Musée d'histoire de la Yougoslavie

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Ouverture
Dirigeant
Veselinka Kastratović
Surface
5 252 m2
Musée de la Yougoslavie
L'entrée du musée du 25 mai
Informations générales
Type
Ouverture
Dirigeant
Veselinka Kastratović
Surface
5 252 m2
Site web
Collections
Nombre d'objets
200 000
Localisation
Pays
Serbie
Division administrative
Commune
Adresse
Botićeva 6
Coordonnées
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Le musée de la Yougoslavie (en serbe cyrillique : Музеј Југославије ; en serbe latin : Muzej Jugoslavije) a été créé en 1996 à la suite d'une décision du gouvernement de la république fédérale de Yougoslavie réunissant en une même entité le Centre mémoriel « Josip Broz Tito » et le musée de la Révolution[1]. Le musée est aujourd'hui constitué de quatre ensembles : la Kuća cveća (la « Maison des fleurs »), le Stari muzej (le « vieux musée »), le Muzej 25. maj (« musée du  ») et une galerie situé sur la place Nikola Pašić à Belgrade. Jusqu'à fin 2016, le musée était connu sous le nom de musée d'histoire de la Yougoslavie (Muzej Istorije Jugoslavije), avant de prendre son nom actuel.

Centre mémoriel Josip Broz Tito

La tombe de Josip Broz Tito dans la Maison des fleurs

Le centre mémoriel Josip Broz Tito a été créé en 1982, à partir du musée du construit par l'architecte Mika Janković en 1962 et offert à Tito par la ville de Belgrade ; il comprenait aussi la Maison des fleurs, construite en 1975 par Stjepan Kralj et conçue comme un jardin d'hiver, la Résidence (une villa située au n° 15 de la rue Užička)[1], Bilijarnica, une maison de chasse (Lovačka kuća), le Stari Muzej, la collection commémorative de la villa Mir, ainsi que le musée du 4 juillet.

La collection commémorative (Spomen zbirka) était installée dans la villa Mir (la « Paix »), une villa située au n° 11 de la rue Uzička, construite dans les années 1960 pour servir de résidence à Tito, qui ne l'avait jamais habitée. Immédiatement après sa mort survenue en mai 1980, la villa fut intégrée au Centre mémoriel pour y accueillir des collections. On y rassembla de nombreuses décorations nationales et étrangères, des objets personnels ayant appartenu à Tito, des collections archéologiques, des armes, des peintures et de très nombreux cadeaux qu'il avait reçus au cours de sa carrière. Parmi ces cadeaux figuraient un sabre de cavalerie richement orné qui lui avait offert Joseph Staline « pour son succès dans la lutte contre le fascisme »,un casque corinthien datant de la fin du VIIe siècle av. J.-C., cadeau du roi Paul de Grèce, une mosaïque antique, cadeau de Giovanni Agnelli, le directeur de la Fiat, ou encore un service à café en or et en argent offert par le patriarche de toutes les Russies Alexis.

Le centre mémoriel JBT détenait ainsi un fonds muséographique de 200 000 objets répartis dans 16 collections différentes.

Musée de la Révolution

Le musée de la Révolution du peuple et des nationalités de Yougoslavie a été créé par un décret du comité central de la Ligue des communistes de Yougoslavie, adopté lors de la session du 40e anniversaire du comité le . Il se donnait pour but « informer le public sur le développement et les luttes de la classe ouvrière de Yougoslavie ». Le musée, installé dans un bâtiment situé au n° 11 de la place Marx et Engels (Trg Marksa i Engelsa br. 11), ouvrit ses portes en 1960.

La question de la construction d'un nouveau bâtiment pour le musée restait encore à l'ordre du jour. À la fin de 1961, un concours fut organisé pour choisir entre le meilleur des dix-neuf projets présentés et la commission, composée d'experts, d'artistes et de personnalités, choisit celui de Vjenceslav Richter (1917-2002)), un architecte venu de Zagreb. Toutefois, à cause du manque de fonds, le projet ne fut pas réalisé. Un autre projet vit le jour au milieu des années 1970 mais lui aussi tourna court : le musée ne fut jamais construit et l'on peut encore voir l'ébauche de sa construction entre le palais de la Serbie et la tour Ušće.

En 1996, le musée de la Révolution comme le centre mémoriel Josip Broz Tito fut intégré dans le musée d'histoire de la Yougoslavie.

Musée de la Yougoslavie

Mosaïque à l'entrée du musée du 25 mai, représentant des combattants et des travailleurs

Le musée de la Yougoslavie a été créé en 1996, par un décret du gouvernement de la république fédérale de Yougoslavie, réunissant le centre mémoriel Josip Broz Tito et le musée de la Révolution. D'autres entités y furent adjointes : la Maison des fleurs, le Stari muzej, le musée du 25 maj et la galerie de la Place Marx et Engels (Trg Marksa i Engelsa), aujourd'hui place Nikola Pašić.

Le musée a fonctionné en tant qu'organisme fédéral indépendant jusqu'en avril 2003 puis, en novembre 2007, l'Assemblée nationale de la république de Serbie en a fait un organisme de la république de Serbie. Le musée possède ainsi 5 252,57 km2 d'espace d'exposition et le complexe est situé dans un parc de 3,20 hectares[1].

Changements sous Slobodan Milošević

Lors de la création du musée de la Yougoslavie ont été exclus plusieurs ensembles : la Rezidencija (villa du 15 rue Užička), Bilijarnica, la maison de chasse, la collection commémorative de la villa Mir et le musée du 4 juillet, qui, à cette époque, continuèrent à travailler comme des institutions indépendantes. La collection commémorative était connue sous le nom de Villa Mir et les lieux restaient à la disposition du président de l'époque Zoran Lilić, qui ne s'y installa jamais.

Après son élection en tant que président de la république fédérale de Yougoslavie, en 1997, Slobodan Milošević s'installa avec sa famille au palais Blanc (Beli dvor) puis dans la Résidence du 15 rue Užička, l'ancienne résidence de Josip Broz Tito et de sa femme Jovanka. Des travaux y furent réalisés. Au milieu du centre mémoriel et de son parc, un mur fut bâti ; la Résidence de la rue Užička, la collection commémorative de la villa Mir, Bilijarnica et la maison de chasse furent séparées des autres installations comme le musée du , la maison des fleurs et le vieux musée ; un grand nombre d'objets autrefois exposés furent placés dans le dépôt de la collection commémorative.

Au cours de l'opération Allied Force qui vit la Serbie bombardée par l'OTAN en 1999, la Résidence de la rue Užička fut entièrement détruite. Slobodan Milošević s'installa alors dans la villa Mir, où il vécut même après la révolution d'octobre 2000 et jusqu'en mars 2001, date de son arrestation.

Collections du musée

Notes et références

Voir aussi

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