Privas

ville et commune française (chef-lieu du département de l'Ardèche) From Wikipedia, the free encyclopedia

Privas (prononcé [pʁi.va]) est une commune du Sud-Est de la France, chef-lieu du département de l'Ardèche, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Faits en bref Administration, Pays ...
Privas
Privas
La ville de Privas et les montagnes qui l'entourent.
Blason de Privas
Blason
Image illustrative de l’article Privas
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
(préfecture)
Arrondissement Privas
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Privas Centre Ardèche
(siège)
Maire
Mandat
Michel Valla (DVD)
2020-2026
Code postal 07000
Code commune 07186
Démographie
Gentilé Privadois
Population
municipale
8 538 hab. (2023 en évolution de +3,29 % par rapport à 2017)
Densité 703 hab./km2
Population
unité urbaine
15 134 hab. (2023)
Géographie
Coordonnées 44° 44′ 09″ nord, 4° 36′ 00″ est
Altitude Min. 200 m
Max. 750 m
Superficie 12,14 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Privas
(ville-centre)
Aire d'attraction Privas
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Privas
(bureau centralisateur)
Législatives Première circonscription
Localisation
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Privas
Géolocalisation sur la carte : France
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Privas
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Privas
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Privas
Liens
Site web privas.fr
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    Dominée par le neck du Mont Toulon (ou Montoulon), c'est la moins peuplée des préfectures de France avec 8 313 habitants d'après le dernier recensement de l'Insee en 2023. Située au cœur du bassin privadois et ville-siège de la communauté d'agglomération Privas Centre Ardèche, la ville se trouve à 42 km au sud-ouest de Valence, préfecture de la Drôme.

    Historiquement la cité fut un des foyers du protestantisme français lors des guerres de Religion. Elle est également la ville natale de Clément Faugier qui lança une entreprise spécialisée dans les recettes à base de la célèbre châtaigne de l'Ardèche à la fin du XIXe siècle. À ce titre, Privas s'est déclarée, avec Aubenas, capitale du marron glacé et de la crème de marrons[1].

    Ses habitants sont dénommés les Privadois[2].

    Géographie

    Situation

    La ville est située au pied du plateau du Coiron dans la vallée de l'Ouvèze, au cœur de l'ancienne province du Vivarais, devenue en 1789, le département Ardèche, à quelques kilomètres à l'ouest du Rhône. Son extrémité est à la confluence du ruisseau le Mézayon et de l'Ouvèze et la ville est traversée par un affluent du Mézayon, le ruisseau le Charalon. La ville se situe à environ 30 minutes (par la route) de l'agglomération valentinoise.

    La commune de Privas se positionne également dans la région naturelle du bassin privadois ainsi que dans la communauté d'agglomération de Privas Centre Ardèche dont elle est la ville siège. Cette communauté intègre également les deux vallées de l'Ouvèze et de la Payre jusqu'au Rhône.

    Le centre de Privas est situé (par la route) à 142 kilomètres de Lyon, ville siège de la préfecture de région, 135 kilomètres de Grenoble, ville siège de la région académique, 209 kilomètres de Marseille et 602 kilomètres de Paris.

    Géologie et relief

    Carte de la commune de Privas et des proches communes.

    Situé au sud et à l'ouest de l'agglomération de Privas, le plateau du Coiron, un ensemble de hauteurs et plateaux basaltiques bien individualisés par une forte rupture de pente, forme une barrière massive, boisée et sombre. C'est une élévation d'origine volcanique allant de 500 mètres á plus de 1 000 mètres d'altitude.

    La ville est dominée par le Mont Toulon (ou Montoulon), un neck volcanique dont la partie sommitale est constituée par un corps basaltique, intrusif dans les formations sédimentaires du Jurassique et lequel repose trois gigantesques croix. L’érosion a dégagé les basaltes plus résistants que les marnes et calcaires environnants et ainsi mis en relief le neck[3].

    Communes limitrophes

    Les communes limitrophes sont Alissas, Coux, Freyssenet, Lyas, Saint-Priest et Veyras.

    Communes limitrophes de Privas
    Veyras Lyas Coux
    Saint-Priest Privas Coux
    Freyssenet Alissas Alissas

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen[6] et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[7]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 2,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 065 mm, avec 7 jours de précipitations en janvier et 4,7 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Chomérac à km à vol d'oiseau[10], est de 13,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 104,9 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −20 °C, atteinte le [Note 1].

    Davantage d’informations Mois, jan. ...
    Statistiques 1991-2020 et records station CHOMERAC SA_RCE (07) - alt : 216 m, lat : 44°41'58"N, lon : 4°38'53"E
    Records établis sur la période du au
    Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
    Température minimale moyenne (°C) 1,1 1,3 4 6,6 10,3 14 15,8 15,5 12,1 9,3 4,8 1,8 8,1
    Température moyenne (°C) 4,7 5,7 9,3 12,2 16,1 20,2 22,4 22,1 17,9 13,8 8,6 5,3 13,2
    Température maximale moyenne (°C) 8,4 10 14,6 17,8 22 26,3 29 28,7 23,8 18,4 12,3 8,8 18,3
    Record de froid (°C)
    date du record
    −20
    04.01.1971
    −11,5
    18.02.1983
    −11,3
    02.03.05
    −4,2
    08.04.21
    −1
    05.05.1979
    2,9
    03.06.1975
    7,4
    12.07.1993
    5,5
    30.08.1986
    1
    29.09.1972
    −3,3
    26.10.03
    −8,5
    28.11.1985
    −11,5
    30.12.1976
    −20
    1971
    Record de chaleur (°C)
    date du record
    20,9
    10.01.15
    22,5
    24.02.1990
    25,9
    25.03.1994
    28,7
    21.04.18
    33,8
    22.05.22
    39,4
    28.06.19
    39,7
    18.07.22
    41,3
    23.08.23
    34,4
    04.09.23
    30,1
    09.10.23
    22,1
    08.11.15
    20,1
    31.12.21
    41,3
    2023
    Précipitations (mm) 86,8 52,2 59,9 82,4 86,8 64,2 64,6 61,7 126,5 168,3 165,2 86,3 1 104,9
    Record de pluie en 24 h (mm)
    date du record
    206
    06.01.1994
    68,5
    17.02.1972
    86,2
    04.03.1985
    104
    15.04.05
    112
    27.05.1998
    105
    22.06.1992
    120
    28.07.13
    116,7
    28.08.1976
    168
    30.09.1990
    160
    07.10.1970
    176,6
    08.11.1982
    150
    01.12.03
    206
    1994
    Fermer
    Source : « Fiche 7066001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
    Diagramme climatique
    JFMAMJJASOND
     
