Il combat pendant la Seconde Guerre mondiale et perd un œil[2]. Rendu à la vie civile, son premier emploi est dans une petite entreprise familiale de textile[2].
Adoptant l'idée que le domaine du jouet présente plus d'avenir, et constatant le nombre d'enfants au Japon, Naoharu Yamashina part à Tokyo tenter sa chance[2]. Il s'installe dans le quartier de Taito, où est encore actuellement le siège de l'entreprise[2], et y fonde en 1950 la société de jouets Bandaiya, qui devient Bandai[1]. Il fait partie de la génération d'entrepreneurs qui, partis de rien, prennent des risques et apportent leur vision d'entreprise dans le Japon de l'après-guerre, et arrivent à bâtir un empire commercial[2].
Sa société se développe rapidement, se modernise et se diversifie. Il amène son entreprise à devenir le plus grand fabricant de jouets au Japon[2],[3], et un des leaders mondiaux du domaine[3]. Sa stratégie repose notamment sur les licences des personnages de télévision[3].
Son entreprise devient particulièrement notoire pour la création et la production des animaux virtuels Tamagotchis, et pour le jeu vidéo Mighty Morphin Power Rangers[3].
Naoharu Yamashina est aussi le président de la Japan Toy Association (Association japonaise du Jouet)[1].
Il préside lui-même Bandai jusqu'en 1980, puis en est le président du conseil d'administration de 1980 à 1987[4]. Il siège ensuite au conseil consultatif de 1987 à sa mort[4].
Naoharu Yamashina fonde en 1987 la Japan Toy Library Foundation pour les handicapés physiques, y consacrant 3,3 millions de dollars de sa fortune personnelle[4].
Il est hospitalisé en pour une maladie non révélée[3], et meurt le d'une insuffisance respiratoire[3]. Il laisse une fortune estimée à 2,65 milliards de yens[1]. Son fils Makoto lui succède depuis 1980[3] à la présidence de Bandai[1].