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Néférourê

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Néférourê (La Beauté de Rê) est la fille aînée de Thoutmôsis II et d'Hatchepsout.

TranscriptionNfr.w-Rˁ
PériodeNouvel Empire
Grand-père paternelThoutmôsis Ier
Faits en bref Nom en hiéroglyphe, Transcription ...
Néférourê
Image illustrative de l’article Néférourê
Néférourê et Sénènmout.
Nom en hiéroglyphe
ranfrnfrnfrB1
Transcription Nfr.w-Rˁ
Période Nouvel Empire
Dynastie XVIIIe dynastie
Famille
Grand-père paternel Thoutmôsis Ier
Grand-mère paternelle Moutnofret Ire
Grand-père maternel Thoutmôsis Ier
Grand-mère maternelle Ahmès
Père Thoutmôsis II
Mère Hatchepsout
Fratrie Thoutmôsis III
Moutnofret II (?)
Mérytnoub (?)
Sépulture
Nom Ouadi C-1 ?
Type Hypogée
Emplacement Ouadis occidentaux
Date de découverte 1916-1917
Découvreur Howard Carter
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Attestations

La princesse est attestée par plusieurs documents[1],[2] :

  • une statuette provenant de Faras et conservée au British Museum (EA 51364),
  • une statue provenant de Thèbes et conservée au Musée égyptien du Caire (JE 45930),
  • une stèle du Sarabit al-Khadim datée de l'an 11, accompagnée de son précepteur Sénènmout portant un éventail, la princesse est figurée devant Hathor à qui elle offre un pain conique,
  • un fragment de stèle trouvé à Karnak et conservé au Kelvingrove Art Gallery and Museum (inv. 1913.100.d) ; elle est mentionnée avec Sénènmout,
  • une inscription rupestre avec son précepteur Sénènmout située sur la route entre Assouan et Philæ,
  • au moins dix statues de Sénènmout sur vingt-cinq, la plupart provenant du temple d'Amon-Rê à Karnak[note 1],
  • les cônes funéraires et un ostraca de la première tombe TT71 de Sénènmout,
  • les cônes funéraires et une statue de la tombe TT252 de son « père nourricier » Senimen ; il se décrit comme le « père nourricier de l'épouse du dieu Néférourê, père nourricier de la fille de l'épouse du dieu Hatchepsout »[note 2],
  • une statue cube CG 953 de Minhotep, probable frère de Sénènmout,
  • la tombe d'El Kab de son autre précepteur Ahmès Pen-Nekhbet ; il déclare avoir élevé « [l]a fille aînée, Néférourê, juste de voix, alors qu'elle était une enfant au sein »,
  • une tombe de Beni Hassan,
  • le temple des millions d'années de sa mère à Deir el-Bahari :
    • dans le sanctuaire principale, elle y est représentée célébrant le culte deux fois, une fois derrière sa mère, et une autre fois derrière sa mère et son demi-frère,
    • dans une chapelle située dans la partie sud du temple et dédiée au culte de Thoutmôsis Ier ; elle y est mentionnée avec le reste de sa famille,
  • un petit temple complètement démantelé qui lui était dédié et qui devait se trouver près de la chaussée montante du temple de Thoutmôsis III à Deir el-Bahari ; les blocs ont été réutilisés, probablement pour la construction du temple ramesside situé à côté,
  • un octraca provenant de Deir el-Bahari et conservé au Metropolitan Museum of Art (inv. 23001.19),
  • un récipient en pierre provenant découvert au Sarabit al-Khadim,
  • près de neuf sceaux, la plupart des sceaux-scarabées découverts dans la nécropole thébaine.

Généalogie

La princesse est la fille unique du roi Thoutmôsis II et de la reine Hatchepsout[3],[4].

Néférourê a également été considérée comme étant une épouse de son demi-frère, le roi Thoutmôsis III[note 3]. Cependant, nulle part la princesse n'apparaît comme une épouse du roi. Certes, la tradition dynastique aurait voulu que le jeune roi épouse sa sœur, mais le très jeune âge de Thoutmôsis III et Néférourê, et la mort précoce de cette dernière entre l'an 11 et l'an 16 du règne, a peut-être fait avorter le mariage[5].

Biographie

Elle devait être très jeune lors de la mort de son père et l'avènement de son demi-frère, sous la régence de sa mère. Le premier précepteur de la princesse est Ahmès Pen-Nekhbet, ancien précepteur d'Hatchepsout : il indique être le « Père nourricier » de Néférourê dans sa propre tombe. Il est suivi à ce poste par Sénènmout, favori de la reine-pharaon, ainsi que par Senimen et, peut-être, Minhotep (frère de Sénènmout), qui s'est fait représenter avec la princesse[6].

La princesse est très tôt titrée « épouse du dieu » et « main du dieu », probablement dès le couronnement de sa mère vers l'an 7, qui portait également ce titre avant elle[7].

Sépulture

La princesse est probablement décédée entre l'an 11 du règne de son demi-frère, dernière année attestée avec certitude, et l'an 16, date de construction de la seconde tombe TT353 de Sénènmout, alors qu'elle était mentionnée dans sa première tombe TT71[8].

Un tombeau, nommé Ouadi C-1, a été suggéré comme étant la dernière demeure de la princesse. Ce tombeau a été découvert au sommet d'une falaise abrupte par l'archéologue Howard Carter dans le Ouadi C des Ouadis occidentaux. Le lien entre ce tombeau et Néferourê repose sur la présence d'un cartouche vertical érodé, portant son nom, gravé dans la falaise sous l'entrée du tombeau[9]. Le tombeau lui-même se compose d'un passage menant à une chambre allongée, d'un second couloir partant sur la droite et se terminant par une baie et une niche[10],[11] ; il a été trouvé presque vide[10]. On a toutefois noté que le tombeau avait été utilisé, car le plafond était lissé et les murs enduits[10] ; des traces de peinture ocre et jaune ont pu être identifiées.

Son tombeau pourrait également se trouver dans le Ouadi A, près du tombeau creusé pour la reine Hatchepsout avant qu'elle ne devienne roi[10].

Notes et références

Bibliographie

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