     
     
    8,4
    1,1
    86,8
     
     
     
    10
    1,3
    52,2
     
     
     
    14,6
    4
    59,9
     
     
     
    17,8
    6,6
    82,4
     
     
     
    22
    10,3
    86,8
     
     
     
    26,3
    14
    64,2
     
     
     
    29
    15,8
    64,6
     
     
     
    28,7
    15,5
    61,7
     
     
     
    23,8
    12,1
    126,5
     
     
     
    18,4
    9,3
    168,3
     
     
     
    12,3
    4,8
    165,2
     
     
     
    8,8
    1,8
    86,3
    Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

    Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[13], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

    Hydrographie

    L'Ouvèze à Privas.

    Le territoire communal est traversé par l'Ouvèze, un affluent de la rive droite du Rhône, d'une longueur totale de 27,3 km[14] et son principal affluent, le Mézayon, une rivière d'une longueur de 13,5 kilomètres[15], qui conflue sur le territoire de la commune voisine de Coux, en rive gauche.

    Le projet de contrat de rivière pour l'Ouvèze lancé en 2000 par Michel Gaignier[16] alors maire-adjoint de Privas et président du syndicat Ouvèze Vive progresse très lentement.

    Jusqu'à la fin des années 1970, la source du Verdus fut la seule source à alimenter la ville en eau potable[17].

    Voies de communication et transports

    Voies de communication

    Panneau sur le pont du Mézayon.

    Le centre-ville de Privas est traversé par la route départementale n° 104 (RD 104), ancienne route nationale (RN 104) jusqu'à son déclassement en 1972 et longeant la vallée de l'Ouvèze. Cet axe touristique d'importance, lien entre la sortie d'autoroute Loriol-sur-Drôme et l'Ardèche méridionale, est connu pour être surchargé l'été mais très agréable néanmoins puisque point de départ du col de l'Escrinet.

    Outre cet axe, la route départementale n° 2 (RD 2) est l'autre itinéraire principal menant à la préfecture en arrivant du sud (route de Montélimar) par la plaine de Saint-Lager-Bressac, Chomérac, puis Alissas. Cette route dessert la plaine du lac, principale zone commerciale de l'agglomération de Privas.

    Transports routiers

    La ville est desservie par des lignes régulières d'autocars. Elle se situe sur la ligne cars Région Express no 73 (Aubenas - Privas - Valence) qui permet de relier la ville facilement à la vallée du Rhône, la ville de Valence ou encore à la gare de Valence TGV (environ 30 autobus allers-retours quotidiens). Une liaison TER hebdomadaire est possible jusqu'à Grenoble. Une des lignes d'autobus Le Sept (service express public de transports) gérées par le conseil général (ligne no 18) permet de relier facilement Privas à la ville de Montélimar.

    Par ailleurs, depuis le , Privas et son agglomération sont desservies par un réseau de bus : T'CAP. Il consiste en quatre lignes urbaines (du lundi au samedi) en complément du réseau préexistant de bus scolaires, désormais ouvert au grand public[18].

    De plus, la ville se situe à environ 15 kilomètres de l'autoroute A7 (échangeur de Loriol-sur-Drôme), ce qui facilite son accès en voiture à depuis Valence à 45 minutes ; Avignon, Grenoble et Lyon à 1 heure 30 ; Marseille et Montpellier à 2 heures et Paris à 6 heures.

    Transports routiers publics

    Le réseau de transport collectif de Privas et de son agglomération, dénommé T'CAP, est un réseau urbain de sept lignes avec deux lignes régulières, deux lignes complémentaires ainsi que vingt-deux lignes scolaires, toutes situées dans le bassin privadois[19].

    Transport ferroviaire

    Ancienne gare de Privas autour de 1900.

    La ville de Privas n'est plus desservie par une gare ferroviaire depuis 1938, ce qui est un cas unique pour la préfecture d'un département français de la France métropolitaine. Le département de l'Ardèche étant le seul de métropole (Corse incluse) à ne pas bénéficier de trains voyageurs malgré la présence d'une ligne électrifiée pour le fret (ligne de Givors-Canal à Grezan dite "de la rive droite du Rhône" : itinéraire Lyon-Nîmes), servant parfois à détourner les TER en cas de travaux sur la ligne Lyon-Marseille[20],[21],[22].

    Autrefois, une ligne PLM puis SNCF desservait la préfecture de l'Ardèche jusqu'à Livron-sur-Drôme via Chomérac, Le Pouzin et La Voulte-sur-Rhône. L'ancienne gare a été démolie dans les années 2000[23] et la ligne de chemin de fer a été reconvertie en voie douce du Pouzin à Privas[24].

    La gare ferroviaire française la plus proche est la gare de Valence-Ville, desservie des trains TER Auvergne-Rhône-Alpes et par des navettes ferroviaires qui établissent des correspondances avec les trains à grande vitesse qui desservent la gare de Valence TGV laquelle se situe à environ 45 kilomètres par la route.

    Transport fluvial

    La ville de Privas se situe à une dizaine de kilomètres à vol d'oiseau de la rive gauche du Rhône et à 14 kilomètres du port fluvial de la commune du Pouzin, elle-même rattachée à la communauté de communes Privas - Rhône et Vallées.

