Multien

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Villes principalesCapitale originelle : Meaux

Ancien chef-lieu de doyenné : Acy-en-Multien

Superficie approximativeenviron 400 km2
Multien (ancien pays)
Image illustrative de l’article Multien
Un paysage typique.

Région Île-de-France et Hauts-de-France
Département Seine-et-Marne et Oise
Villes principales Capitale originelle : Meaux

Ancien chef-lieu de doyenné : Acy-en-Multien

Superficie approximative environ 400 km2
Relief Plateau calcaire vallonné
Communes environ 50
Régions naturelles
voisines
Au sud : Brie, au nord : Valois, à l'est : Champagne, à l'ouest : pays de Goële.

Image illustrative de l’article Multien
Localisation

Le Multien est un pays traditionnel du Bassin parisien, répertorié dans la grande région naturelle d'Île-de-France.

Géographiquement, il trouve sa place entre la Haute-Brie et le Valois, au nord de Meaux. C'est un riche pays agricole.

Historiquement, dès la période romaine, le Multien dépend de la ville de Meaux. Sous l'Ancien Régime, les différentes juridictions périphériques (essentiellement celles de Meaux, Soissons et Crépy-en-Valois) se partagent l'administration du pays. Depuis la Révolution, le Multien n'existe plus en tant que tel. Ses communes sont réparties entre la Seine-et-Marne (Île-de-France) et l'Oise (Picardie), dans différents cantons.

Environnement régional.

« Le pays de Meaux, le Multien, Melcianus, ne peut provenir que de Meldis, Meaux,... »[1].

Les anciens noms de deux communes particulières nous renseignent sur l’origine de Multien :

Acy-en-Multien : Aacy (Assiacum in Meldico, Aciacum in Melciano, Assiacum in Milciano), Arsy-en-Mussien[2] ;
Rosoy-en-Multien : Rosetum in Meldico[3]

Les formes Assiacum in Meldico et Rosetum in Meldico soulignent que ces villages se trouvent in Meldico dont la racine celte est Meld- du nom des Meldes (peuple de la région de Meaux) avec le suffixe gaulois –ica latinisé en icus souvent utilisé pour qualifier un pays (ou pagus). Ainsi le pays d'Ouche est le pagus Uticus et le Perche, le pagus Perticus ; donc le pays de Meaux est le pagus Meldicus. Dès l’époque mérovingienne (428-751), on trouve l’expression pagus Meldensis[4], pagus Melciacus, pagus Melcianus. Plus tard, au Moyen Âge, cette dernière expression prendra la forme vulgaire Mussien (voir plus haut les anciens noms d’Acy) d’où, aujourd’hui, Multien.

Géographie

Étendue géographique

Étendue et limites approximatives.

Il n'a jamais existé de limites bien précises de ce petit pays.

À l’origine, le pays de Meaux – donc le Multien – correspond au nord du bassin versant de la Marne, à l'ouest de la vallée de l'Ourcq, jusqu’aux limites de défrichement de la forêt de Retz, d’abord au niveau de Réez-Fosse-Martin sur le cours de la Gergogne, puis au-delà de Gondreville et de Lévignen. Son territoire sera restreint plus tard à la vallée de la Grivette.

Ses limites reconnues, sous les Carolingiens, sont « le cours de la Marne, celui de l’Ourcq, la Grivette jusqu’à sa source au-delà de Macquelines, de là vers Nanteuil-le-Haudouin et Silly, c’est-à-dire la plaine d’Ermenonville jusqu’à la Launette, ensuite à Dammartin et à Claye pour revenir sur Meaux. »[5],[6]

La superficie correspondant à ces limites était d'environ 460 km2 ; on trouvait dans ce périmètre une soixantaine de communes.

Gallois[7], en 1908, réduit le Multien au sud. Il précise que ce qu'on appelle exactement Multien s'arrête « au pied des collines de Dammartin et de Montgé » - ce qui correspond aux limites reconnues de la Goële à l'est[8].

La superficie correspondant à ces limites est d'environ 400 km2 ; on trouve actuellement dans ce périmètre une cinquantaine de communes[Note 1].

Liste des villages

Géologie et relief

Paysage caractéristique du Multien, entre Marcilly et Étrépilly.

Le Multien appartient au Bassin parisien cuvette géologique sédimentaire.

Ses sols sont de l'ère Tertiaire, Nummulitique, anciens noms qui caractérisent aujourd'hui l'époque Paléogène ; plus précisément, ils appartiennent à l'Éocène (56 à 34 Ma) et à l'Oligocène (34 à 23 Ma). Ils se caractérisent par des sables, calcaires, gypse et marnes. Cette époque a vu l'émergence des premiers mammifères.

Aujourd'hui, c'est un vaste et riche plateau agricole recouvert de limon et sillonné d'ouest en est de vallons boisés où coulent les rivières qui l'arrosent.

Son altitude moyenne est d'une centaine de mètres avec quelques points culminants ne dépassant guère les 150 m.

Hydrographie

L'Ourcq à Lizy-sur-Ourcq.

Le Multien est bordé par :

  • la rivière d'Ourcq, à l'est, sur environ 20 km. Elle se jette dans la Marne près de Lizy-sur-Ourcq et peut, dans cette zone de 20 km, porter bateau ; le canal de l'Ourcq, commencé en 1802 pour amener l'eau à Paris, suit sa vallée sur la même distance et longe ensuite la Marne pour se diriger vers Claye-Souilly et Paris.
  • la rivière de Marne, au sud, qui serpente sur 45 km.

Ces deux rivières marquent les anciennes limites est et sud du pays.

Trois petites rivières, coulant d'ouest en est, vallonnent le plateau et se jettent dans l'Ourcq (confluence naturelle) et son canal (confluence aménagée) pour les deux premières et dans la Marne et le canal (dito) pour la troisième. Ce sont du nord au sud :

Quelques étangs artificiels, créés pour l'agrément ou pour le besoin des anciens moulins hydrauliques, jalonnent leurs cours. De multiples sources grossissent le volume de leurs eaux. Ces fontaines ont favorisé l'émergence de cressonnières, notamment sur la Gergogne.

Les eaux de l'Ourcq et les trois petites rivières décrites ci-dessus sont détournées en partie pour alimenter le canal éponyme. À la création du canal, l'Ourcq y contribuait pour 43 % (105 200 m3/j), et les trois rivières secondaires - du Multien - pour respectivement : 4,7 ; 6,7 et 5 %[11]. Soit encore 11 400, 16 100 et 11 500 m3/j.

Histoire

Notes et références

Voir aussi

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