Elle est ministre de la Transparence institutionnelle et de la lutte contre la corruption du pays de 2006 à 2015, pendant le premier et le deuxième gouvernements du président Evo Morales. Durant son mandat, l’État bolivien récupère environ 800 millions de bolivianos (115 millions de dollars).
Nardi Elizabeth Suxo Iturry naît selon les sources soit à La Paz le [1], soit à Pomata au Pérou le [2]. Elle est la fille de Humberto Suxo et de Yolanda Angélica Iturry Gutiérrez[1].
Ministre de la Transparence institutionnelle et de la Lutte contre la corruption
Après l'élection d'Evo Morales comme président de la Bolivie, Nardi Suxo devient l'un des premiers ministres du gouvernement du régime du Mouvement pour le socialisme (Movimiento al Socialismo, MAS). Le , Evo Morales la nomme ministre du nouveau ministère de la Transparence institutionnelle et de la Lutte contre la corruption. Elle occupe ces fonctions ministérielles pendant neuf ans, jusqu'en 2015, devenant ainsi l'un des ministres les plus anciens du gouvernement, avec Luis Alberto Arce Catacora, David Choquehuanca et Roberto Iván Aguilar Gómez[5].
Pendant son mandat ministériel, environ 800 millions de bolivianos (115 millions de dollars américains) sont récupérés par le gouvernement, et plus de cent fonctionnaires sont condamnés pour des faits de corruption[6].
Des campagnes de sensibilisation sont menées auprès de la population bolivienne, avec une «caravane de la transparence» parcourant diverses villes et villages[4],[7].
Nardi Suxo quitte son poste de ministre de la Transparence et de la Lutte contre la corruption le ; elle est remplacée par Lenny Valdivia[8].
Carrière diplomatique
Le , Nardi Suxo présente au Sénat un projet visant à devenir la représentante du pays auprès des Nations unies et d'autres organisations internationales à Genève[9]. Elle présente officiellement ses lettres de créance comme représentante permanente le [10].
En 2018, elle est nommée juge à la Cour interaméricaine des droits de l’homme. Mais cette nomination échoue avec les fortes objections de la part de groupes de citoyens militants et de partis d'opposition, alléguant qu'elle avait évité d'agir dans certaines affaires de corruption impliquant des fonctionnaires haut placés au sein du gouvernement[11].
↑(es) «La Estrella del Oriente denuncia que la ministra Nardi Suxo nació en Perú» [«La Estrella del Oriente Denounces That Minister Nardi Suxo was Born in Peru»], Opinión, La Paz, (lire en ligne, consulté le ).
↑(es) ABI, «Suxo presenta plan para hacerse cargo de la representación de Bolivia ante la ONU en Ginebra», La Razón, (lire en ligne[archive du ], consulté le ).