    Cette commune et sa communauté sont desservies depuis 2016 par ce port, afin d'y accueillir le transport de marchandises diverses. Une halte de plaisance a également été installée pour assurer une vocation touristique[25].

    Urbanisme

    Panorama de Privas en mai 2021.

    Typologie

    Au , Privas est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[26]. Elle appartient à l'unité urbaine de Privas, une agglomération intra-départementale dont elle est ville-centre[27],[28]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Privas, dont elle est la commune-centre[Note 2],[28]. Cette aire, qui regroupe 24 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[29],[30].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (41 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (33,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (32,1 %), forêts (29,7 %), prairies (14,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (11,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (8,9 %), zones agricoles hétérogènes (3,6 %)[31].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[32].

    Morphologie urbaine

    Privas est la plus petite préfecture de France par son nombre d’habitants[33] et elle subit une baisse démographique marquée et régulière qui dépeuple en particulier le centre, à l'architecture ancienne. Un phénomène de périurbanisation s’est mis en place autour de la ville, sous l'effet d'un report des populations sur les communes limitrophes.

    Le centre-ville se présente, pour des raisons historiques, sous la forme d'un bâti très resserré, composé de hautes maisons (R+3) mitoyennes. Les quartiers qui entourent le centre se sont construits dans le prolongement du cœur de ville en épousant les contraintes du relief très accidenté, mais présentant des voies plus larges et un bâti nettement moins resserré.

    Les constructions des quartiers extérieurs de la première couronne ont été lancées durant la période post-industrielle et l’après-guerre. Cette première couronne se compose essentiellement d’immeubles collectifs, de bâtiments regroupant les services administratifs et de quelques lotissements avec quelques espaces verts et des lieux de stationnement. Au delà, la densité devient de plus en plus faible et présente un tissu urbain mixte doté de petits collectifs, de villas et de bâtiments de services et commerciaux[34].

    Privas est une « Ville porte » du parc naturel régional des Monts d'Ardèche, créé le . La commune s’est dotée en 1982 d’un plan d’occupation des sols (POS) et d'un plan local d’urbanisme (PLU) dans les années 2010. Elle également inscrite dans le cadre du schéma de cohérence territoriale (SCOT) du Centre Ardèche.

    Quartiers, lieux-dits, hameaux et écarts

    Voici, ci-dessous, la liste la plus complète possible (mais non exhaustive) des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux, ainsi que les écarts qui composent le territoire de la commune de Privas, présentés selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique national[35].

    • Bois Laville
    • Ternis
    • Chalaron
    • la Feuille
    • la Chaumette
    • le Vanel
    • Gratenas
    • la Maladrerie
    • Bésignoles
    • Montjuliau
    • Ouvèze
    • Tauléac
    • Bonnefoy
    • le Coteau
    • Trois Cyprès
    • Paste
    • les Foulons
    • le Logis du Roi
    • le Lac
    • la Palud
    • les Mines
    • Tourtoin
    • le Moulin du Seigneur
    • Pounard
    • Saint-Clair
    • Caton
    • les Sagnes
    • Baudouin
    • Coulomb
    • Chabanet
    • Côte du baron
    • Avignas
    • les Blaches
    • les Trois Chemins
    • Cheynet
    • Tauleac
    • Chamaras
    • Tovonne
    • la Tule
    • Pounard
    • le Ranc
    • Rochessauve

    Logement

    En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 5 333, alors qu'il était de 5 064 en 2016 et de 4 901 en 2011[I 1].

    Parmi ces logements, 81,6 % étaient des résidences principales, 2,3 % des résidences secondaires et 16,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 33,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 65,9 % des appartements[I 2].

    Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Privas en 2022 en comparaison avec celles de l'Ardèche et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (2,3 %) inférieure à celle du département (17,7 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation des résidences principales, 43,9 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (44 % en 2016), contre 67 % pour l'Ardèche et 57,5 pour la France entière[I 3].

    Davantage d’informations Typologie, Ardèche ...
    Le logement à Privas en 2022.
    Typologie Privas[I 2] Ardèche[I 4] France entière[I 5]
    Résidences principales (en %) 81,6 73 82,3
    Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 2,3 17,7 9,7
    Logements vacants (en %) 16,1 9,3 8
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    Risques naturels

    Risques sismiques

    La totalité du territoire de la commune de Privas est situé en zone de sismicité no 3 (sur une échelle de 1 à 5), comme la plupart des communes situées dans la vallée du Rhône et la Basse Ardèche, mais non loin de la limite orientale de la zone no 2 qui correspond au plateau ardéchois[36].

    Davantage d’informations Type de zone, Niveau ...
    Terminologie des zones sismiques[37]
    Type de zoneNiveauDéfinitions (bâtiment à risque normal)
    Zone 3Sismicité modéréeaccélération = 1,1 m/s2
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    Autres risques

    La ville de Privas bénéficie d'un plan de prévention des risques d'inondation (PPRI)[38].

    Toponymie

    Une hypothèse avance le fait que le nom de la ville de Privas proviendrait du gaulois briva qui désigne un pont ou un lieu de passage[39] (Voir l'étymologie de Brive[Note 3]).

    En occitan vivaro-alpin, la langue régionale, son nom est Privàs en graphie classique de l'occitan, Priva en norme mistralienne, Privâ en norme bonnaudienne, Privaz dans les textes anciens médiévaux de l'ancien occitan sous influence graphique du francoprovençal voisin.

    Histoire

    Préhistoire et Antiquité

    Durant la période antique, le peuple gaulois des Helviens (en latin Helvii) est installé dans l'actuelle partie Sud du département de l'Ardèche, en limite du territoire des Segovellaunes, essentiellement situé dans le Valentinois (région de Valence)

    Les premières traces de la ville sont attestées au hameau du Lac, secteur où des fouilles archéologiques récentes ont permis de mettre au jour une villa du début de l'Empire romain ainsi qu'une nécropole du haut Moyen Âge. Les moules à fausse monnaies découverts au XIXe siècle sur les pentes du Mont-Toulon ne suffisent pas pour extrapoler un premier habitat antique.

