Nabila Bouatia-Naji
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Nabila Bouatia-Naji est une cardiologue marocaine spécialisée dans les maladies cardiovasculaires spécifiques aux femmes et en génétique médicale. La recherche en génétique et le lien entre science et société sont deux axes qui guident son parcours. À l'aide d'outils d'épidémiologie génétique, elle participe à la mise en évidence de nouveaux facteurs de risque génétiques pour le diabète, l'obésité et l'hypertension artérielle. Plusieurs fois primée pour ses travaux, elle devient directrice de recherche Inserm au Paris centre de recherche cardiovasculaire (PARCC) de Université Paris-Cité. Elle est membre de l'Académie africaine des sciences.
Son parcours de formation commence à Tanger, au Maroc, son pays natal[1], où elle se découvre une passion pour la génétique et la transmission des caractères héréditaires. En 1998, elle y obtient un diplôme de biologie à l’Université A Malek Saadi, à Tanger, au Maroc Les moyens lui semblant limitées dans les universités marocaines, elle rejoint Lille en 1998. Nabila Bouatia-Naji étudie à l'université des sciences et technologies de Lille, où elle obtient un diplôme en biologie moléculaire et cellulaire[2], puis à l'université Lille-II de santé et de droit, où elle obtient un doctorat en génétique humaine. En 2001, elle commence ses travaux sur une thèse. En 2006, cette thèse de doctorat intitulée Implication des voies métaboliques associées à l'insuline dans la susceptibilité aux formes polygéniques d'obésité : études des gènes candidats ACDC/Adiponectine et ENPP1/PC-1 est présentée. Cette thèse est supervisée par Philippe Froguel[3]. Elle travaille ensuite au Laboratoire de biologie moléculaire du MRC de Cambridge en Angleterre en tant que post-doctorante, de à [1],[4].
En 2009, elle commence à travailler à l'Inserm en tant que chercheuse associée, avant de rejoindre le Centre de recherche cardiovasculaire de Paris (PARCC) en 2011. Au PARCC, elle est ensuite promue directrice de recherche et directrice d'équipe[2],[5], l'une de ses équipes principales étant financée par une bourse de démarrage du Conseil européen de la recherche[6].
Elle est spécialisée dans les maladies cardiovasculaires spécifiques aux femmes, ainsi que dans les causes génétiques de maladies telles que le diabète et les maladies cardiovasculaires[7],[8]. Ses premières recherches en génétique médicale portaient sur le diabète, avant de s'étendre aux maladies cardiovasculaires[6]. Elle s'emploie également à promouvoir la place des femmes dans les STIM[9], en particulier dans les rôles de direction et dans les sciences de la santé.