Muriel Salle
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Muriel Salle est une historienne et une universitaire française spécialiste de l'histoire des femmes, née en 1978.
Formation
Titulaire d'une maîtrise d'histoire soutenue auprès d'Olivier Faure, elle obtient l'agrégation d'histoire en 2003 puis poursuit une recherche de Master 2 auprès de Michelle Zancarini-Fournel, Féminin vs Masculin. Jeux de miroirs dans les discours médicaux et anthropologiques sur le corps et la nature féminine à la fin du XIXe siècle. Elle soutient sa thèse de doctorat, L’avers d’une Belle Époque. Genre et altérité dans les pratiques et les discours d’Alexandre Lacassagne, médecin lyonnais (1843-1924), en 2009[1].
Enseignement
Depuis 2010, elle assure à l'Institut d'études politiques de Lyon un cours intitulé « Genre et Rapports sociaux de sexe », puis « Corps, Sexe et Politique ». Maîtresse de conférences en histoire depuis 2011 à l'université Lyon 1, elle est responsable depuis 2016 de l'UE « Corps, Genre, Santé » dans le Master Genre habilité par deux universités lyonnaises[1].
Elle intervient également auprès de la faculté de médecine de Lyon[2] et, jusqu'en 2015, auprès de l'Université Jean-Monnet-Saint-Étienne dans le cadre de l'université pour tous[1].
Elle est également maîtresse de conférences à l’École supérieure du professorat et de l’éducation de Lyon[3].
Ses recherches portent d'abord sur l'hermaphrodisme dans le discours médical de la fin du XIXe siècle[4], puis plus généralement sur la question du genre[5].
Elle recense des travaux portant sur la thématique du sport et du genre[6], sur l'histoire de l'intime et du sentiment amoureux[7].
Prises de position
Elle s'associe à des tribunes en son nom propre[8] ou par l'intermédiaire de l'Association de recherche sur le genre en éducation et formation (ARGEF) dont elle est cofondatrice[9].
Dans son essai intitulé Qu'est-ce qu'une femme ?, Muriel Salle indique que les publications scientifiques, documents institutionnels et communications militantes mobilisent un nouveau vocabulaire dont les enjeux « ne sont pas toujours faciles à saisir »[10]. Il s'agit parfois de rendre compte de l’existence de personnes trans en questionnant les différences admises entre les sexes et en interrogeant les spécificités biologiques définissant habituellement « femmes » et « hommes », et parfois de dénaturaliser radicalement le genre, en passant par une référence explicite à l’organique[10] : « plus de « femme » donc, mais des « non-prostate owners », des « personnes ayant (ou ayant eu) une vulve », ou « un utérus », des « personnes à vagin », des « personnes qui ont leurs règles »… »[10].
Décoration
- Chevalière de l'ordre des Palmes académiques.
Chevalier de l'ordre national du Mérite (nommée le )[11].