    Moyen Âge

    Le bourg primitif de Privas s'est développé autour de l'église Saint-Thomas, située place de la République et qui dépendait du prieuré de Rompon, rattaché à l'ordre de Cluny. Le château (castrum) de Privas n'est attesté qu'à partir du XIIIe siècle et se situait à l'emplacement actuel du collège-couvent des Récollets. Ruiné en 1621 puis en 1629, il n'en reste rien.

    Au XIIe siècle, Privas dépend de la seigneurie des Poitiers-Valentinois, comtes de Valence, lesquels rendent hommage aux comtes de Toulouse. Aymar de Poitiers, en 1281 et son fils en 1309, accordèrent une charte de franchise à Privas, garantissant des droits économiques, fiscaux et militaires à la ville.

    Au XIIIe siècle, la ville sortit de ses deux quartiers d'origine (Bize et Clastre) pour se développer à l'est sur le plateau, dans deux nouveaux quartiers : Claux et Mazel.

    Temps Modernes

    Siège de Privas 1640 par Nicolas Prevost.
    Les guerres de Religion

    Au XVIe siècle, la Réforme (mouvement religieux protestant) s'implanta profondément et rapidement à Privas. Au début, le mouvement fut populaire et un grand nombre de personnes de la noblesse et de la haute-bourgeoisie vivaroise adhérèrent vite à ces idées. Privas joua un rôle de premier plan pendant les guerres de religion, devint un centre protestant et nommé « petit état huguenot »[40]. important et un symbole de la résistance à la monarchie. Cela lui valut le titre de « Rempart de la Réforme ».

    Une répression très dure fut organisée. Beaucoup d'habitants furent exterminés, certains fuirent à Genève. Cependant, malgré la répression, le mouvement s'étendit et pendant près de 70 ans, le culte catholique ne fut plus célébré à Privas, l'église fut même détruite en 1570. Un pasteur venu de Suisse organisa l'Église réformée de Privas. On parla alors de la ville comme de la Genève du pays. La garnison du roi fut refusée par la ville[41]. Il n'y eut pas de massacre de la Saint-Barthélemy à Privas. Bien au contraire, dès que la nouvelle des massacres parvint à Privas, celle-ci se dressa.

    Portrait de Diane de Poitiers.
    Diane de Poitiers.

    En 1566, la baronnie de Privas fut divisée entre les deux filles de Diane de Poitiers, baronne de Chalencon et de Privas. C'est l'aînée, Françoise de Brézé, qui obtint la seigneurie de Privas. Cette baronnie fut ensuite vendue à Jacques de Chambaud[42], chef protestant qui devint ainsi le premier seigneur huguenot de Privas. Paule de Chambaud (v. 1584-1639), sa fille, veuve de René de La Tour du Pin-Gouvernet († 1616 ; marié en 1597), était courtisée par le seigneur Claude de Hautefort de Lestrange, catholique, seigneur de Boulogne, et par le sire de Brison, alias Joachim de Beaumont, chef des huguenots. Elle fit en 1620 le choix du seigneur catholique[43] (mais en 1614, le Brave Brison devint son gendre en épousant sa fille Marie de La Tour-du-Pin-Gouvernet, † dès 1615/1617). Il en découla une nouvelle guerre qui nécessita l'intervention du maréchal de Montmorency, puis, en 1629 à la suite de la prise d’armes par les protestants, la ville est assiégée par l’armée royale. Défendue par Montbrun avec 800 hommes, elle est prise et rasée[44].

    Époque contemporaine

    Révolution française

    En 1790, pendant la Révolution française, Privas devint chef-lieu du département de l'Ardèche en alternance avec Annonay, Aubenas, Bourg-Saint-Andéol et Tournon-sur-Rhône. Elle fut également érigée en chef-lieu de district mais fut très vite rattachée au district du Coiron. La première assemblée du nouveau département fut organisée à Privas et l'alternance n'eut jamais lieu, la ville devenant, de facto, le seul chef-lieu[45].

    XIXe siècle

    Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo en juin 1815, Privas ainsi que la majeure partie du département de l'Ardèche est occupé par les troupes autrichiennes de juin 1815 à novembre 1818 (voir occupation de la France à la fin du Premier Empire).

    La révolution de 1848 est également bien accueillie, une messe étant célébrée en l’honneur des victimes des trois jours de la révolution de février[46].

    XXe siècle

    Dès la libération de la ville le , les autorités de la Résistance prennent en main l’administration de la préfecture de Privas. Le département fut dès lors dirigé par Jacques Meaudre de Sugny dit Jacques Trémolin, alias Loyola, responsable de la résistance locale qui durant un certain temps assura la liaison entre l’état-major et le Comité départemental de Libération[47] et reste en place jusqu'au [48].

    Politique et administration

    Administration municipale

    Hôtel de ville de Privas en mai 2021.

    En 2020, le conseil municipal de Privas est composé de vingt-neuf membres (quatorze femmes et quinze hommes) dont un maire, huit adjoints au maire, cinq conseillers délégués et quinze autres conseillers municipaux. Il existe également 4 commissions, chacune composée de douze membres[49].

