Il est surtout connu pour son développement du concept de la nanotechnologie en ADN à partir du début des années 1980[1]. À l'automne 1980, alors qu'il se trouve dans un pub du campus, Seeman s'inspire de la gravure sur bois Depth de Maurits Cornelis Escher pour réaliser qu'un réseau tridimensionnel pouvait être construit à partir d'ADN. Il se rend compte que cela peut être utilisé pour orienter les molécules cibles, simplifiant leur étude cristallographique en éliminant le processus difficile d'obtention de cristaux purs[5]. Dans la poursuite de cet objectif, le laboratoire de Seeman publie la synthèse du premier objet tridimensionnel à l'échelle nanométrique, un cube d'ADN, en 1991. Ce travail remporte le prix Feynman 1995 en nanotechnologie[6]. Le concept du double croisement d'ADN dissemblable introduit par Seeman[7] est un tremplin important vers le développement de l'origami ADN. L'objectif de démontrer des cristaux d'ADN tridimensionnels conçus est atteint par Seeman en 2009, près de trente ans après son énonciation originale de l'idée.
12John A. Pelesko, Self-assembly: the science of things that put themselves together, New York, Chapman & Hall/CRC, , 201, 242, 259 (ISBN978-1-58488-687-7)
↑Dennis Overbye, «8 Scientists Share $3 Million in Prizes», The New York Times, (lire en ligne)