Mu Ming
écrivaine chinoise
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Congyun Gu (chinois : 顾从云), connue sous son nom de plume Mu Ming (chinois : 慕明), née en à Chengdu, est une écrivaine chinoise de science-fiction et programmeuse spécialisée en intelligence artificielle. Depuis ses débuts en , elle a remporté plusieurs prix littéraires majeurs de la science-fiction chinoise, dont le prix Xingyun (de) de la meilleure nouvelle autrice et le prix Galaxie (en) de la meilleure nouvelle. Ses œuvres, publiées en chinois et traduites en plusieurs langues, abordent des thèmes tels que la technologie, le climat ou encore les rapports entre humanité et altérité. En , sa première œuvre traduite en français, Le Bracelet de jade, paraît chez Argyll.
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| Site web |
(zh + en) metamin.me |
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Prix Xingyun (d) () Prix Galaxie () |
Biographie
Congyun Gu naît en à Chengdu, en Chine[1]. Elle étudie et travaille dans le domaine de l’informatique, plus spécifiquement de l’intelligence artificielle, ce qui nourrit une partie de son approche littéraire[2]. Elle est employée comme programmeuse chez Google et réside à New York[1],[3].
Elle commence à publier des nouvelles et novellas de science-fiction en , sous le nom de plume « Mu Ming »[1],[4]. Ses œuvres se distinguent rapidement dans le paysage de la science-fiction chinoise contemporaine, et elle est considérée comme l’une des voix montantes de l’après-Liu Cixin[2]. Elle remporte de nombreux prix littéraires : trois fois le concours de novellas de Douban Read, le premier prix du 7e concours Masters of Future SF Writing, le prix Galaxie (en) de la meilleure nouvelle (31e édition), ainsi que le prix de la meilleure nouvelle autrice (Best New Writer) lors de la 11e édition du prix Xingyun (de) (prix Nebula chinois) en [1],[4],[5]. Elle est également finaliste du prix Ignyte (en) en , pour une nouvelle publiée en anglais (Express to Beijing West Railway Station, traduite par Kiera Johnson)[1],[6].
Ses textes paraissent dans différentes revues de science-fiction et anthologies, en Chine comme à l’international, notamment dans Clarkesworld (en) et Samovar en anglais[1],[4]. Plusieurs de ses textes sont traduits en italien et publiés par la maison d’édition Future Fiction, qui promeut la science-fiction chinoise en Europe[7]. Son premier recueil traduit en italien, Colora il Mondo, paraît en [1].
Ses œuvres abordent des thématiques variées, allant de réflexions sur la technologie et l'empathie à des métaphores climatiques, comme dans sa novella The Heart of Time (Shijian zhi xin, ), qui explore la coexistence de deux espèces symbiotiques face à une crise écologique[8],[9]. Plusieurs critiques soulignent son inscription dans un courant proche d’auteurs comme Stanisław Lem, Ted Chiang ou Ken Liu, avec une approche anthropologique et inclusive[2].
En , les éditions Argyll publient sa première œuvre traduite en français, Le Bracelet de jade, traduite par Gwenaël Gaffric. Ce récit, qui débute dans un cadre historique sous le règne de l’empereur Chongzhen, évolue vers des thématiques de science-fiction, et inaugure la collection « RéciFs » consacrée aux autrices internationales de l’imaginaire[10],[11]. Son recueil de nouvelles Colorer le monde – suivi de : Qui possède la Lune ? est traduit en français en [12].
Œuvres
Novellas
- Le Bracelet de jade, Argyll, 2024, trad. Gwenaël Gaffric (ISBN 9782494665347)
Recueils de nouvelles
- Colorer le monde – suivi de : Qui possède la Lune ?, Argyll, 2025 (Colora il mondo, Future Fiction, 2021), trad. Gwenaël Gaffric (ISBN 978-2-488126-04-5)