Nafissatou Gueye est une militante sénégalaise des droits de l’enfant et fondatrice de l’association «J'existe» , qui œuvre pour l’accès universel à l’état civil et la reconnaissance juridique des enfants au Sénégal.
Nafissatou Gueye est une jeune femme sénégalaise originaire de Tambacounda[1] qui exerce en tant que coach en entrepreneuriat et consultante indépendante, et est aussi la fondatrice de l’association J’Existe[2]. Elle fait des études de marketing et communication à l’Institut de Formation en Administration des Affaires (IFAA) de Dakar d'où elle sort diplômée d'une licence[3]. En 2018, Nafissatou Gueye effectue un voyage en Côte d'Ivoire pour faire du volontariat de solidarité internationale. Elle y découvre un documentaire sur les «enfants fantômes» qui la pousse à créer l’organisation «J'existe», dont l’objectif est de lutter contre le phénomène de non déclaration des naissances et de promouvoir l’identité légale pour tous au Sénégal[3],[1].
Par ailleurs, elle a également été ambassadrice du programme ChangemakerXchange de Ashoka et du One Young World[4].
Engagement civique
Nafissatou Gueye a fondé «J'existe» après avoir été profondément marquée par le film documentaire Les enfants fantômes de Michel Welterlin, présenté en lors de la Land of African Business (LAB) à Abidjan. Ce film présentait les témoignages bouleversants de personnes en difficultés parce que non enregistrées à l’état civil, comme Binetou au Sénégal et Fatou au Mali. Cela a suscité son engagement à lutter contre l’exclusion administrative des enfants[3].
L’association «J'existe» entreprend des campagnes de sensibilisation pour encourager l’enregistrement des naissances, via des affiches, spots radio et vidéos sur les réseaux sociaux, en s’appuyant sur une collaboration étroite avec les autorités locales, leaders communautaires, écoles, et centres de santé[1].
Nafissatou Gueye collabore également avec l’Institut de Recherche pour le Développement de l’Administration et des Sociétés (IRDAS) sur le projet TongAfrika, qui vise à renforcer l’identité juridique et les droits civils dans la sous-région ouest-africaine[3].