Musique diwane

Genre musical algérien, pratiqué par des populations d'origines subsahariennes From Wikipedia, the free encyclopedia

La musique diwane est un genre musical algérien et des rituels thérapeutiques soufis pratiqués par des populations d'origines subsahariennes.

Origines culturelles Drapeau de l'Algérie Algérie
Instruments typiques Goumbri, karkabou
Popularité Algérie
Faits en bref Origines culturelles, Instruments typiques ...
Diwan
Description de cette image, également commentée ci-après
Deux gnaouas jouant du guembri dans les rues d'Oran.
Origines culturelles Drapeau de l'Algérie Algérie
Instruments typiques Goumbri, karkabou
Popularité Algérie
Scènes régionales Oran, Saïda, Mascara, El Bayadh, Alger, Constantine, Biskra, Béchar,
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La musique diwane est utilisée pendant une cérémonie religieuse . Au fil des siècles, les musiques des communautés noires d'Afrique du Nord ont divergé sur de nombreux points liés à l'histoire propre de chaque pays ainsi qu'aux spécificités humaines et culturelles où elles ont baigné.

Dénominations et étymologie

Le terme arabe diwân se réfère à la poésie écrite rassemblée en recueils, aux lieux où elle est dite, à la pièce où l'on se réunit pour débattre d'idées[1].

Diwane est le nom donné en Algérie à des cérémonies propres aux populations d'origines subsahariennes, comparable à celles menées du gnaoua du Maroc, du stambali en Tunisie[1] et du makeli en Libye. Le style porte le nom de zar Égypte et ailleurs au Moyen-Orient[2].

Dans l'est de l'Algérie principalement, ils sont appelés stambali, benga, diwan ou bori haoussa.

A Ghardaïa, ce style est appelé « Dendoun » ; à Constantine, on l'appelle « El Ouesfen » (esclaves ou serviteurs) ; et en Oranie « Ouled Sidi Blel », en référence à Bilal ibn Rabah, compagnon et muezzin du prophète Mahomet[3].

Description

Le Diwan de Biskra, lors du festival de Musiques de Rues de Besançon 2006.

Le terme diwane est utilisé quand on parle du rituel thérapeutique soufi pratiqué en Algérie par les populations d'origine africaine[4]. C'est un rite de possession syncrétique, où se mêlent à la fois des apports africains et arabo-berbères et pendant lequel des adeptes s'adonnent à la transe à des fins thérapeutiques[2]. Ce rituel est appelé diwan, hadra, lila, mbita ou nechra selon les régions[5].

La musique diwane d'Algérie et ses consœurs ont pour point commun une origine africaine sub-saharienne et certains rites[1]. On retrouve les mêmes structures de musiques et de danses dans les pratiques cérémonielles en Tunisie et au Maroc. Toutefois, ces musiques vont se spécifier en fonction des populations, et des histoires propres à chacun de ces pays ou régions et ne connaîtront pas le même parcours ou les mêmes influences[1] (habillement, danse, instruments, paroles, enseignement, place et reconnaissance dans leur société d'adoption...).

Pendant très longtemps, cette musique était presque inexistante, car réduite à un style mineur assimilé à du folklore[3]. Le diwane en tant que rituel est sorti de son cadre originel pour investir les scènes artistiques. En plus de membres de confréries qui pratiquent ce genre sur les scènes algériennes, et même parfois étrangères, de jeunes groupes ont vu le jour, et des artistes plus confirmés pratiquent ce style musical aujourd'hui. C'est principalement des expériences de fusion, et des prolongements à la musique diwane[3]. Le diwane algérien se caractérise par la présence des femmes-musiciennes, à l'instar Hasna El Bacharia[6].

Instruments

Joueur de Goumbri.

Le guembri, instrument à cordes traditionnel, est à la base de cette expression artistique[7]. Autour du guembri du maâllem, on pratique le chant du Koyo bango (chanteur), et le son métallique des karkabou[5]. D'autres instruments de percussion sont utilisés : le petit, appelé kolo, joue dans l'aigu, le moyen, sereh, dans le medium et le grand, benga dans les graves[1].

Interprètes

Musicien noir à Alger au milieu du XIXe siècle.
  • Maalem Abdou (Mohammadia - 29)
  • Maalem El Mejdoub (Mostaganem)
  • Maalem Hamza
  • Maalem Youcef (Sidi Belabass)
  • Maalem Benaouda (Relizane)
  • Maalem Houari (Oran)
  • Maalem Bikadi (Mascara)
  • Maalem Boualem El Horr (Sidi Belabass)
  • Maalem Kadi (Sidi Belabass)
  • Maalem AbdelKader Alias Samy (Oran)
  • Maalem Toufik (El Bayadh)
  • Maalem Kadirou (El Bayadh)
  • Maalem Hamou Zaidi (Béchar)
  • Maalem Madmoune (Oran)
  • Maalem Benaissa Bahaz (Alger)
  • Maalem Fayçal Soudani (Kolea)
  • Maalem Miloud (Biskra)
  • Maalem Boumedien (Sidi Belabass)
  • Maalem Aid Boukhmala (Saida)
  • Brahim Berrezoug[8]
  • Gaâda - Diwane Bechar
  • Karim Ziad
  • Gnawa Diffusion
  • Camel Zekri
  • Hasna El Bacharia
  • Bania[9]
  • Dendoun Sidi Billel[6]
  • Noujoum Diwane[6]
  • Wasfan de Constantine[6]
  • Lahbib Kanou
  • Aicha Lebgaa

Festivals

  • Festival national de la musique Diwane de Béchar, qui s'articule autour d'une compétition[10] ;
  • Festival international du Diwane d'Alger, délocalisé en 2020 à Béchar[11].
  • Festival national de la musique Diwane de Mohammadia ( Barigou)

Notes et références

Articles connexes

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