Moïsseï Argoutinski-Dolgorouki
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| Gouverneur militaire Derbent | |
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| à partir de | |
| Commandant (d) Oblast arménien | |
| à partir de | |
| Gouverneur Région transcaspienne |
| Ichkhan |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom dans la langue maternelle |
Մովսես Զաքարի Արգուտյան-Երկայնաբազուկ |
| Allégeance | |
| Activité |
Militaire |
| Période d'activité |
À partir de |
| Famille | |
| Parentèle |
Hovsep Arghouthian (petit-neveu) |
Moïsseï Zakharovitch Argoutinski-Dolgorouki (en russe : Моисей Захарович Аргутинский-Долгорукий), parfois appelé Argoutinski ou Dolgorouki tout court, né en 1797 à Tiflis (Tbilissi), mort le / dans la même ville, est un militaire de l'Empire russe qui s'est distingué dans la conquête du Caucase.
Né dans une famille princière d'origine arménienne, neveu du catholicos (patriarche) arménien Hosvep Arghouthian (en russe : Iossif Argoutinski), Moïsseï Argoutinski-Dolgorouki est élevé à l'école de cour de Tiflis, capitale de la vice-royauté du Caucase, et destiné à une carrière dans l'administration russe. Il est remarqué par le vice-roi Alexis Iermolov qui convainc sa famille de l'orienter vers le service militaire. En 1817, il est envoyé à Saint-Pétersbourg et formé comme officier du régiment de la garde à cheval[1].
Campagnes

En 1827, il est envoyé dans le Caucase comme major du régiment de grenadiers géorgiens. Il prend part à la guerre russo-persane de 1826-1828 et à la conquête du khanat de Nakhitchevan, vassal des Perses, sous les ordres du vice-roi Ivan Paskevitch.
En 1828, il est nommé gouverneur d'Erevan. Suivant les instructions du général Paskevitch, il contribue à l'accueil de réfugiés arméniens venus de Tabriz en Perse[2].
Pendant la guerre russo-turque de 1828-1829, à la tête d'un corps de cavalerie de musulmans de Russie, il reprend aux Turcs le château d'Oltu que les Russes avaient évacué par erreur[3].
Il est nommé gouverneur de l'oblast arménien d'Erevan, puis colonel du régiment de grenadiers de Tiflis. En 1830-1831, il dirige plusieurs expéditions contre les Lezghiens, où il s'empare de la forteresse de Zaqatala. En 1832, il réprime une révolte des Kurdes. En 1838, sous les ordres du général Rosen, il prend part à la campagne contre les Abkhazes. En 1839, il est nommé gouverneur d'Akhaltsikhe, et, en 1840, commandant de la 1re brigade de ligne géorgienne. En 1841, il réprime une révolte en Gourie.

En 1842, il reçoit le commandement de la région du Samour. Avec des troupes de ligne, des cosaques et des milices du sultanat d'İlisu, il combat les montagnards caucasiens insurgés dirigés par l'imam Chamil qu'il assiège dans Koumoukh (en)[4]. Bien qu'il n'ait pas pu venir à bout de Chamil, il est promu lieutenant-général et, en 1847, gouverneur de Derbent au Daghestan. En 1848, il assiège de nouveau Chamil à Akhty[5].


Les montagnards du Caucase le surnomment « le sanglier du Samour », d'après le nom de la troupe qu'il commandait. En 1851, il repousse une incursion de Hadji Murad dans le Tabassaran[6]. En 1853, il mène une nouvelle expédition à la poursuite de Chamil qui avait fait une incursion en pays lezghien[1]. Sa traversée des sommets du Caucase est comparée par les contemporains à la campagne de Souvorov dans les Alpes en 1799-1800.
Il meurt à Tiflis en 1855. Il est enterré au monastère arménien de Sanahin.
En 1877, un monument lui est élevé à Temir-Khan-Choura (Bouïnaksk)[1] mais il est détruit en 1921.