Naji al-Jerf
journaliste syrien
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Naji al-Jerf (en arabe, ناجي الجرف) est un journaliste[1], éditeur, réalisateur et activiste syrien[2], probablement né aux alentours de 1977[3] à Salamyeh[4].
| Naji al-Jerf (ناجي الجرف) | |
| Naissance | Salamyeh, Syrie |
|---|---|
| Décès | Gaziantep, Turquie |
| Nationalité | Syrienne |
| Profession | Journaliste, éditeur |
| Autres activités | Réalisateur, activiste |
| Historique | |
| Presse écrite | Hentah |
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Engagé à la fois contre le régime d'Assad et l'État islamique[5], il meurt assassiné le à Gaziantep, en Turquie, à l'âge de 38 ans[6],[7],[8],[9].
Biographie
Naji al-Jerf est directeur de la revue mensuelle Hentah. Il est le formateur du groupe activiste Raqqa Is Being Slaughtered Silently (en français : Raqqa se fait massacrer silencieusement)[10], Raqqa étant devenue la capitale de l'autoproclamé État islamique. Naji al-Jerf publie, le , le documentaire ISIL in Aleppo (en arabe : داعش في حلب, en français : Daesh à Alep[11], aussi appelé Alep sous Daesh)[3],[12],[13]. Ce documentaire, témoignant des exactions commises pas l'État islamique à Alep[14], est publié sur YouTube, où il compte plus de 50 000 vues au [15].
Tentatives d'assassinat
Naji al-Jerf échappe à plusieurs tentatives d'assassinat. Les services de sécurité turcs en déjouent deux, l'une d'elles en désamorçant un explosif placé sous sa voiture[3].
Assassinat
Naji al-Jerf est mort assassiné le , par un tireur équipé d'un silencieux, à 15 h 20 dans le centre de Gaziantep. Le journaliste, ayant obtenu son visa, s'apprêtait alors à émigrer en France via un vol de la compagnie aérienne Turkish Airlines[3].
L'État islamique revendique cet assassinat le soir-même[3]. Le groupe djihadiste avait également revendiqué l'assassinat de deux de ses collègues, Ibrahim Abdelkader et Farès Hamadi, poignardés et décapités dans leur appartement de Şanlıurfa le [3],[16],[17].