    Tendances politiques et résultats

    Élections locales

    Élections nationales

    Davantage d’informations Élection, Résultats au 1er tour (% exprimés) ...
    Élection Résultats au 1er tour (% exprimés) Résultats au 2e tour (% exprimés)
    Européennes 2024
    1. - Jordan BARDELLA (Rassemblement National) : 28.46%
    2. - Raphaël GLUCKSMANN (Place Publique) : 16.92%
    3. - Valérie HAYER (Renaissance) : 12.10%
    4. - Manon AUBRY (LFI) : 10.64%
    5. - Marie TOUSSAINT (EELV) : 6.69%
    6. - FX BELLAMY (Les Républicains) : 6.20%
    7. - Marion MARÉCHAL (Reconquête) : 6.10%
    Scrutin à tour unique
    Législatives 2024
    1. - Hervé SAULIGNAC (Parti Socialiste - NFP) : 45.54%
    2. - Céline PORQUET (Rassemblement National) : 31.34%
    3. - Séverine GINEYS (Mouvement Démocrate) : 11.57%
    4. - Marie-Pierre CHAIX (DVD) : 8.31%
    5. - Maryse LECLERC (Reconquête) : 1.00%
    1 - Hervé SAULIGNAC (PS) : 60.70%

    2 - Céline PORQUET (RN) : 39.30%

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    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    1816 1826 Louis Dubois   Manufacturier en soie
        Félix Dubois   Capitaine de cuirassiers, manufacturier en soie
    Fils du précédent
    Député de l'Ardèche (1831 → 1832)
    Les données manquantes sont à compléter.
    1848 1870 Charles Antoine Nier   Chevalier de la Légion d'honneur
    Les données manquantes sont à compléter.
    septembre 1880 14 août 1887
    (décès)[50]
    Ulfrin de Rivière   Expert-géomètre
    18 septembre 1887 13 mai 1888 Eugène Giffon    
    13 mai 1888 12 janvier 1896 Camille Benoit    
    12 janvier 1896 17 mai 1896 Philippe Mazoyer    
    17 mai 1896 15 mai 1904 Lucien Napoléon Blache    
    15 mai 1904 6 décembre 1924
    (décès)
    Pierre Filliat   Avoué
    10 mai 1925 19 mai 1935 Clément Faugier Républicain
    modéré
    Directeur de société
    19 mai 1935 12 août 1944 Émile Toussaint Républicain
    modéré
    Avocat
    15 août 1944 17 octobre 1947 Ludovic Bacconnier[51] PCF Professeur de collège retraité, résistant
    Président du Comité local de Libération
    Membre du Comité départemental de Libération
    19 décembre 1947 28 mars 1965 Charles Gounon Rad. Droguiste
    Conseiller général de Privas (1945 → 1961)
    28 mars 1965 18 avril 1979
    (démission)
    Pierre-Marie Chaix DVD
    puis UDF
    Avocat
    Conseiller général de Privas (1961 → 1979)
    Conseiller régional de Rhône-Alpes
    19 avril 1979 18 mars 2001 Amédée Imbert UDF-PR
    puis DL
    Agent général d'assurances
    Député de l'Ardèche (1re circ.) (1993 → 1997)
    Conseiller régional de Rhône-Alpes (1986 → 1993)
    Conseiller général de Privas (1985 → 1998)
    18 mars 2001 19 mars 2006 Michel Valla DL
    puis UMP
    Assureur puis consultant
    Conseiller régional de Rhône-Alpes (2008 → 2010)
    Conseiller général de Saint-Pierreville (1992 → 2004)
    Maire de Saint-Pierreville (1983 → 2001)
    Mandat écourté après la démission de plus d'un tiers des membres
    du conseil municipal[52]
    19 mars 2006 4 avril 2014 Yves Chastan PS Fonctionnaire en disponibilité
    Sénateur de l'Ardèche (2008 → 2014)
    Conseiller général de Privas (1998 → 2009)
    Président de la CA Privas Centre Ardèche (2014)
    Ancien maire de Saint-Priest (1995 → 2001)
    Élu à la suite d'une élection municipale partielle
    4 avril 2014 en cours
    (au 25 mai)
    Michel Valla DVD Consultant
    Réélu pour le mandat 2020-2026[53]
    Fermer

    Autres administrations

    Entrée de la préfecture de Privas.

    La ville de Privas héberge le bâtiment de la préfecture de l'Ardèche, situé rue Pierre Fillat, les sièges départementaux de la DDT et de la DDETSPP[54], ainsi que le bâtiment du tribunal judiciaire, situé, 10 cours du Palais[55].

    Situé dans un bâtiment récent et d'une partie plus ancienne du quartier de la Chaumette à Privas, l'hôtel du département de l'Ardèche, siège du conseil départemental de l'Ardèche et qui accueille les élus de l'assemblée départementale et une partie des 1 700 agents de l'administration départementale[56].

    Le groupement de gendarmerie de l'Ardèche et la délégation militaire départementale sont situés dans les bâtiments de la caserne Rampon, place du Champ-de-Mars[57]. Il existe également un service de police nationale, installé dans de nouveaux locaux situé boulevard de la Chaumette[58], ainsi qu'un bureau de police municipale.

    Créée en 1820, la maison d'arrêt de Privas est l'unique centre de détention de l'Ardèche. Cette prison présente également la particularité d'être située à proximité du centre-ville, place des Récollets, non loin du couvent du même nom. Une exposition, dénommée « 200 ans derrière les barreaux de la maison d'arrêt de Privas », ayant pour thème l’histoire de l'administration pénitentiaire depuis l’Ancien régime avec des documents historiques issus de cet établissement, a été organisée en décembre 2020 à la médiathèque de Privas.

    Un consulat mobile du Maroc s'est installé au sein de la préfecture le , le temps d'une journée, afin de faciliter les démarches administratives des ressortissants marocains de la ville et du département[59].

    Jumelages

    Pancarte à l'hôtel de ville de Wetherby.

    Privas est jumelée avec quatre autres villes européennes :

    Population et société

    Démographie

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[60]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[61].

    En 2023, la commune comptait 8 538 habitants[Note 4], en évolution de +3,29 % par rapport à 2017 (Ardèche : +2,62 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    2 4952 9233 0803 8784 3424 2194 7975 2335 278
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    5 2026 6577 2047 8367 7537 9217 6007 3127 843
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    7 5617 0007 2906 4126 6817 2307 7337 4077 558
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
    8 66310 08010 80810 34510 0809 1708 6818 6248 369
    Davantage d’informations - ...
    2015 2020 2023 - - - - - -
    8 3218 5678 538------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[62] puis Insee à partir de 2006[63].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    La population de la commune est plus jeune que celle du département. En 2022, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 31,3 %, soit un taux supérieur à la moyenne départementale (29,3 %). Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (33,3 %) est identique au taux départemental (33,3 %).

