Mustapha Kamel Nabli

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PrésidentFouad Mebazaa (intérim)
Moncef Marzouki
PrédécesseurTaoufik Baccar
SuccesseurChedly Ayari
Mustapha Kamel Nabli
Illustration.
Mustapha Kamel Nabli durant un sommet du Forum économique mondial sur l'agenda global 2012
Fonctions
Gouverneur de la Banque centrale de Tunisie

(1 an, 6 mois et 1 jour)
Président Fouad Mebazaa (intérim)
Moncef Marzouki
Prédécesseur Taoufik Baccar
Successeur Chedly Ayari
Ministre tunisien du Plan et du Développement régional

(5 ans)
Président Zine el-Abidine Ben Ali
Premier ministre Hamed Karoui
Gouvernement Karoui
Biographie
Date de naissance (78 ans)
Lieu de naissance Téboulba (Tunisie)
Nationalité tunisienne
Diplômé de Faculté de droit et des sciences politiques de Tunis
École nationale d'administration
Université de Californie
Profession Professeur

Mustapha Kamel Nabli (arabe : مصطفى كمال النابلي), né le à Téboulba, est un universitaire, économiste et homme politique tunisien.

Il occupe le poste de ministre du Plan et du Développement régional de 1990 à 1995 et celui du gouverneur de la Banque centrale de Tunisie de 2011 à 2012.

Jeunesse et études

Mustapha Kamel Nabli suit des études d'économie. Titulaire d'une maîtrise en sciences économiques et d'un master[1], il obtient un doctorat en sciences économiques à l'université de Californie à Los Angeles en 1974[2]. Il est également diplômé de l'École nationale d'administration de Tunisie.

Carrière académique et politique

Professeur agrégé en sciences économiques dès 1980, il occupe plusieurs responsabilités au sein de l'université de Tunis, où il enseigne pendant de nombreuses années[3]. Membre expert auprès de plusieurs institutions, notamment la Communauté économique européenne et la Ligue arabe, il dirige durant la fin des années 1990 la section Moyen-Orient-Afrique du Nord à la Banque mondiale.

Professeur émérite des universités, il est également membre correspondant de l'Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts[4],[5] ainsi que membre de plusieurs sociétés savantes et de think tank internationaux.

En 1988, il préside la Bourse de Tunis avant d'occuper le poste de ministre du Plan et du Développement régional entre et [3]. Avec la révolution tunisienne de 2011, il se voit nommer à la tête de la Banque centrale de Tunisie par Mohamed Ghannouchi[6]. Il s'attache durant son mandat à rassurer les investisseurs sur son indépendance[7], sur les capacités de la Tunisie à honorer ses dettes[8] et à se redresser après les changements institutionnels[9].

Le , le président Moncef Marzouki décide de le démettre en concertation avec le chef du gouvernement Hamadi Jebali[10],[11] ; la décision est validée par l'assemblée constituante le , par 110 votes contre 62[12]. Il est remplacé par Chedly Ayari dont la candidature est confirmée par l'assemblée le [13].

En 2014, il présente sa candidature à l'élection présidentielle en tant qu'indépendant[14] avant de se retirer le , obtenant finalement 0,21 % des voix[15].

Il est condamné, le , à 33 ans de prison dans le cadre de l'affaire du complot contre la sûreté de l'État pour « complot contre la sûreté de l'État »[16].

Distinctions

Le , il est décoré des insignes de grand cordon de l'Ordre de la République tunisienne[17],[18].

Publications

Références

Liens externes

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