Nanziger
From Wikipedia, the free encyclopedia
Les Nanziger (aussi appelés « Nancéiens ») étaient un groupe d'autonomistes alsaciens-lorrains emprisonnés par les autorités françaises au début de la Seconde Guerre mondiale.
Transfert
Devant l'avancée des troupes allemandes, la prison militaire est vidée de ses occupants le . Les « Nanziger » sont évacués par bus vers Dijon puis Lyon. Ils sont scindés en deux groupes : le premier en direction de Privas composé :
- du chef de la Jungmannschaft Hermann Bickler
- des conseillers municipaux strasbourgeois, René Hauss, René Schlegel et Paul Schall (membres de la Landespartei)
Le second groupe en direction de Carcassonne composé :
- des députés Jean-Pierre Mourer (elsässische Arbeiter- und Bauernpartei), Joseph Rossé et Marcel Stürmel (Volkspartei)
- du lorrain Victor Antoni (Christlich-soziale Volkspartei Lothringens)
- des Jungmänner (membres de la Jungmannschaft) Rudolf (Rudi) Lang, Peter Bieber et Edmond Nussbaum
- de l'archiviste de la ville Strasbourg, le Dr Joseph Brauner
- du directeur général de l'hôpital civil de Strasbourg, Dr Joseph Oster
- du folkloriste Joseph Lefftz (à vérifier, était incarcéré à Nancy)
- de Jean Keppi, secrétaire général de la Volkspartei et Camille Meyer, rédacteur à l'Elsass-Lothringische Zeitung (organe de la Landespartei)
Un commando de la Wehrmacht, commandé par le major Dehmel, les prend en chasse. Ils seront finalement remis aux Allemands le à Chalon-sur-Saône puis reconduits en Alsace. Rossé, Schall et Bickler se plaindront des conditions éprouvantes durant ce transfert vers le sud de la France et du « sadisme » de leurs geôliers. Ils racontèrent aussi que leur périple les aurait conduits à Marseille, où ils devaient embarquer pour l'Algérie, afin d'y être fusillés, ce qui n'a réellement pas de sens. Le bateau aurait été torpillé par les Italiens ce qui aurait retardé leur départ. La période d'incarcération aura duré 10 mois.
