Naget Khadda
critique litteraire algérienne
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Naget Belkaïd-Khadda, également connue sous le nom de Naget Khadda, est une universitaire algérienne spécialisée en langue et littérature françaises. Elle a notamment enseigné les littératures française et maghrébine à l’université d’Alger, à l’université Paris VIII et à l’université Paul-Valéry Montpellier 3[1].
Parcours académique et recherches
Docteure en études arabo-islamiques, sa thèse intitulée (en) jeux culturels dans le roman algérien de langue francaise (Université Paris 3, 1987)[2],[3], elle a axé ses recherches sur la critique littéraire et l’étude des productions d’écrivains algériens d’expression française. Ses travaux portent en particulier sur l'œuvre de Mohammed Dib, ainsi que sur celles de Kateb Yacine, Mouloud Mammeri, Mouloud Feraoun, Assia Djebar, Rachid Boudjedra, Nabil Farès et Habib Tengour[4].
Elle a également dirigé des thèses, dont celle d’Elke Richter sur Assia Djebar, en codirection avec Elisabeth Arend (de), à l’université de Montpellier 3[5].
Ses recherches s'intéressent aux enjeux socioculturels liés à la littérature algérienne de langue française et à la littérature arabe écrite en français[4].
Activités culturelles
Naget Khadda a consacré une partie de son activité à la réflexion sur les pratiques artistiques contemporaines. En 1968, elle fait la rencontre de l'artiste peintre Mohammed Khadda (1930-1991), qu’elle a épousé[6] ; elle ne cessera d'être la collaboratrice de son œuvre, par les textes et par l'organisation. Elle a participé à l’organisation de nombreuses expositions de son œuvre, notamment à l’Institut du monde arabe (IMA) en 1996[4], au Musée national des beaux-arts d’Alger, et au Centre culturel algérien de Paris.
Elle contribue à la valorisation de son héritage artistique en travaillant à la création d’un musée Mohammed Khadda, en partenariat avec le ministère algérien de la Culture[4].
Engagements et fonctions
Après sa retraite universitaire, Naget Khadda s'engage dans le domaine culturel. Elle intervient aussi dans des colloques, donne des conférences et participe à des jurys littéraires, notamment pour les Prix Mohammed Dib et Prix Assia Djebar[7].
Elle a participé à la Chaire de l'Institut du monde arabe, où un hommage lui a été rendu le dans le cadre d’un cycle dédié aux femmes arabes engagées dans la vie intellectuelle et culturelle[4],[7].
Publications
Naget Khadda est l’auteure de nombreux articles, ouvrages collectifs et monographies. Parmi ses publications :
- Alger, une ville et ses discours. Actes du colloque, Montpellier, 5-6 avril 1996, Université Paul Valéry, (ISBN 9782842690014)[8]
- Écrivains maghrébins & modernité textuelle, L’Harmattan, 1994[9]. (ISBN 2738429408)
- Nedroma au long cours, 2009. (ISBN 978-9961-64-857-5)
- Charlot, l'homme-roi, 2015. (ISBN 9782357800632)
- Kateb Yacine – Une vie, une œuvre, Chaire de l’IMA. (ISBN 978-9920-627-45-0)
- Mohamed Dib, 50 ans d’écriture, Université Paul-Valéry Montpellier, 2002. (ISBN 9782842695507)
- Bachir Hadj Ali : Poétique et politique (dir.), 2000.
- Défis démocratiques et affirmation nationale. Algérie, 1900-1962 (avec Afifa Bererhi, Christian Phéline et Agnès Spiquel), Chihab Éditions, 2016. (ISBN 9789947394670)
- La bataille de Constantine 1836-1837 (co-compilatrice), 2016. (ISBN 9947391159)
- Le théâtre des genres dans l'œuvre de Mohammed Dib (codirection avec Charles Bonn et Mounira Chatti), Presses universitaires de Rennes, 2023[10]. (ISBN 9782753593107)
Parmi ses contributions notables figurent également :
- « Mohammed Dib, le Tlemcénien », Horizons Maghrébins, nos 37-38, 1999[11]
- « Champ culturel algérien : le basculement des années 1950 et ses enjeux », Recherches Internationales, nos 67-68, 2003.
- « Dib, Mohammed (1920-2003) », in : Dictionnaire des écrivains algériens de langue française de 1990 à 2010, Chihab Éditions, 2014[12].