    En 2022, la commune comptait 3 981 hommes pour 4 571 femmes, soit un taux de 53,45 % de femmes, supérieur au taux départemental (51,22 %).

    Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :

    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges de la commune en 2022 en pourcentage[I 6]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,9 
    90 ou +
    2,8 
    8,8 
    75-89 ans
    12 
    19,3 
    60-74 ans
    22,3 
    21,5 
    45-59 ans
    19,3 
    15,8 
    30-44 ans
    14,6 
    16,6 
    15-29 ans
    14,5 
    17,2 
    0-14 ans
    14,5 
    Fermer
    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges du département de l'Ardèche en 2022 en pourcentage[64]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    1 
    90 ou +
    2,5 
    9,3 
    75-89 ans
    11,6 
    20,9 
    60-74 ans
    21,2 
    21,1 
    45-59 ans
    20,3 
    16,9 
    30-44 ans
    16,5 
    14,1 
    15-29 ans
    12,5 
    16,7 
    0-14 ans
    15,3 
    Fermer

    Enseignement

    La commune qui relève de l'académie de Grenoble, héberge plusieurs établissements d'enseignement sur son territoire.

    Enseignement primaire

    On dénombre sept écoles dont quatre écoles publiques sur le territoire de la commune : l'école primaire Roger-Planchon, l'école primaire Clotilde-Habozit, l'école publique maternelle et élémentaire Rosa-Parks, l'école publique élémentaire et maternelle René-Cassin et trois écoles privées, l'école élémentaire Saint-Louis, l'école maternelle Notre-Dame et l'école primaire Saint-Joseph [65].

    Enseignement secondaire

    La commune compte sur son territoire deux collèges : le collège Bernard-de-Ventadour, établissement public, situé dans le quartier de Tauléac. Lors de la rentrée scolaire 2018/2019, celui-ci présente un effectif total de 890 élèves[66] et le collège privé du Sacré-Cœur de Privas.

    La commune héberge plusieurs lycées : le lycée polyvalent Vincent-d'Indy[67], le lycée du Sacré-Cœur Privas[68] et le lycée des métiers Notre-Dame.

    Enseignement supérieur

    La commune dispose de formation de santé avec l’Institut de Formation des Professions de Santé (IFPS) Sainte-Marie de Privas qui propose des formations d'infirmiers, d'aide-soignants, d'ambulanciers ainsi que d’accompagnant éducatif et social (AES)[69].

    Un BTS Tourisme est également proposé au lycée Vincent d'Indy[70].

    Équipements sanitaire et social

    Hôpital Sainte-Marie de Privas.

    La commune héberge sur son territoire deux structures hospitalières.

    Centre hospitalier des Vals d'Ardèche

    En 2006, le centre hospitalier de Privas fusionne avec l'établissement de La Voulte-sur-Rhône donnant ainsi naissance au centre hospitalier des Vals d'Ardèche[71].

    Centre hospitalier Sainte-Marie de Privas

    Il s'agit d'un établissement à vocation psychiatrique de gestion privée, appartenant à l'association Hospitalière Sainte-Marie, ayant mission de service public gérant cinq secteurs de psychiatrie générale, trois services intersectoriels et trois secteurs de psychiatrie infanto-juvénile[72].

    Équipements et activités sportives

    Équipements

    Piscine Tournesol de Privas.

    La commune héberge et gère de nombreux équipements sportifs dont :

    • trois gymnases (Tauléac, Lancelot et Montjulieau) ;
    • deux stades dont le stade de football André-Blacher et le stade municipal du lac, qui comprend un terrain de rugby, plusieurs terrains de football, deux terrains de basketball, les infrastructures du club d'athlétisme et des terrains de tennis intérieurs et extérieurs ;
    • un boulodrome ;
    • une salle omnisports ;
    • le centre aquatique Cap'Azur, ouvert le et situé avenue de la Gare, au départ de la voie douce de la Payre, qui succédé à la piscine Tournesol et à la piscine Gratenas qui sont définitivement fermées[73],[74].

    Manifestations

    Privas a accueilli deux fois le Tour de France sur son territoire. En 1966, elle est ville départ pour la 15e étape (Privas - Bourg-d'Oisans) et ville d'arrivée en 2020 pour la 5e étape (Gap - Privas).

    Entre 2014 et 2022, une compétition de course à pied et de marche athlétique dénommée les 6 jours de France est organisée au stade du lac. Depuis 2022, l'événement se déroule à Vallon-Pont-d'Arc dans l'Ardèche[75].

    Médias

    Presse écrite

    La commune est située dans la zone de distribution de deux organes de la presse écrite :

    • L'Hebdo de l'Ardèche : Il s'agit d'un journal hebdomadaire français basé à Valence et diffusé à Privas depuis 1999. Il couvre l'actualité de tout le département de l'Ardèche.
    • Le Dauphiné libéré : Il s'agit d'un journal quotidien de la presse écrite française régionale distribué dans la plupart des départements de l'ancienne région Rhône-Alpes, notamment l'Ardèche. La commune est située dans la zone d'édition Aubenas / Privas / Vallée du Rhône.

    Presse audio-visuelle

    • Ici Drôme Ardèche est la station de radio publique locale émettant sur le secteur de Privas et sur les territoires des départements de l'Ardèche et de la Drôme.
    • La radio MTI diffuse ses programmes, dans la Drôme, en Ardèche, dans le Vaucluse et dans le Gard.

    Cultes

    Historiquement, Privas est au cœur d'une des régions où se déroulèrent de nombreux combats des guerres de Religion et au XXIe siècle les communautés catholiques et protestantes sont encore vivantes et très présentes.

    Culte catholique

    Intérieur de l'église de Privas.

    La communauté catholique et l'église de Privas (propriété de la commune) dépendent de la paroisse Sainte-Mère-Térésa qui comprend de neuf communes. Cette paroisse est elle-même rattachée au diocèse de Viviers[76].

