D'après Sandag (1969), les différentes tribus de Myangad ont chacune un jour spécifique du mois durant lequel sont effectuées les offrandes à leurs esprits-protecteurs[3].
Ils parlent un dialecte spécifique de la langue mongole[2],[4].
Les Myangad pratiquent un rituel de naissance nommé keüked-ün dalalga, consistant à attirer la bonne fortune sur l'enfant nouveau-né[5]. Il existe des variantes dans la description[5].
Selon l'une des descriptions orales, le bébé est soigneusement lavé trois jours après sa naissance, afin que ce rituel puisse être pratiqué[5]. Un mouton est abattu pour l'occasion[5]. C'est généralement la sage-femme qui a assisté la naissance du bébé qui pratique ensuite ce rituel[5]. La partie la plus valorisée du mouton, la croupe, généralement réservée aux hommes guerriers, est offerte en offrande[5]. D'autres parties du mouton (base de la queue, tibia, et saucisse fabriquée à partir du gros intestin de la bête) sont placées dans un seau, puis la sage-femme les répartis autour de la jeune mère en s'exclamant qurui ![5]. La jeune mère prend trois bouchées de l'intestin avant de le faire passer aux autres convives afin qu'ils y goûtent, puis toutes les parties du mouton sont découpées en tranches et mangées[5]. La sage-femme donne un nom au nouveau-né à ce moment[5]. La viande est disponible pour tous les convives pendant trois jours, puis elle est offerte aux parents du nouveau-né[5]. Le père de l'enfant nettoie soigneusement le tibia du mouton et lke garde dans un coffre : à l'avenir, la moelle pourra être utilisée en tant que goutte dans les oreilles pour guérir l'enfant d'éventuelles maladies des oreilles[5].
Une variante précise que le nombril du nouveau-né est immédiatement bandé après sa naissance, et qu'il est fait usage d'un sac spécifique, nommé šingee sav, encerclé et ouvert sur le dessus[5].