Myotis
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| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Classe | Mammalia |
| Sous-classe | Placentalia |
| Ordre | Chiroptera |
| Sous-ordre | Yangochiroptera |
| Famille | Vespertilionidae |
| Sous-famille | Vespertilioninae |
Répartition géographique
Myotis est un genre de chauves-souris de la famille des Vespertilionidae, dont les espèces sont appelées murins, et anciennement verspertilions. On dénombre près de 130 espèces dans ce genre, ce qui en fait le genre de chauves-souris le plus riche en espèces. Ces espèces sont réparties sur tous les continents, à l'exception de certaines régions d'Australasie. L'étude de leur diversité et de leur classification fait toujours l'objet d'intenses travaux, et de nouvelles espèces sont même découvertes dans des régions très étudiées depuis longtemps, comme en témoigne par exemple la découverte en Europe du Murin d'Alcathoé (Myotis alcathoe) en 2001, ou du Murin cryptique (Myotis crypticus) en 2019. Les anciens découpages en sous-genres ont largement été invalidées par les recherches en phylogénie plus récentes, et de grands groupes ayant une bonne cohérence biogéographique, plutôt que des ressemblances morphologiques de surface, sont aujourd'hui distingués.
Animaux cosmopolites, Myotis est le genre de chauve-souris le plus varié et le plus répandu à travers le Monde : on les trouve sur tous les continents, à l'exception de l’Antarctique.
Caractéristiques
Ces chauves-souris doivent leur nom grec (myotis = « oreilles de souris », mouse-eared bats en anglais) à la similitude de leurs oreilles avec celles des souris[1]. Mais à l'opposé de ces dernières, les chauves-souris possèdent un tragus fonctionnel, mobile et qui peut obturer le conduit auditif. La forme et la taille des oreilles et des tragus sont d'importants signes distinctifs pour la reconnaissance des animaux endormis. On distingue également les différentes espèces grâce aux différences de longueur des avant-bras, aux habitus et aux caractéristiques de l’aile membranaire. Le coloris de la fourrure sur le dos de l'animal oscille entre différentes tonalités de gris et de brun. La face ventrale est le plus souvent nettement plus claire, tirant même presque sur le blanc. La transition entre le poil plus foncé de la face dorsale et celui, plus clair, de la face ventrale, est le plus souvent tranchée. Le diamètre crânien des individus du genre myotis est compris entre 35 et 100 mm, la queue mesure entre 28 et 65 mm de long.[Information douteuse] Le poids varie de 3 grammes pour les plus petites espèces, à 45 grammes pour Myotis myotis. Notons aussi que ce genre possède un long museau poilu[2].
La formule dentaire des murins est (en notation de Palmer ?) 2133/3133[source insuffisante]. Les murins jouissent ainsi d'un nombre maximum de 38 dents. Notons que le nombre de dents n'est d'aucune aide pour identifier l'espèce d'une chauve-souris du genre Myotis.
Biotope

On rencontre les chauves-souris du genre Myotis dans un grand nombre de biotopes, des déserts aux forêts tropicales et aux régions de montagne. Toutes ces espèces, dont le genre de vie est nocturne, dorment le jour dans les grottes, les puits de mine, les greniers, les dendrotelmes ou toute autre cavité sombre. La plupart des espèces vivent en groupe, groupes dont l'effectif peut varier de quelques individus à des centaines de milliers. Dans les pays froids, elles observent une période d’hibernation, qui les pousse à prendre leurs quartiers d'hiver ou à migrer vers des régions plus chaudes.
Alimentation
En Europe toutes les espèces se nourrissent presque exclusivement d’arthropodes. Les insectes sont les principales proies, mais les araignées et les mille-pattes sont aussi appréciés. Les proies sont souvent attrapées en plein vol, mais quelques espèces atterrissent sur le sol ou d'autres perchoirs comme les feuilles ou les murs, pour y pourchasser leurs proies en grimpant. Certaines espèces, dont la plus connue est Myotis vivesi du Mexique, se nourrissent surtout de poisson. Elles sont adaptées à la pêche par leurs longues pattes arrière munies de grandes griffes.
Reproduction

Dans les régions tempérées, l'accouplement a lieu le plus souvent à l'automne ou au début de l'hiver : le sperme du mâle est ensuite maintenu quelques mois dans le conduit génital de la femelle de sorte que la fécondation et le début de la grossesse ne surviennent qu'au printemps. Dans les pays tropicaux au contraire, l'accouplement peut intervenir tout au long de l'année. Après une grossesse de 50 à 70 jours, la mère ne met généralement au monde qu’un seul petit. Chez la plupart des espèces, les femelles se retirent entre elles dans des abris pour mettre au monde et élever leurs petits. L'espérance de vie de ces chauves-souris, dans les conditions de vie sauvage, doit se situer entre six et sept ans. Mais beaucoup d'individus vivent sensiblement plus vieux : une Myotis lucifugus a ainsi vécu 29 années.