    Culte protestant

    Le temple protestant de Privas, rattachée à la paroisse de Privas-Flaviac, dépend de l'Église protestante unie de France[77].

    Culte musulman

    La communauté musulmane forme une minorité considérée comme bien intégrée et estimée par l'association musulmane de Privas à 300 familles, soit environ 1 500 personnes. Ils disposent d'un lieu de culte installé en 2008 dans les locaux de l'ancien Foyer de l'enfance (appartenant au département de l'Ardèche), qui remplace des locaux vétustes ou des aides de la part de la paroisse catholique[78].

    Témoins de Jéhovah

    Privas dispose d'une salle du Royaume.

    Économie

    Revenus de la population et fiscalité

    Les Privadois ont un revenu médian annuel d'environ 17 804  et inférieur de 11,13 % au revenu médian français (19 785 ).

    La commune affiche un taux de pauvreté de 18,6 %, plus important que celui de la France (13,9 %).

    49,4 % de foyers fiscaux sont non imposables.

    Les impôts locaux sont en moyenne de 1 363  par foyer fiscal, soit un résultat plus élevé que la moyenne du département (589  par foyer fiscal).

    En moyenne, en ce qui concerne l'impôt sur le revenu, les Privadois sont taxés à hauteur de 959  par foyer fiscal. À l'échelle du département, cet impôt est de 892 [79].

    En 2021, le revenu median par unité de consommation atteint 20 510 

    Histogramme des revenus médians disponibles par unité de consommation - département de l'Ardèche[80],[81]
    5 000
    10 000
    15 000
    20 000
    25 000
    30 000
    Communes de plus de 2 000 habitants du département - Insee 2021 - Fichier localisé social et fiscal - géographie du 01/01/2025
    • Privas: 20 510 
    • Autres communes du département
    • France métropolitaine: 23 080 
    • Ardèche: 21 990 

    Emploi

    Le taux de chômage, en 2013, pour la commune s'élève à 18,2 %[82], un chiffre nettement supérieur à la moyenne nationale (10,2 %)

    Entreprises et secteur d'activités

    Privas ne compte que six entreprises réalisant plus de dix millions d'euros de chiffre d'affaires[83].

    Nombre d'entreprises par secteur d'activité au 31 décembre 2016
    Davantage d’informations Nombre, Taux ...
    Nombre Taux
    ENSEMBLE 590 100
    Industrie 45 7,6 %
    Construction 41 6,9 %
    Commerces, transport, hébergement et restauration 200 33,9 %
    Services aux entreprises 130 22 %
    Service aux particuliers 174 29,5 %
    Fermer

    (Source : Insee, DENT3 Nombre d'entreprises par secteur d'activité au 31 décembre 2016)[84].

    Secteur industriel

    Publicité pour la purée de marrons nature des établissements Clément Faugier de Privas.

    Fondée en 1882, l'entreprise Clément Faugier est à l'origine de la crème de marrons qui a longtemps contribué à la notoriété de l'Ardèche et de Privas.

    CEV, filiale du groupe Schneider Electric, spécialisée dans la réparation et le reconditionnement d’onduleurs électriques et de cartes électroniques possède un site industriel sur le territoire de Privas. Sa fermeture est prévue à l’horizon 2027[85].

    Secteur commercial

    La ville compte de nombreuses entreprises commerciales dans le domaine de la grande distribution, notamment en centre-ville mais aussi en périphérie, le principal centre commercial étant situé sur le territoire de la commune voisine d'Alissas[86].

    Secteur touristique

    La ville héberge un office du tourisme, situé en centre-ville et dénommé Privas Centre-Ardèche géré par la communauté d'agglomération[87]

    Hébergement

    Un terrain de camping est situé sur le territoire de la commune. Celui-ci situé près de l'Ouvèze présente un ensemble de 166 emplacements dont 110 places libres (véhicules et tentes) et 56 équipements de locations (bungalows)[88].

    Privas compte un certain nombre d'hôtels et de résidence d'hébergement.

    Culture et patrimoine

    Patrimoine architectural

    Monuments historiques

    Pont dit « Pont Louis XIII » sur l'Ouvèze en mai 2021.

    Privas compte trois monuments historiques sur son territoire[89].

    Autres monuments

    • La porte aux Diamants (Hôtel du Dauphin).
    • Le monument aux morts communal avec son piédestal surmonté représente par la statue d'un Poilu blessé et tenant entre ses bras le drapeau français[93].
    • Le hameau médiéval de la Tour du Lac.
    • Le beffroi de la mairie, deuxième plus haut beffroi du Sud de la France.

    Édifices religieux

    La ville abrite de nombreux édifices religieux.

    Couvent des Récollets de Privas

    Le couvent des Récollets de Privas est situé place des Récollets, a été construit sous le règne de Louis XIV. En 1790, la chapelle de ce couvent est le siège du tribunal révolutionnaire. Au fil du temps, le couvent sera successivement transformé en lieu de vote, en caserne, en poudrière puis en prison. En 1827, le couvent est aménagé en collège dirigé par les pères basiliens, puis laïcisé en 1872. La chapelle reste en fonction durant cette période, puis ferme en 1966. Depuis 1980, celle-ci dispose d'une importante collection d'art religieux du XIXe siècle[94].

    Calvaire du Montoulon

    Le site du Montoulon, quelquefois retranscrit « Mont-Toulon » ou « Mont Toulon » abrite notamment la chapelle Notre-Dame-des-Douleurs, située sur le sentier qui mène au sommet de la colline est la propriété de la congrégation Sainte-Marie de l'Assomption[95], ainsi que le calvaire du Montoulon, également propriété de cette congrégation, domine la ville avec ses trois croix monumentales[96]. La Pietà monumentale, sculpture de Carlo Sarrabezolles (1955).

