Mozes Kahana
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| Founding chairperson (d) Moldovan Writers' Union (en) | |
|---|---|
| - | |
Dmitrii Milev (en) | |
| Membre du comité central du parti communiste roumain |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture | |
| Surnom |
Gyergyai Zoltán, Joel Béla, Köves Miklós |
| Pseudonymes |
Gyergyai Zoltán, Joel Béla, Térítő Pál, Köves Miklós, Teo Zare |
| Nationalités | |
| Allégeances | |
| Activités | |
| Fratrie |
Ernő Kahána (d) |
| Partis politiques | |
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| Armes |
Armée austro-hongroise, Hungarian Red Army (d) |
| Conflits | |
| Mouvement | |
| Genres artistiques | |
| Distinction |
Prix Attila-József (1968) |
Mozes Kahana (né le à Gyergyóbékás, Autriche-Hongrie, et mort le à Budapest, Hongrie) est un écrivain, essayiste, traducteur et intellectuel socialiste moldave d’origine hongroise. Figure marquante de la littérature prolétarienne en Europe de l’Est, il a écrit en plusieurs langues : hongrois, roumain, russe et espéranto.
Jeunesse
Issu d’une famille juive de Transylvanie[1], Mozes Kahana publie ses premiers poèmes sous le pseudonyme Joel Béla. Son frère aîné, Ernő Kahána, est un psychiatre renommé. Il s’installe à Budapest en 1918 et participe activement à la République des conseils de Hongrie, devenant membre du Parti communiste hongrois et rédacteur pour le journal Vörös Újság.
Après la chute du régime, il est emprisonné puis expulsé vers l’Autriche.
Exil et activité littéraire
À Vienne, il publie en 1921 son recueil de poésie Túl a politikán (Au-delà de la politique), illustré par Hans Mattis-Teutsch, et fonde en 1922 la revue marxiste d’émigrés hongrois Egyseg.
Revenu en Transylvanie en 1923, il est arrêté en 1926 pour ses activités communistes et emprisonné à Doftana, mais s’évade et se réfugie en Union soviétique. Là, il travaille comme traducteur, lexicographe et théoricien littéraire. Il participe à la création de l’Union des écrivains de la RSSA Moldave et à la diffusion de la langue espéranto dans les milieux révolutionnaires.
Années 1930 et Seconde Guerre mondiale
Délégué par le Komintern, il séjourne à Berlin et à Paris, où il publie des nouvelles en hongrois sous le pseudonyme Köves Miklós. Plusieurs de ses œuvres paraissent aux États-Unis via des maisons d’édition hongroises de Cleveland. En 1937, il retourne en Roumanie et vit en Bessarabie.
En 1940, après l’occupation soviétique de la Bessarabie, il s’installe à Cluj et publie son roman le plus célèbre, Hat nap és a hetedik (Six jours et le septième). En 1941, il retourne à Chișinău. Durant la guerre, il est évacué en Asie centrale.
Après 1945, il retourne à Chișinău, puis à Bender, et publie des dictionnaires bilingues, dont un important dictionnaire hongrois-russe (1946, révisé en 1951 et 1959).
Conflit politique et marginalisation
Dans les années 1950, il écrit deux romans en moldave (roumain), sur la collectivisation rurale. Le troisième tome, accusé de révisionnisme par les autorités soviétiques (notamment Andrei Lupan), entraîne son exclusion de la scène littéraire moldave.
Réfugié à Moscou, il y travaille comme traducteur. En 1964, il retourne en Hongrie, où il reçoit le prix Attila-József en 1968 et devient membre du Parti socialiste ouvrier hongrois.
Le , Mozes Kahana se suicide en se jetant par la fenêtre d’un hôpital à Budapest.
Œuvres principales
- Túl a politikán (poésie, 1921)
- Hat nap és a hetedik (roman, 1941)
- Costea Gingaș (roman, 1954)
- Dictionnaire hongrois-russe (1946–1959)
Héritage
Mozes Kahana a laissé une empreinte notable sur la culture littéraire socialiste d’Europe centrale et orientale, par ses écrits, ses traductions et son engagement dans la critique marxiste.