Noms vernaculaires et noms scientifiques correspondants
Noms vernaculaires en français, par ordre alphabétique.
Note : certaines espèces ont plusieurs noms.
En dehors du grand et du petit murin, on emploie aussi bien le terme vespertilion que celui de murin :
Systématique
Il y a exactement 90 espèces de Myotis différentes. Certaines espèces sont si proches qu'on peut à peine les différencier par des signes extérieurs. Cela explique l'identification encore récente de certaines espèces, dont les individus étaient auparavant assimilés à une autre espèce.
Liste des sous-genres
- Sous-genre Myotis (Myotis)
- Sous-genre Myotis (Chrysopteron)
- Sous-genre Myotis (Selysius)
- Sous-genre Myotis (Isotus)
- Sous-genre Myotis (Leuconœ)
- Sous-genre Myotis (Pisonyx)
- Sous-genre Myotis (Cistugo)
Liste d'espèces
Selon BioLib (20 mai 2019)[3], Catalogue of Life (20 mai 2019)[4], ITIS (20 mai 2019)[5], Mammal Species of the World (version 3, 2005) (20 mai 2019)[6] et NCBI (20 mai 2019)[7] :
- Myotis abei (Yoshikura, 1944)
- Myotis adversus (Horsfield, 1824)
- Myotis aelleni (Baud, 1979)
- Myotis albescens (É. Geoffroy, 1806)
- Myotis alcathoe (von Helversen & Heller, 2001)
- Myotis altarium (Thomas, 1911)
- Myotis ancricola (Kruskop, Borisenko, Dudorova & Artyushin, 2018)
- Myotis anjouanensis (Dorst, 1960)
- Myotis annamiticus (Kruskop & Tsytsulina, 2001)
- Myotis annatessae (Kruskop & Borisenko, 2013)
- Myotis annectans (Dobson, 1871)
- Myotis araxenus (Dahl, 1947)
- Myotis atacamensis (Lataste, 1892)
- Myotis ater (Peters, 1866)
- Myotis aurascens (Kuzyakin, 1935)
- Myotis auriculus (Baker & Stains, 1955)
- Myotis australis (Dobson, 1878)
- Myotis austroriparius (Rhoads, 1897)
- Myotis badius (Tiunov, Kruskop & Feng, 2011)
- Myotis bechsteinii (Kuhl, 1817)
- Myotis blythii (Tomes, 1857)
- Myotis bocagii (Peters, 1870)
- Myotis bombinus (Thomas, 1906)
- Myotis brandtii (Eversmann, 1845)
- Myotis bucharensis (Kuzyakin, 1950)
- Myotis californicus (Audubon & Bachman, 1842)
- Myotis capaccinii (Bonaparte, 1837)
- Myotis chiloensis (Waterhouse, 1840)
- Myotis chinensis (Tomes, 1857)
- Myotis ciliolabrum (Merriam, 1886)
- Myotis cobanensis (Goodwin, 1955)
- Myotis crypticus (Ruedi, Ibáñez, Salicini, Juste & Puechmaille, 2019)
- Myotis csorbai (Topál, 1997)
- Myotis dasycneme (Boie, 1825)
- Myotis daubentonii (Kuhl, 1817)
- Myotis davidii (Peters, 1869)
- Myotis dieteri (Happold, 2005)
- Myotis diminutus (Moratelli & Wilson, 2010)
- Myotis dominicensis (Miller, 1902)
- Myotis elegans (Hall, 1962)
- Myotis emarginatus (É. Geoffroy, 1806)
- Myotis escalerai (Cabrera, 1904)
- Myotis evotis (H. Allen, 1864)
- Myotis fimbriatus (Peters, 1871)
- Myotis findleyi (Bogan, 1978)
- Myotis flavus (Shamel, 1944)
- Myotis formosus (Hodgson, 1835)
- Myotis fortidens (Miller & G. M. Allen, 1928)
- Myotis frater (G. M. Allen, 1923)
- Myotis gomantongensis (Francis & Hill, 1998)
- Myotis goudoti (A. Smith, 1834)
- Myotis gracilis (Ognev, 1927)
- Myotis grisescens (A. H. Howell, 1909)
- Myotis hajastanicus (Argyropulo, 1939)
- Myotis handleyi (Moratelli & al., 2013)
- Myotis hasseltii (Temminck, 1840)
- Myotis hermani (Thomas, 1923)
- Myotis horsfieldii (Temminck, 1840)
- Myotis hosonoi (Imaizumi, 1954)
- Myotis hoveli (Harrison, 1964)
- Myotis hyrcanicus (Benda, Reiter & Vallo, 2012)
- Myotis ikonnikovi (Ognev, 1912)
- Myotis indochinensis (Son, Görföl, Francis, Motokawa, Estók, Endo, Thong, Dang, Oshida & Csorba, 2013)