    Les deux églises saint Thomas
    • l'ancienne église Saint-Thomas :
    cette ancienne église date du XVIIe siècle. Désaffectée lors de la construction de l'actuelle église paroissiale à la fin du XIXe siècle. Depuis sa désaffectation, elle a servi de théâtre (« Odéon »), de cinéma, puis de médiathèque municipale, fonction qu'elle remplit encore en 2020[97].
    construite en 1884 dans le style néo-roman, elle remplace l'ancienne église paroissiale de Privas[98].
    Chapelle de l'hôpital psychiatrique Sainte-Marie de Privas

    Cette chapelle, située dans l'hôpital psychiatrique, cours du Temple, date du XIXe siècle qui sera conservée après les travaux de rénovation des bâtiments hospitaliers prévus en 2019[99].

    Autres bâtiments religieux

    Patrimoine naturel

    Bien que non située dans le périmètre du parc, la ville de Privas est une des villes-portes du parc naturel régional des Monts d'Ardèche.

    La forêt communale de Privas s'étend sur une surface d'environ 32 hectares.

    Patrimoine et tradition orales

    Zone du vivaro-alpin (Pierre Bec).

    Linguistiquement et historiquement, le territoire de Privas est situé dans la zone linguistique du Vivaro-alpin, variété du nord-occitan qui est utilisé dans la majeure partie de l'Ardèche, dans les Alpes du Sud en France et dans les vallées orientales du Piémont, en Italie.

    Manifestation culturelle

    • Le Festival national d'archéologie
    organisée entre 2006 et 2009, le Festival national d'archéologie de Privas (FNAP) est une manifestation nationale, organisée par l'association CARTA (Carte Archéologique et Recherche en Terre d'Ardèche) en partenariat avec l'Inrap et la ville de Privas. Celle-ci se présente comme un espace de rencontre entre professionnels et amateurs autour d'un thème archéologique, mais également un lieu de promotion de l'archéologie auprès du grand public.
    En 2009, cette manifestation s'est déroulée du 19 au 26 avril avec comme thème « L’art des mets, l’archéologie dresse le couvert »[100].

    Patrimoine culinaire

    Picodon.

    Privas est situé au cœur du Vivarais (aujourd'hui, l'Ardèche), région très renommée pour ses spécialités culinaires dont de nombreuses spécialités de charcuterie (jambon, saucisson, saucisse d'herbe), la bombine, la crique ainsi que différentes types de fromages sans oublier les desserts et la confiserie tels que le pain-coing et surtout les préparations à base de châtaigne, appellation d'origine contrôlée depuis 2006 qui au-delà de la distribution et la consommation de ce fruit, a permis la production de confiserie et de crèmes.

    Marrons glacés et crème de marron

    En France, la première fabrique de marrons glacés a été installée à Privas par l'entrepreneur Clément Faugier, en 1882, afin d'utiliser une matière première importante en Ardèche, présenté comme un département grand producteur de châtaignes. Cette année-là, Clément Faugier met au point une méthode de production industrielle et trois ans plus tard, celui-ci décide de récupérer les brisures de marrons glacés afin de créer la crème de marrons de l'Ardèche[101].

    Fromages

    Le picodon est un fromage souvent présenté comme un emblème « culinaire de l'Ardèche ». Le , sur le marché des Castagnades de Privas, les lauréats ardéchois au concours de fromage de France ont été récompensés et un éleveur caprin résident à Gourdon (commune riveraine de Privas), a reçu la médaille d’or pour son picodon[102].

    Personnalités liées à la commune

    Pierre Vigne, fondateur des Sœurs du Saint Sacrement de Valence.
    Publicité pour les produits aux marrons des établissements Clément Faugier de Privas.
    • Clément Faugier (1861-1941) industriel et homme politique français, maire de Privas entre 1924 et 1935 et créateur d'une marque de fabrication industrielle de produits à base de châtaignes ;
    • Paul Mazon (1874-1955), helléniste (né à Privas, fils d'Albin Mazon) ;
    • Élie Reynier (1875-1953), historien et archiviste ;
    • Marcel-François Astier (1885-1947), homme politique ;
    • Georges Charensol (1899-1995), journaliste français, critique d'art, littéraire et de cinéma ;
    • Henri Aubert (1905-1974), né à Privas, angliciste, traducteur ;
    • Pierre-Marie Chaix (1908-2005), homme politique ;
    • Francis Vian (1917-2008), helléniste (né à Privas) ;
    • Pierre Broué (1926-2005), historien ;
    • Amédée Imbert (1926-2014), homme politique ;
    • Jacques Dupin (1927-2012), écrivain et poète ;
    • Alain Planet (né en 1948), évêque de Carcassonne et Narbonne ;
    • Patrick Tort (né en 1952), éminent spécialiste français de Darwin ;
    • Hervé Saulignac (né en 1970, député de la 1re circonscription de l'Ardèche depuis 2017 ;
    • Cyril Théréau (né en 1983), footballeur (né à Privas) ;
    • Anne-Marie Desplat-Duc, écrivaine (née à Privas).

    Privas dans les arts

    Dans la littérature

    • La dame de Privas par Anne-Marie Desplat-Duc, éditions La Mirandole 1990 (ISBN 9782904368035).
    • Les Folies de Tess par IllegalPoetry, publié sur Wattpad, début de publication le 2 Février 2019 et fin de publication le 16 Juin 2020.

    Au cinéma et à la télévision

    Films
    Dans ce film, le juge Rousseau[Note 5] qui doit enquêter sur l'affaire concernant Joseph Bouvier[Note 6] est installé au tribunal de Privas. Ce film permet de découvrir de nombreux paysage de la région de Privas et d'Aubenas[103].
    Certaines séquences ont été tournées sur le marché de Privas[104].
    Téléfilms
    Dans ce téléfilm, certaines vues permettent de découvrir la façade et l'entrée de la Maison d'arrêt de Privas[105].

    Héraldique

    Davantage d’informations Blason, Détails ...
    Blason de Privas Blason
    D'argent au chêne terrassé de sinople, englanté d'or, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.
    Devise / Cri
    Celle que la violence a détruite, sa propre énergie l'a ressuscitée.
    Détails
    Le statut officiel du blason reste à déterminer.
    Fermer

    Notes et références

    Voir aussi

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