Napées
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Dans la mythologie grecque, les napées ou napaiai sont les nymphes des vallées boisées, des vallons et des grottes.

Étymologie
"Napées" est une francisation de napaiai, en grec ancien : ναπαῖαι / napaîai, lui-même dérivant du grec ancien : νάπη / nápē qui signifie « vallon boisé ».
Mythologie
Dans les Géorgiques de Virgile, Aristée va se lamenter auprès de sa mère, la déesse Cyrène, après la mort de ses abeilles. Sous les conseils de celle-ci, il va demander la cause de leur mort auprès de Protée qui lui apprend que les abeilles ont été tuées par les nymphes en représailles, après qu'il eut causé la mort de leur compagne, la dryade Eurydice. Cyrène le console alors et le conseille sur comment apaiser la colère des nappées :
« Mais Cyrène n’abandonna point son fils en ce moment d’alarmes. « À présent, lui dit-elle, tu peux chasser de ton cœur les tristes soucis ; la cause de ton malheur t’est connue : les nymphes, compagnes d’Eurydice, avec lesquelles elle formait des chœurs dans les grands bois, se sont vengées sur tes abeilles en les faisant périr misérablement. Va donc en suppliant leur offrir des présents, et fléchir leur courroux ; les Napées sont faciles à qui les vénère : elles se rendront à tes vœux et reviendront de leur colère. Mais d’abord je veux te dire de quelle manière tu dois les implorer. Dans tes troupeaux, qui paissent maintenant sur les verts sommets du Lycée, choisis quatre beaux taureaux et autant de génisses superbes, dont les têtes n’ont pas encore été courbées sous le joug[1]. »
A la période moderne
Les nappées apparaissent encore dans les textes à la période moderne, ainsi :
« Je n'étais pas encore assez esprit fort pour ne pas espérer parfois de surprendre les napées et les dryades dans les bois et dans les prairies. »
— George Sand, Histoire de ma vie, t. 1, édition de La Pléiade, (1re éd. 1855), 1664 p., p. 618
Sources
- Stace, Thébaïde [détail des éditions] [lire en ligne] (IV, 259 ; IX,385).
- Virgile, Géorgiques [détail des éditions] [lire en ligne] (IV, 535).
- Virgile, Les Géorgiques, Livre IV, Traduction Charles Nisard dans Lucrèce, Virgile, Valérius Flaccus - Œuvres complètes, Firmin-Didot Frères, 1868 (p. 216-228). En ligne