaine et appartenant aussi à la dynastie Kadjar.
De 1942 à 1945, Firouz est rédacteur en chef et propriétaire du journal Rad Emrouz. En 1946, il est nommé ministre du Travail, puis il est ambassadeur en URSS de 1946 à 1947[3].
Lors de la Révolution iranienne de 1979, Firouz et sa femme s'enfuient[1] en France. Il publie des articles dans Le Canard enchaîné et le journal Le Monde sur les thèses du KGB ou sur l'Iran[3], et s’exprime à la radio française pour critiquer la politique américaine en Iran. Il aurait été exclu du réseau d'agents du KGB, dont il aurait fait partie, en 1979 pour manque d’assiduité[3]. Il meurt en 1988 à Paris[1]. Il est enterré au cimetière du Père Lachaise[1],[3], avec sa femme Mahin et sa fille, la princesse Vida Ferouz-Rezay, artiste-peintre.