Narcisse Brunette
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Narcisse Brunette est un architecte français né à Breuvery-sur-Coole (Marne) le , mort à Reims, 2, place Royale, le .
Narcisse Brunette est né le à Breuvery-sur-Coole (Marne). Il effectue de courtes études communales[1]. Après avoir suivi des cours à l'école de dessin de Châlons auprès de Jean-Baptiste Liénard, Narcisse Brunette travaille au service du cadastre à Châlons, puis auprès du lithographe Louis Barbat. Il commence sa carrière dans le bâtiment sur le chantier de l'église d’Épernay auprès de l'architecte Bienvenu puis vient à Reims travailler auprès de l'architecte Pierre-Louis Gosset. Il continue ensuite auprès d'Auguste Caristie comme inspecteur des travaux du palais de justice de Reims.
En 1838, il est nommé architecte de la ville au poste de directeur des travaux publics et, dirige à ce titre à la fois la voirie, le service des eaux et le service d'architecture. Il prendra sa retraite en . Il travaillera également pour les hospices de Reims et pour le diocèse jusque 1882. Il fut membre fondateur de l'Académie nationale de Reims, de la Société des bibliophiles et de la Société des architectes de la Marne.
Parmi ses principaux ouvrages à Reims, il faut citer la restauration de la basilique Saint-Remi, des églises Saint-Jacques et Saint-Maurice, la restauration et l'agrandissement de l'hôpital général, de l'Hôtel de Ville ; la construction d'un marché couvert, des abattoirs, de bains et lavoirs publics, le temple de Reims, de plusieurs écoles communales, de la maison Municipale de Retraite de Reims, de l'église Saint-André, de l'église Saint-Thomas, de la chapelle Saint-Marcoul, de la caserne d'infanterie, de la caserne de gendarmerie, de cinq portes de la ville à Reims, du bureau de mesurage et de conditionnement des laines, de plusieurs églises dans le département de la Marne, du séminaire. Œuvrait aux rues de Reims : système de tout-à-l'égout, pavage des rues et il établit également un projet de restauration de l'arc de triomphe romain à Reims qui fut exposé en 1835 ; en 1847, il publia le dessin du tombeau de Saint Remi et, en 1846, le plan de la ville gallo-romaine.
Il rédigea et publia à de nombreuses reprises des réflexions sur son travail et sur les découvertes archéologiques faites lors des travaux d'urbanisme et de construction dans toute la ville de Reims.
L'architecte rémois, Édouard Deperthes, notamment à l'initiative de l'hôtel de ville de Paris, fut son élève.
Avec son fils, Ernest Brunette, il construisit de 1863 à 1880 la façade de l’hôtel de ville donnant sur la rue de la Grosse-Écritoire.
Il épousa à Reims, en 1846, Joséphine Philippine Rosalie Ponsin (1820-1901) et repose dans le canton 7 du cimetière du Nord à Reims.
Hommages
- Le , il est nommé chevalier de la Légion d’honneur[2], en 1864 décoré de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand et le officier d'Académie.
- Une rue Narcisse-Brunette existe à Reims et une dans son village natal.
