Mufid Garibija
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Mufid Garibija , né le à Sarajevo) est un architecte bosnien , connu pour ses travaux sur le patrimoine architectural de la capitale et pour ses recherches sur l’histoire de Sarajevo. Il est également reconnu pour son expertise sur l’architecture de la période ottomane et austro-hongroise [1].
Mufid Garibija est issu d’une famille sarajevienne présente dans la ville depuis plus de quatre siècles. Il grandit dans un environnement attaché à l’histoire locale, ce qui influence très tôt son intérêt pour le patrimoine et l’architecture.
Il étudie d’abord à l’École secondaire d’architecture, puis au Faculté d’architecture de Sarajevo. Durant sa formation, il participe à la construction de tronçons autoroutiers en Bosnie-Herzégovine, notamment sur les axes Doboj–Tuzla et Laktaši–Banja Luka.
En 1982, il réalise son premier projet indépendant : la reconstruction de la munara en bois de la mosquée Jekovac, qui servira par la suite de modèle à d’autres structures similaires[1] .
Entre 1984 et 1986, il travaille comme collaborateur externe au Zavod za zaštitu spomenika, sur des sites historiques majeurs tels que Mogorjelo, le monastère de Dobričevo, l’église de Čajniče et le clocher de Saint-Luc à Jajce. Il sert ensuite dans l’Armée de la République de Bosnie-Herzégovine entre 1991 et 1993[2]
Carrière d’architecte
Mufid Garibija conçoit ou rénove de nombreux bâtiments à Sarajevo : hôtels (Boutique-36, Safir, Kovači, Hayat), intérieurs commerciaux, habitations et plusieurs mosquées. Parmi ses projets majeurs figure la restauration du célèbre Sebil de Baščaršija, ainsi que des travaux sur l’Observatoire de Bjelašnica.
En tant que spécialiste de l’histoire urbaine, il intervient régulièrement dans les médias pour analyser les transformations de Sarajevo, notamment l’histoire des ponts et les crues de la Miljacka[3].
Il contribue également à expliquer la résistance des bâtiments traditionnels de Sarajevo aux séismes, en s'appuyant sur des analyses archéologiques et historiques[4].
Travaux historiques et culturels
Garibija est reconnu comme l’un des meilleurs connaisseurs de l’architecture ottomane et austro-hongroise de Sarajevo. Il a étudié ou commenté des édifices majeurs tels que :
- la Médersa de Gazi Husrev-bey ;
- Morića Han ;
- le musée juif de Sarajevo ;
- la Vijećnica.
Il souligne également l’importance historique de la gare de Bistrik, dont il rappelle qu’elle fut construite par des élèves de Gustave Eiffel et qu’elle constitue un élément essentiel du patrimoine ferroviaire de Sarajevo[5].
Distinctions
Parmi ses distinctions figurent :
- une première place au concours mondial de design philatélique (2000) ;
- un « Oskar za dizajn » lors d’une compétition internationale en Chine (2007) ;
- plusieurs récompenses locales pour ses réalisations architecturales[6].
