Nadia Ayari commence à interroger ses racines dans son œuvre à partir du moment où elle s'en est physiquement éloignée[5]. Elle décrit sa pratique artistique comme l'éveil progressif de sa conscience d'elle-même[3]. Ses peintures à l'huile très colorées mobilisent des symboles tels que la figue ou l'œil et sont construites à partir de scenarios imaginaires qui interrogent la géopolitique et la façon dont les conflits politiques affectent chacun en tant qu'individu[6]. Dans ses œuvres plus récentes, Ayari développe également un vocabulaire pictural centré sur des formes végétales, notamment des feuilles, des tiges et des fleurs inspirées de la flore nord-africaine. Ces motifs sont répétés et entrelacés dans des compositions denses qui oscillent entre abstraction et figuration[7].
Son œuvre a notamment été exposée dans les galeries Luce à Turin, Monya Rowe à New York[8], The Third Line à Dubaï[9],[10] ou encore la galerie Saatchi à Londres[3]. Elle a participé à la douzième Biennale internationale du Caire en 2010, à la troisième Biennale de Thessalonique en 2011 et au Art Dubai Project en 2014[6],[11]. Certaines de ses peintures font partie de la collection de la Barjeel Art Foundation(en) et ont été exposées à l'Institut du monde arabe en 2016[2],[12].
Notes et références
12(en) Nouriah Al Shatti et Sueraya Shaheen, «Tunisian Artist Nadia Ayari's Solo Exhibition at Miami Art Week 2016», Vogue Arabia(en), (lire en ligne, consulté le ).