Myriam Bahaffou

chercheuse, philosophe queer et décoloniale, conférencière, militante écoféministe et antispéciste française From Wikipedia, the free encyclopedia

Biographie

D'origine nord-africaine, Myriam Bahaffou est une essayiste, autrice et doctorante en philosophie à l'université de Picardie Jules-Verne en cotutelle avec l'Institut d'études féministes et de genre à l’Université d'Ottawa[1],[2]. Sa thèse propose une définition constructiviste de la notion d'espèce, et une critique de l'humanisme par une approche intersectionnelle[3],[4]. En 2019, elle est l'une des co-fondatrices du collectif Voix Déterres[5].

En 2022, elle publie son premier ouvrage Des paillettes sur le compost : Écoféminismes au quotidien, dans lequel elle présente une cartographie des écoféminismes qu'elle juge en France sujets à une dépolitisation dangereuse[6]. Elle rappelle les origines anticapitalistes et décoloniales du mouvement[7],[8] et y développe ses premières critiques de l'humanisme[9] qu'elle poursuivra avec les théoriciennes féministes et décoloniales Sylvia Wynter et Itzar Ziga[10]. C'est ainsi une vision intersectionnelle de l'écoféminisme qu'elle souhaite introduire, à l'aide d'une langue à la fois intime et intellectuelle[11].

Plus conceptuel, son second ouvrage Éropolitique : Écoféminismes, désirs et révolution, est publié en 2025 et théorise les liens entre écologie politique et érotisme[12] en considérant le désir comme une force politique[13]. Dans le sillon de Gilles Deleuze, l'autrice s'intéresse au désir d'un point de vue politique et social en contestant sa restriction au domaine du sexuel : "Non seulement le désir et le plaisir n’ont pas à être confinés au sexe, mais surtout, aucune lutte ne se fait sans désirer le monde. Pas au sens métaphorique, mais concret et viscéral ; désirer les formes de vie autour de nous et chérir la biodiversité est un impératif moral qui ne s’enracine pas uniquement dans la logique mais bien aussi dans les affects."[14] Elle présente son concept d'éropolitique[15] qui invite à favoriser la jouissance d'être en vie sous de multiples formes, dans une visée écologiste, queer et décoloniale[16].

Ouvrages

Préfaces et articles

  • Préface, Françoise d'Eaubonne, Le féminisme ou la mort, Le Passager clandestin, (ISBN 9782369352433)
  • Préface, Lynn Margulis & Dorion Sagan, Gaïa, sexe et catastrophe, Wildproject, (ISBN 9782381140698).
  • Préface, Yuna Visentin, Spiritualités radicales, Wildproject, (ISBN 9791097088750).
  • Préface, Myriam Bahaffou et Tristan Lefort-Martine, L'écoféminisme en défense des animaux, Cambourakis, , 240 p. (ISBN 978-2-36624-943-9, lire en ligne)
  • Chronique, Myriam Bahaffou, « Les femmes noires sont (toujours) les grandes traîtresses du capital », Politis, (lire en ligne)
  • Chronique, Myriam Bahaffou, « Non, Brigitte Bardot ne défendait pas les animaux. Elle les fétichisait. », Politis, (lire en ligne, consulté le ).

Notes et références

Liens externes

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