- Myotis insularum (Dobson, 1878)
- Myotis izecksohni (Moratelli, Peracchi, Dias & de Oliveira, 2011)
- Myotis keaysi (J. A. Allen, 1914)
- Myotis keenii (Merriam, 1895)
- Myotis laniger (Peters, 1871)
- Myotis lavali (Moratelli, Peracchi, Dias & de Oliveira, 2011)
- Myotis leibii (Audubon & Bachman, 1842)
- Myotis levis (I. Geoffroy, 1824)
- Myotis longipes (Dobson, 1873)
- Myotis lucifugus (Le Conte, 1831)
- Myotis macrodactylus (Temminck, 1840)
- Myotis macropus (Gould, 1855)
- Myotis macrotarsus (Waterhouse, 1845)
- Myotis martiniquensis (LaVal, 1973)
- Myotis melanorhinus (Merriam, 1890)
- Myotis midastactus (Moratelli & Wilson, 2014)
- Myotis moluccarum (Thomas, 1915)
- Myotis montivagus (Dobson, 1874)
- Myotis morrisi (Hill, 1971)
- Myotis muricola (Gray, 1846)
- Myotis myotis (Borkhausen, 1797)
- Myotis mystacinus (Kuhl, 1817)
- Myotis nattereri (Kuhl, 1817)
- Myotis nesopolus (Miller, 1900)
- Myotis nigricans (Schinz, 1821)
- Myotis nipalensis (Dobson, 1871)
- Myotis occultus (Hollister, 1909)
- Myotis oreias (Temminck, 1840)
- Myotis oxygnathus (Monticelli, 1885)
- Myotis oxyotus (Peters, 1867)
- Myotis ozensis (Imaizumi, 1954)
- Myotis peninsularis (Miller, 1898)
- Myotis pequinius (Thomas, 1908)
- Myotis petax (Hollister, 1912)
- Myotis peytoni (Wroughton & Ryley, 1913)
- Myotis phanluongi (Borisenko, Kruskop & Ivanova, 2008)
- Myotis planiceps (Baker, 1955)
- Myotis pruinosus (Yoshiyuki, 1971)
- Myotis punicus (Felten, 1977)
- Myotis ricketti (Thomas, 1894)
- Myotis ridleyi (Thomas, 1898)
- Myotis riparius (Handley, 1960)
- Myotis rosseti (Oey, 1951)
- Myotis ruber (É. Geoffroy, 1806)
- Myotis rufoniger (Tomes, 1858)
- Myotis rufopictus (Waterhouse, 1845)
- Myotis schaubi (Kormos, 1934)
- Myotis scotti (Thomas, 1927)
- Myotis secundus (Ruedi, Csorba, Lin & Chou, 2015)
- Myotis septentrionalis (Trouessart, 1897)
- Myotis sibiricus (Kastschenko, 1905)
- Myotis sicarius (Thomas, 1915)
- Myotis siligorensis (Horsfield, 1855)
- Myotis simus (Thomas, 1901)
- Myotis sodalis (Miller & G. M. Allen, 1928)
- Myotis soror (Ruedi, Csorba, Lin & Chou, 2015)
- Myotis stalkeri (Thomas, 1910)
- Myotis taiwanensis (Ärnbäck-Christie Linde, 1908)
- Myotis thysanodes (Miller, 1897)
- Myotis tricolor (Temminck, 1832)
- Myotis tschuliensis (Kuzyakin, 1935)
- Myotis velifer (J. A. Allen, 1890)
- Myotis vivesi (Ménègaux, 1901)
- Myotis volans (H. Allen, 1866)
- Myotis watasei (Kishida, 1924)
- Myotis welwitschii (Gray, 1866)
- Myotis yanbarensis (Maeda & Matsumura, 1998)
- Myotis yesoensis (Yoshiyuki, 1984)
- Myotis yumanensis (H. Allen, 1864)
- Myotis zenatius (Ibáñez, Juste, Salicini, Puechmaille & Ruedi, 2019)
Selon Paleobiology Database (20 mai 2019)[8] :
- Myotis antiquus
- Myotis austroriparius
- Myotis baranensis
- Myotis bechsteini
- Myotis belgicus
- Myotis boyeri
- Myotis californicus
- Myotis dasycneme
- Myotis daubentoni
- Myotis elegans
- Myotis emarginatus
- Myotis evotis
- Myotis grisecens
- Myotis grisescens
- Myotis helleri
- Myotis keenii
- Myotis leibii
- Myotis lucifugus
- Myotis mangamolaris
- Myotis misonnei
- Myotis murinoides
- Myotis myotis
- Myotis mystacinus
- Myotis nattereri
- Myotis oxygnathus
- Myotis rectidentis
- Myotis salodorensis
- Myotis sanctialbani
- Myotis septentrionalis
- Myotis sodalis
- Myotis thysanodes
- Myotis velifer
- Myotis volans
- Myotis yumanensis
